Sujet DELF B2 — Le droit à la déconnexion
Un sujet d'entraînement complet au DELF B2, sur le thème « le droit à la déconnexion ». Il comporte les quatre épreuves du diplôme et se fait en ligne, gratuitement et sans créer de compte : minuteur, documents audio intégrés et correction immédiate des questions fermées.
- Compréhension de l'oral20 questions, 5 documents audio
- Compréhension des écrits20 questions, 3 textes
- Production écrite1 exercices rédigés
- Production orale3 parties
Documents du sujet : Droit à la déconnexion : un accord à trouver entre vie pro et vie perso · La Nuit Blanche parisienne face au défi de sa propre popularité · Trois points de vue.
Production écrite — Vous vivez dans une commune rurale des Cévennes où la fibre optique a été installée récemment. Le maire vient d’exempter les exploitations agricoles et les entreprises artisanales de la charte locale du droit à la déconnexion, au motif que leur activité saisonnière exige une disponibilité permanente. Comme membre de l’association « Vivre au pays, respirer », vous écrivez une lettre ouverte au maire pour contester cette dérogation et défendre le droit à la déconnexion pour tous les habitants, en justifiant votre point de vue.
Production orale — Déconnexion obligatoire : les jeunes l'exigent, les seniors s'agacent Alors que le droit à la déconnexion fête ses dix ans d'existence dans le Code du travail, les débats ressurgissent. Une étude récente de l'INRS montre que les salariés de moins de 35 ans sont 68 % à estimer qu'aucun message professionnel ne devrait parvenir en dehors du temps de travail. À l'inverse, 54 % des plus de 50 ans jugent cette rigidité contre-productive. « Je ne conçois pas de ne pas répondre à un client urgent le soir, c'était impensable dans ma carrière », confie Karim, cadre commercial de 58 ans chez un équipementier automobile à Strasbourg. Du côté des jeunes recrues, le son de cloche est tout autre. Chloé, 27 ans, chargée de projet dans une start-up à Nantes, affirme : « Je refuse de consulter ma boîte mail le week-end. C'est une question de santé mentale. » Certaines entreprises, comme Orange, ont tenté de concilier ces attentes antagonistes par des chartes, mais l'application reste difficile. Pour Lucas, DRH d'une PME lyonnaise, « le vrai défi, c'est de faire comprendre aux anciens que la disponibilité permanente n'est plus un gage de performance ». Le droit à la déconnexion serait-il en train de creuser un fossé générationnel au sein des équipes ? D'après Le Monde
Production orale — Télétravail : quand la déconnexion devient un luxe Dans les zones rurales, le télétravail a été présenté comme une chance. Mais une enquête de l'Observatoire des territoires révèle qu'en Lozère, 43 % des télétravailleurs se connectent encore après 21 heures, contre 28 % en Île-de-France. La raison ? « Ici, on a peur de perdre son emploi si on n'est pas joignable à toute heure », témoigne Anaïs, 34 ans, salariée d'une mutuelle à Mende. Pour elle, déconnecter le soir, c'est risquer d'être mal notée. À Rennes, une charte signée entre la mairie et les syndicats impose une plage de silence numérique de 19h à 7h. Mais dans les départements où le marché de l'emploi est tendu, beaucoup de cadres renoncent à ce droit. Le fossé s'agrandit entre ceux qui peuvent s'offrir le luxe de couper et ceux qui ne le peuvent pas. D'après un article de France 3 Occitanie
Production orale — Les indépendants exclus du droit à la déconnexion ? L'essor des plateformes de livraison a mis en lumière une catégorie oubliée : les travailleurs indépendants. En 2024, une proposition de loi a été déposée à l'Assemblée nationale pour étendre le droit à la déconnexion aux auto-entrepreneurs. Le texte, porté par une députée de La France insoumise, propose un « droit à l'indisponibilité numérique », avec des créneaux obligatoires où les plateformes ne pourraient pas contacter leurs livreurs ou chauffeurs. À Marseille, le syndicat Force ouvrière des livreurs a recueilli 3 000 signatures pour réclamer ce droit. Mais les plateformes comme Uber Eats contestent, estimant que limiter les heures de connexion réduirait la flexibilité que recherchent leurs partenaires. Un débat qui ne fait que commencer. D'après un article de Mediapart
