Pas de panique ! Tu as un contrôle bientôt et tu n’as jamais vu cette notion ? On va reprendre les bases à toute vitesse. Souviens-toi : en 4e, tu as déjà vu les subordonnées complétives et circonstancielles. Ces notions vont nous servir. L’objectif aujourd’hui : reconnaître une phrase complexe et identifier comment les propositions sont reliées. C’est parti !
Une subordonnée complétive est introduite par la conjonction que et complète souvent un verbe (COD). Exemple : Je pense que tu as raison.
Une subordonnée circonstancielle est introduite par une conjonction de subordination comme parce que, quand, si, lorsque, etc. Elle exprime une circonstance (temps, cause, condition…). Exemple : Il est parti parce qu’il était fatigué.
Une proposition = un groupe de mots organisé autour d’un verbe conjugué. Pour compter les propositions, on compte les verbes conjugués.
Une phrase simple contient une proposition. Une phrase complexe contient au moins deux propositions.
Exemples : Le chat dort. → 1 verbe, phrase simple. Le chat dort et le chien joue. → 2 verbes, phrase complexe.
On peut relier les propositions par :
Juxtaposition et coordination : propositions de même rang syntaxique. Subordination : hiérarchie entre proposition principale et proposition subordonnée.
Exercice 1 : Simple ou complexe ?
Complète le tableau en indiquant le nombre de verbes conjugués et si la phrase est simple ou complexe.
a) Les oiseaux chantent. → verbe(s) → phrase .
b) Je mange et je bois. → verbes → phrase .
c) Il pleut, je prends mon parapluie. → verbes → phrase .
a) 1 verbe, phrase simple. (verbe : chantent)
b) 2 verbes, phrase complexe. (verbes : mange, bois)
c) 2 verbes, phrase complexe. (verbes : pleut, prends)
Exercice 2 : Quel type de liaison ?
Souligne le mot de liaison quand il existe, puis complète en indiquant le type (juxtaposition, coordination, subordination).
a) Il fait beau ; je sors. → liaison : , type : .
b) Je sors car il fait beau. → liaison : , type : .
c) Le livre que je lis est passionnant. → liaison : , type : .
a) liaison : ; (point-virgule), type : juxtaposition. Un signe de ponctuation relie les deux propositions sans mot de liaison.
b) liaison : car, type : coordination. Car est une conjonction de coordination.
c) liaison : que, type : subordination. Que est un pronom relatif, il introduit une subordonnée relative.
Exercice 3 : À toi de créer une subordonnée.
Complète la phrase suivante pour en faire une phrase complexe par subordination.
Je sais .
Astuce : utilise « que » pour introduire une complétive.
Exemple de réponse correcte : Je sais que tu viens. (ou Je sais que tu as raison, etc.)
On obtient une phrase complexe avec deux verbes (sais et viens) et une subordonnée conjonctive complétive (COD de sais) introduite par que.
Ah oui, ça te revient ! On va remettre tout ça au clair avec la méthode complète. Tu vas voir, c’est comme un puzzle : on repère les verbes, on cherche le lien, on identifie la nature des propositions. Prêt à enfiler ta cape de détective grammatical ?
Exercice 1 : Type de liaison
Pour chaque phrase, repère le mot de liaison (ou le signe) et indique le type de liaison.
a) La nuit tombe ; la ville s’endort. → liaison : , type : .
b) Il travaillait mais il était distrait. → liaison : , type : .
c) Elle se demande s’il viendra. → liaison : , type : .
d) L’homme qui regardait était immobile. → liaison : , type : .
a) liaison : ; (point-virgule) ; type : juxtaposition. Pas de mot de liaison.
b) liaison : mais ; type : coordination. Conjonction de coordination.
c) liaison : s’ (si) ; type : subordination. Si introduit une interrogative indirecte.
d) liaison : qui ; type : subordination. Pronom relatif.
