Sujet DELF B2 — La sélection à l'entrée de l'université
Un sujet d'entraînement complet au DELF B2, sur le thème « la sélection à l'entrée de l'université ». Il comporte les quatre épreuves du diplôme et se fait en ligne, gratuitement et sans créer de compte : minuteur, documents audio intégrés et correction immédiate des questions fermées.
- Compréhension de l'oral20 questions, 5 documents audio
- Compréhension des écrits20 questions, 3 textes
- Production écrite1 exercices rédigés
- Production orale3 parties
Documents du sujet : Licences saturées : faut-il vraiment sélectionner à l’université ? · Universités : la sélection, une vieille histoire qui s’accélère · Trois points de vue.
Production écrite — Vous habitez à Rennes. La décision du Conseil d'État du 5 novembre 2021 validant le principe du tri des candidats pour les licences en tension a récemment fait l'objet d'un débat dans la presse locale. En tant que parent d'élève et membre de la FCPE (Fédération des conseils de parents d'élèves), vous écrivez une lettre formelle au président de l'université Rennes 2 pour contester l'application de ce tri et proposer un système d'accompagnement renforcé pour tous les étudiants. Vous justifierez votre point de vue en vous appuyant sur des arguments précis.
Production orale — Titre : « Le classement sur Parcoursup est une loterie déguisée » Journaliste : Vous dénoncez une profonde injustice dans le système actuel d'entrée à l'université. Pouvez-vous préciser ? Anaïs Lecomte, sociologue à l'université de Nantes : Depuis 2018, Parcoursup a instauré une sélection opaque sous couvert d'orientation. En licence de droit à Paris 1, les algorithmes classent les candidats sur des critères qui reproduisent les inégalités sociales. Un lycéen de banlieue sans réseau n'a aucune chance face à ceux dont les parents connaissent les ficelles. Résultat : on a remplacé le tirage au sort par un tri algorithmique qui se donne une illusion de méritocratie. C'est hypocrite. Je défends l'idée que, pour les filières en tension, un tirage au sort parmi les candidats ayant le niveau requis serait plus juste et moins anxiogène. Il casserait cette course à la première place. Journaliste : Mais un tirage au sort n'est-il pas contraire à l'idée de mérite ? Anaïs Lecomte : Le mérite, quand il est mesuré par un algorithme qui valorise les options rares ou les stages coûteux, n'a rien d'équitable. Au moins, le hasard reconnaît l'égalité de tous les dossiers admissibles et ne prétend pas classer ce qui ne peut l'être sérieusement. D'après un entretien paru dans Ouest-France, le 3 avril 2025.
Production orale — Titre : « Le classement est une nécessité pour l'université » Journaliste : Vous êtes favorable au classement sur Parcoursup. Pourquoi ? Inès Lefèvre, présidente de l'Université Toulouse - Jean Jaurès : Parce qu'avec 2 800 candidats en STAPS pour 180 places, nous n'avons pas le choix. Le classement sur des critères objectifs — notes, projet motivé, cohérence — est préférable à un tirage au sort aveugle. Cela a permis de réduire l'échec en première année de 15 % et d'orienter les étudiants fragiles vers des parcours de réussite. L'université doit être exigeante, pas une machine à produire des échecs. D'après un entretien paru dans La Dépêche du Midi, le 12 mai 2025.
Production orale — Débat avec l'examinateur. L'examinateur joue le rôle d'un journaliste qui conteste certains de vos arguments. Vous défendrez votre point de vue sur la sélection à l'université en vous appuyant sur les documents proposés. Soyez prêt à réagir spontanément.
