Palier 0 — J'ai pas vu ça mais j'ai contrôle

Le chapitre tient d'abord sur trois mots : génétique, spécifique, écosystémique. Ici, deux cas d'école où l'échelle se lit directement dans l'énoncé — de quoi vérifier que les définitions sont en place.

1Identifier les niveaux de biodiversité
Pour chacune des situations suivantes, indiquer à quelle échelle de la biodiversité elle correspond (génétique, spécifique ou écosystémique) et justifier brièvement.
  1. Dans une population de renards roux, certains individus ont un pelage nettement plus clair que d'autres.
  2. Un inventaire en forêt de Sologne recense 18 espèces d'arbres, 42 espèces d'insectes et 12 espèces de champignons.
Corrigé
1Identifier les niveaux de biodiversité
a) Variation de pelage au sein d'une même espèce ⇒ allèles différents entre individus. Diversité génétique.
b) Recensement de nombreuses espèces distinctes dans un milieu donné. Diversité spécifique.
Palier 1 — Ça me dit un truc en fait

Mêmes définitions, cas moins évidents : une échelle géographique très large d'un côté, deux variétés d'une même espèce de l'autre. La règle ne change pas, il faut juste l'appliquer proprement.

1Identifier les niveaux de biodiversité
Pour chacune des situations suivantes, indiquer à quelle échelle de la biodiversité elle correspond (génétique, spécifique ou écosystémique) et justifier brièvement.
  1. La France possède à la fois des littoraux méditerranéens, des marais bretons et des tourbières alpines.
  2. Deux variétés de tomates réagissent différemment à l'attaque d'un même champignon pathogène.
Corrigé
1Identifier les niveaux de biodiversité
c) Variété de milieux de vie distincts à grande échelle (littoral, marais, tourbière). Diversité des écosystèmes.
d) Réponses différentes de deux variétés d'une même espèce ⇒ allèles de résistance distincts. Diversité génétique.
Palier 2 — On s'échauffe

On passe aux chiffres, dans un contexte que tu n'as pas travaillé en classe : un taux d'extinction à comparer à un taux de référence. Le calcul est court ; c'est l'interprétation qui compte.

3Quantifier l'érosion de la biodiversité/ 3 pts
Le taux d'extinction naturel (bruit de fond) est estimé à 0,1 espèce disparue pour 10 000 espèces par siècle. Des études récentes évaluent le taux actuel à environ 100 espèces disparues pour 10 000 espèces par siècle.
  1. Calculer le rapport entre le taux d'extinction actuel et le taux naturel.
  2. Que révèle ce résultat ? À quel type d'événement géologique peut-on comparer la situation actuelle ?
Corrigé
3Quantifier l'érosion de la biodiversité
a) \(\dfrac{100}{0{,}1} =\) \(1\,000\)
b) Le taux actuel est 1 000 fois supérieur au bruit de fond naturel. Cela caractérise une sixième crise d'extinction de masse, d'origine anthropique, au rythme bien plus rapide que les extinctions géologiques passées (ex. fin du Crétacé).
Palier 3 — On sécurise le contrôle

Exercice type contrôle : un relevé de terrain, un calcul, une conclusion à formuler, puis une extension aux autres échelles. Trois étapes qui s'enchaînent — c'est là que se gagnent les points.

2Comparer la richesse spécifique/ 5 pts
On réalise un inventaire floristique dans deux parcelles voisines.
Parcelle A (prairie naturelle) : pissenlit, trèfle blanc, renoncule, marguerite, plantain lancéolé, ray-grass, fléole des prés.
Parcelle B (champ de blé intensif) : blé tendre, coquelicot.
  1. Calculer la richesse spécifique $S_A$ et $S_B$ de chaque parcelle.
  2. Calculer le rapport $\dfrac{S_A}{S_B}$. Conclure sur l'effet de l'agriculture intensive sur la diversité spécifique.
  3. À quelle(s) autre(s) échelle(s) de la biodiversité l'agriculture intensive peut-elle également nuire ? Justifier.
Corrigé
2Comparer la richesse spécifique
a) Parcelle A : pissenlit, trèfle blanc, renoncule, marguerite, plantain, ray-grass, fléole ⇒ 7 espèces. · Parcelle B : blé, coquelicot ⇒ 2 espèces. \(S_A = 7 \quad ; \quad S_B = 2\)
b) \(\dfrac{S_A}{S_B} = \dfrac{7}{2} = 3{,}5\) La prairie est 3,5 fois plus riche en espèces. L'agriculture intensive réduit fortement la diversité spécifique (monoculture, usage d'herbicides éliminant les adventices).
c) Semences sélectionnées (variétés peu diversifiées) ⇒ diversité génétique réduite. · Destruction de haies et prairies ⇒ diversité des écosystèmes réduite. Les échelles génétique et écosystémique sont également affectées.
Palier 4 — On préshot l'année prochaine

Une étude de cas complète, comme au bac : un déclin documenté, quatre causes à catégoriser, les échelles touchées à identifier, et pour finir une mesure de conservation à proposer et à défendre.

4Analyser les causes de l'érosion/ 5 pts
En France, les populations de grenouille rousse (Rana temporaria) ont décliné de plus de 50 % en 30 ans. Causes identifiées : assèchement des zones humides pour l'agriculture, utilisation de pesticides, introduction du raton laveur (prédateur américain introduit en Europe au XXe siècle), déplacement progressif de l'aire de répartition vers le nord lié au réchauffement climatique.
  1. Associer chaque cause à l'une des catégories suivantes : destruction d'habitat — pollution — espèce invasive — changement climatique.
  2. À quelle(s) échelle(s) de la biodiversité le déclin de la grenouille rousse se manifeste-t-il ? Justifier.
  3. Proposer une mesure de conservation adaptée à l'une des causes identifiées et la justifier.
Corrigé
4Analyser les causes de l'érosion
a) Assèchement des zones humides → destruction d'habitat. · Pesticides → pollution. · Raton laveur introduit → espèce invasive. · Déplacement de l'aire de répartition → changement climatique. 4 catégories distinctes identifiées.
b) Déclin des populations ⇒ diversité spécifique (risque d'extinction locale ou globale). · Isolement de petites populations ⇒ dérive génétique ⇒ diversité génétique réduite. Échelles spécifique et génétique.
c) Exemple — destruction d'habitat : création et protection de zones humides, restauration de mares, réglementation du drainage agricole. · Exemple — espèce invasive : programme d'éradication du raton laveur. Toute mesure cohérente avec la cause citée et justifiée est acceptée.