Contrôle bientôt et le chapitre pas encore vu ? Commence par les mots eux-mêmes : la liste des figures est donnée dans la consigne, tu n'as qu'à reconnaître celle qui se cache dans chaque phrase et à dire ce qui te l'a fait repérer. Rien à rédiger ici.
1Identifier la figure de style/ 5 pts
Pour chaque phrase, identifie la figure de style parmi : comparaison, métaphore, personnification, antithèse, hyperbole. Justifie brièvement ta réponse.
- a) « La mer rugissait et frappait les rochers de ses poings. »
- b) « Il est beau comme un dieu. »
- c) « Je mourais de honte. »
- d) « C'est le roi du mensonge. »
- e) « La guerre sème la mort ; la paix nourrit la vie. »
Corrigé
a) « rugissait » et « frappait de ses poings » : actions humaines prêtées à la mer (chose inanimée). Personnification
b) Outil de comparaison « comme » présent. Comparé : il. Comparant : un dieu. Comparaison
c) On ne meurt pas réellement de honte : exagération volontaire de l'intensité du sentiment. Hyperbole
d) Pas d'outil de comparaison : la personne est directement assimilée à « le roi du mensonge ». Métaphore
e) Termes opposés mis en parallèle : guerre/paix, mort/vie, sème/nourrit. Antithèse
Ça te revient ? Même geste qu'au palier précédent — nommer la figure — mais on ajoute une marche : dire, en une phrase, l'effet qu'elle produit sur le lecteur.
1Nommer et analyser l'effet/ 6 pts
Pour chaque extrait : (1) nomme la figure de style, (2) explique en une phrase l'effet produit sur le lecteur.
- a) « Ma jeunesse ne fut qu'un ténébreux orage. » (Baudelaire, Les Fleurs du Mal)
- b) « Il avait attendu dix mille ans ce moment. »
- c) « Le soleil riait sur les toits. »
Corrigé
a) Métaphore : « ma jeunesse » (comparé) assimilée à « un ténébreux orage » (comparant), sans outil grammatical. Effet : la métaphore rend la jeunesse du poète sombre et violente, comme une tempête intérieure ; elle traduit la souffrance et le chaos de cet âge.
b) Hyperbole : « dix mille ans » est une exagération manifeste de la durée réelle de l'attente. Effet : l'hyperbole intensifie le sentiment d'impatience du personnage, rendant son attente presque insupportable pour le lecteur.
c) Personnification : « riait » est une action humaine attribuée au soleil (astre inanimé). Effet : la personnification anime la nature et crée une atmosphère joyeuse, comme si le décor lui-même partageait la gaieté des personnages.
On inverse le sens de l'exercice : ce n'est plus la phrase qui t'est donnée, c'est la figure. À toi de fabriquer l'exemple, sur un thème imposé. C'est là qu'on voit si la notion est comprise ou seulement apprise.
1Rédiger avec la figure imposée/ 6 pts
Rédige une phrase originale illustrant chacune des figures suivantes. La figure doit être clairement identifiable.
- a) Une comparaison sur le thème de la peur.
- b) Une hyperbole sur le thème de la fatigue.
- c) Une antithèse sur le thème du bonheur et du malheur.
Corrigé
a) Critères attendus : outil de comparaison visible (comme, tel…) et thème de la peur clairement exprimé. Ex. : « Son cœur battait aussi vite qu'un tambour affolé à l'approche du danger. »
b) Critères attendus : exagération nette et volontaire portant sur la fatigue. Ex. : « J'avais marché cent mille kilomètres et mes jambes ne m'appartenaient plus. »
c) Critères attendus : deux termes opposés (bonheur/malheur ou synonymes) mis en parallèle dans la même phrase. Ex. : « Le bonheur naît du malheur ; la lumière jaillit toujours des ténèbres. »
Format contrôle : un extrait à lire, plusieurs relevés à mener dans l'ordre, puis quelques lignes rédigées qui relient les figures entre elles. On s'entraîne exactement comme le jour de l'épreuve.
1Analyse d'un extrait (format brevet)/ 8 pts
Lis l'extrait suivant, puis réponds aux questions.
« La ville était un monstre de béton et d'acier. Ses rues avalaient les passants comme des fleuves en crue. La nuit tombait, froide et hostile, sur ce peuple épuisé qui n'avait plus la force de résister. »
- a) Relève et nomme la figure de style dans : « La ville était un monstre de béton et d'acier. »
- b) Relève et nomme la (ou les) figure(s) dans : « Ses rues avalaient les passants comme des fleuves en crue. »
- c) Relève et nomme la figure de style dans : « La nuit tombait, froide et hostile… »
- d) En t'appuyant sur deux figures relevées, montre en quelques lignes que la ville est présentée comme un être vivant et menaçant.
Corrigé
a) « La ville était un monstre » : pas d'outil de comparaison ; la ville est directement assimilée à un monstre. Métaphore : la ville est assimilée à un monstre sans outil grammatical de comparaison.
b) « comme des fleuves en crue » → outil « comme » → comparaison. « avalaient » → action de dévorer prêtée aux rues → personnification. Deux figures : une comparaison (les rues comparées à des fleuves en crue via « comme ») et une personnification (les rues « avalaient », verbe d'action vivante prêté à un lieu inanimé).
c) « hostile » qualifie la nuit d'un caractère d'intention humaine : une nuit ne peut pas être hostile par volonté propre. Personnification : la nuit est présentée comme un être doté d'intentions hostiles envers les hommes.
d) Réponse développée attendue : citer deux figures et montrer leur rôle commun (ville menaçante et vivante). La métaphore (« un monstre ») et la personnification (« avalaient », nuit « hostile ») font de la ville un prédateur vivant qui engloutit ses habitants, créant une atmosphère oppressante d'où il est impossible de s'échapper.
Cette fiche s'arrête au format de l'épreuve : elle ne contient pas d'exercice de commentaire rédigé complet. L'entraînement le plus exigeant dont tu disposes est celui du palier précédent — reprends-le en soignant particulièrement sa dernière question, celle qui demande une réponse développée.