Exercice 2 : Nature de la subordonnée
Pour les phrases en subordination (c et d de l’exercice 1, et e ci-dessous), précise la nature de la subordonnée : relative, complétive, circonstancielle ou interrogative indirecte.
c) Elle se demande s’il viendra. → subordonnée .
d) L’homme qui regardait était immobile. → subordonnée .
e) Je crois que tu as raison. → subordonnée .
f) Il est parti parce qu’il pleuvait. → subordonnée .
c) Subordonnée interrogative indirecte. (introduite par si, question indirecte)
d) Subordonnée relative. (introduite par qui, complète le nom homme)
e) Subordonnée conjonctive complétive. (introduite par que, COD de crois)
f) Subordonnée conjonctive circonstancielle de cause. (introduite par parce qu’, exprime la cause)
Exercice 3 : Transformation guidée
Relie les deux phrases simples en une seule phrase complexe en utilisant le mot ou signe proposé. Écris ta phrase dans le cadre ci-dessous.
a) La tempête approchait. Les marins rentraient au port. (avec deux-points) →
b) Il était fatigué. Il continua à marcher. (avec « pourtant ») →
c) Elle avait un chien. Ce chien avait sauvé un enfant. (avec un pronom relatif) →
a) La tempête approchait : les marins rentraient au port. (juxtaposition)
b) Il était fatigué, pourtant il continua à marcher. (coordination avec adverbe de liaison)
c) Elle avait un chien qui avait sauvé un enfant. (subordination relative, pronom qui)
On se muscle le cerveau avec des petits exercices tout simples. Tu vas enchaîner cinq phrases et pour chacune, dire tout de suite si c’est juxtaposition, coordination ou subordination. On répète, on répète, et ça rentre !
Exercice 1 : Je chante, tu danses. → Type :
Exercice 2 : Il pleut donc je prends mon parapluie. → Type :
Exercice 3 : Le film que j’ai vu était ennuyeux. → Type :
Exercice 4 : Elle mange ; il boit. → Type :
Exercice 5 : Tu viens car je t’appelle. → Type :
Tu as maintenant les bases. On passe aux exercices type contrôle : simples/complexes, nature des subordonnées, transformations. Un conseil : lis bien les consignes et utilise la méthode. C’est le moment de montrer ce que tu sais !
Exercice 1 : Simple ou complexe ? (3 points)
Pour chaque phrase, indique si elle est simple ou complexe. Si elle est complexe, précise le nombre de propositions.
a) Les enfants jouent dans le jardin.
b) Le soleil se coucha et la nuit tomba sur la ville.
c) Je savais qu’elle reviendrait un jour.
d) Il lisait ; elle écrivait ; le chat dormait.
a) Phrase simple. (1 verbe : jouent)
b) Phrase complexe : 2 propositions. (verbes : se coucha, tomba)
c) Phrase complexe : 2 propositions. (verbes : savais, reviendrait)
d) Phrase complexe : 3 propositions. (verbes : lisait, écrivait, dormait)
Exercice 2 : Type de liaison (4 points)
Indique si les propositions sont reliées par juxtaposition, coordination ou subordination.
a) Il fait froid, ferme la fenêtre.
b) Elle travaillait beaucoup, car elle voulait réussir son examen.
c) Je pense, donc je suis.
d) Le chien aboyait : un inconnu approchait.
e) L’homme qui nous regardait était immobile.
f) Il ne sait pas si elle viendra demain.
a) Juxtaposition. (virgule)
b) Coordination. (conjonction car)
c) Coordination. (conjonction donc)
d) Juxtaposition. (deux-points)
e) Subordination. (pronom relatif qui)
f) Subordination. (si interrogatif indirect)
Exercice 3 : Nature des subordonnées (4 points)
Dans les phrases suivantes, identifie la proposition subordonnée et donne sa nature : relative, conjonctive complétive, conjonctive circonstancielle ou interrogative indirecte.
a) Le livre dont tu m’as parlé est épuisé.
b) Il espère que les résultats seront bons.
c) Elle se demande comment il a trouvé cette solution.
d) Nous partirons lorsque la pluie s’arrêtera.
a) Subordonnée : dont tu m’as parlé, nature : relative (pronom relatif dont, complète le nom livre).
b) Subordonnée : que les résultats seront bons, nature : conjonctive complétive (COD de espère).
c) Subordonnée : comment il a trouvé cette solution, nature : interrogative indirecte (interrogatif comment).
d) Subordonnée : lorsque la pluie s’arrêtera, nature : conjonctive circonstancielle de temps (conjonction lorsque).
