Diversification du vivant — autres mécanismes
Les mutations ponctuelles et le brassage méiotique ne sont pas les seules sources de diversification du vivant. D'autres mécanismes agissent à une échelle plus large en modifiant la quantité ou la composition du génome : la polyploïdie multiplie des génomes entiers, la duplication génique copie des gènes individuels, l'endosymbiose intègre un organisme entier dans une cellule hôte, et les transferts horizontaux de gènes font circuler de l'ADN entre lignées non apparentées. Ces mécanismes ont façonné une large part de la biodiversité actuelle, notamment les plantes cultivées et l'ensemble des eucaryotes.
- Comparer $2n$ de l'espèce étudiée avec les $2n$ des espèces ancestrales : si $2n_{\text{nouveau}} = 2(n_A + n_B)$, c'est une allopolyploïdie.
- Repérer plusieurs gènes homologues dans le même génome (regroupés ou non) : probable duplication génique ancienne.
- Trouver dans un organite un ADN circulaire sans histones et des ribosomes de type 70S : argument en faveur de l'endosymbiose.
- Identifier un gène quasi-identique chez des organismes phylogénétiquement très éloignés : transfert horizontal suspecté.
- Hybride F1 ≠ allopolyploïde : l'hybride F1 est stérile (chromosomes sans homologues) ; c'est le doublement du génome qui restaure la fertilité.
- La polyploïdie n'est pas exceptionnelle : plus de 70 % des plantes à fleurs actuelles sont issues d'événements de polyploïdie.
- Endosymbiose ≠ transfert horizontal : l'endosymbiose intègre un organisme entier dans une cellule hôte ; le transfert horizontal ne concerne que des fragments d'ADN isolés.
- La duplication génique seule ne crée pas de nouvelle fonction : il faut que les mutations s'accumulent différemment dans chaque copie (néofonctionnalisation).