Vidyalaya

Sujet DELF B2La publicité et la consommation des enfants

Un sujet d'entraînement complet au DELF B2, sur le thème « la publicité et la consommation des enfants ». Il comporte les quatre épreuves du diplôme et se fait en ligne, gratuitement et sans créer de compte : minuteur, documents audio intégrés et correction immédiate des questions fermées.

Documents du sujet : Publicité enfantine : l’impasse de l’autocensure · Bénévolat à Lyon : des engagements sous pression · Trois points de vue.

Production écriteVous habitez à Lyon dans le quartier de la Croix-Rousse. Le conseil municipal vient d'adopter un projet d'interdiction totale des publicités et des écrans numériques à moins de 200 mètres de toutes les écoles maternelles et primaires de la ville. En tant que membre d'une association locale de commerçants, vous estimez que cette mesure est excessive et risque de fragiliser les petits commerces de proximité. Vous écrivez une lettre formelle au maire de Lyon pour contester cette décision en justifiant votre point de vue.

Production oralePublicité et enfants : le mirage des interdictions locales Lyon a fait le choix d’interdire la publicité extérieure aux abords des écoles en 2023. Un pas de plus après l’interdiction des publicités pour jouets sur l’audiovisuel public votée au Sénat un an plus tôt. Pourtant, ces mesures cachent mal une réalité plus inquiétante : 70 % des 6-10 ans suivent assidûment une chaîne YouTube, souvent sans identifier l’intention commerciale derrière les vidéos de leurs influenceurs préférés. Selon une étude de Génération Numérique, ce marketing d’influence, quasi invisible pour les parents, amplifie la pression consumériste. Les 4 milliards d’euros du marché du jouet ne tiennent plus seulement à la télévision. Face à cela, les initiatives municipales ou parlementaires apparaissent comme des cautères sur une jambe de bois. Protéger les abords des écoles, c’est ignorer que l’enfant passe 2h18 par jour devant les écrans, dont une bonne partie à ingurgiter des contenus sponsorisés. La loi de 2016 sur les pubs dans les programmes jeunesse des chaînes publiques est contournée par les plateformes numériques. Le constat est amer : 88 % des produits alimentaires promus pendant ces programmes restent trop gras ou sucrés. Les enfants méritent-ils vraiment que l’on s’en tienne à des restrictions cosmétiques, ou faut-il encadrer bien plus largement l’exposition publicitaire, y compris en ligne ? D’après Libération, 2024

Production oraleL’influence cachée des réseaux sociaux sur les jeunes consommateurs En 2021, l’ARPP a enregistré une explosion du nombre de contenus sponsorisés sur YouTube, TikTok et Instagram ciblant les moins de 15 ans. Malgré la loi du 10 février 2021 obligeant les influenceurs à signaler leurs partenariats commerciaux, seuls 30 % des placements sont clairement identifiés comme publicitaires, selon une enquête de 60 Millions de consommateurs. Le phénomène est d’autant plus préoccupant que des youtubeurs suivis par des millions d’enfants promeuvent des jouets ou des friandises sans afficher de mention explicite. « Le degré de confiance accordé à ces créateurs de contenu désarme l’esprit critique », alerte la psychologue Magali Dufour. Faut-il imposer une signalétique uniforme et obligatoire à tous les contenus sponsorisés destinés aux jeunes publics, quitte à brider la liberté éditoriale des créateurs ? D’après Le Monde, 2025

Production oraleÉduquer aux médias dès l’enfance : une solution à la hauteur ? Depuis la rentrée 2023, l’éducation aux médias et à l’information (EMI) est devenue obligatoire dans les programmes scolaires du primaire au lycée. Pourtant, une récente enquête de la FCPE révèle que seulement 15 % des élèves bénéficient de séances régulières, les enseignants se sentant souvent démunis face à des supports publicitaires de plus en plus sophistiqués. « Savoir décoder un storyboard ou identifier un placement de produit demande des compétences que nous n’avons pas toujours », reconnaît Sandrine Leclerc, professeure des écoles à Nantes. Alors que les stratégies marketing évoluent sans cesse, l’école peut-elle réellement armer les enfants contre l’influence des marques, ou faudrait-il avant tout muscler la réglementation ? D’après Ouest-France, 2024

Autres sujets DELF B2

Voir les 20 sujets B2