Exercice 4 : Transformation (4 points)
Relie les deux phrases simples en une seule phrase complexe en utilisant le procédé indiqué entre crochets.
a) La tempête approchait. Les marins rentraient au port. [juxtaposition avec deux-points]
b) Il était fatigué. Il continua à marcher. [coordination avec « pourtant »]
c) Elle avait un chien. Ce chien avait sauvé un enfant. [subordination par une relative]
a) La tempête approchait : les marins rentraient au port.
b) Il était fatigué, pourtant il continua à marcher.
c) Elle avait un chien qui avait sauvé un enfant. (ou ...chien qui a sauvé un enfant)
Exercice 5 : Analyse complète (5 points)
Analyse la phrase complexe suivante : « Quand le soleil se leva, les oiseaux chantèrent, et les fleurs s’ouvrirent. »
a) Combien de propositions ? Justifie en relevant les verbes.
b) Quels sont les types de liaison utilisés ?
c) Quelle est la nature de la première proposition ?
a) 3 propositions. Verbes : se leva, chantèrent, s’ouvrirent.
b) Deux types de liaison : subordination (la première proposition est introduite par quand) et coordination (et relie la 2e et la 3e).
c) Quand le soleil se leva est une subordonnée conjonctive circonstancielle de temps, complément circonstanciel de temps de la principale les oiseaux chantèrent.
Tu veux voir ce qui t’attend au lycée ? On va s’amuser avec des phrases plus denses, des subordonnées à tiroirs et des effets de style. L’objectif : maîtriser la complexité pour mieux écrire et analyser. Prêt pour le niveau supérieur ?
Exercice 1 : Décortique-moi ça
Analyse la phrase suivante, qui contient plusieurs degrés de subordination.
« Je sais que tu crois que j'ai tort, mais j'espère que tu changeras d'avis. »
a) Combien de propositions ?
b) Repère la proposition principale et les subordonnées, en indiquant pour chaque subordonnée sa nature et sa fonction.
c) Quel type de liaison unit « Je sais ... » et « j'espère ... » ?
a) 5 propositions : je sais, que tu crois, que j'ai tort, j'espère, que tu changeras d'avis.
b) - Proposition principale 1 : Je sais. Subordonnée conjonctive complétive COD de « sais » : que tu crois. Cette subordonnée contient elle-même une subordonnée conjonctive complétive COD de « crois » : que j'ai tort. - Proposition principale 2 : j'espère. Subordonnée conjonctive complétive COD de « espère » : que tu changeras d'avis.
c) Coordination par la conjonction mais.
Exercice 2 : Joue avec les liaisons
Voici un petit paragraphe rédigé en phrases simples. Réécris-le en utilisant au moins une juxtaposition, une coordination et une subordination. Varie les mots de liaison pour donner du rythme à ton texte.
« Le vent soufflait. La mer était agitée. Les bateaux restaient au port. Les marins attendaient. La tempête allait se calmer. »
Indice : tu peux, par exemple, transformer la première phrase en subordonnée circonstancielle de temps, utiliser une coordination pour lier deux actions, et une juxtaposition pour créer un effet de surprise.
Proposition de correction possible : « Pendant que le vent soufflait, la mer était agitée ; les bateaux restaient au port, mais les marins attendaient que la tempête se calme. » (ou « Comme le vent soufflait, la mer était agitée ; les bateaux restaient au port, pourtant les marins attendaient : la tempête allait se calmer. »). Accepter toute production cohérente où l'on repère les trois procédés.