Agents pathogènes et maladies vectorielles
Une maladie infectieuse est provoquée par un agent pathogène — micro-organisme ou parasite capable de pénétrer dans l'organisme, de s'y multiplier et d'y provoquer des lésions ou des dysfonctionnements. La transmission peut être directe (contact, voie aérienne, voie digestive) ou indirecte, via un vecteur vivant.
- Virus : entités acellulaires, se répliquent uniquement à l'intérieur d'une cellule hôte. Exemple : virus de la dengue (Flavivirus).
- Bactéries : organismes unicellulaires procaryotes. Exemple : Borrelia burgdorferi (maladie de Lyme).
- Parasites protozoaires : eucaryotes unicellulaires. Exemple : Plasmodium (paludisme).
- Parasites pluricellulaires (helminthes) : vers parasites. Exemple : Wuchereria bancrofti (filariose lymphatique).
À chaque type correspond un traitement différent : les antibiotiques ciblent les bactéries mais sont sans effet sur les virus.
Un vecteur est un organisme vivant — le plus souvent un arthropode (moustique, tique, mouche…) — qui transmet un agent pathogène d'un hôte infecté à un hôte sain, généralement lors d'un repas sanguin.
- Vecteur mécanique : l'agent pathogène ne se multiplie pas dans le vecteur (transport passif uniquement).
- Vecteur biologique : l'agent pathogène se multiplie ou accomplit une partie de son cycle dans le vecteur avant d'être transmis. Exemple : Plasmodium se développe dans les glandes salivaires du moustique Anopheles.
- Identifier les trois acteurs : hôte infecté, vecteur, hôte sain.
- Préciser la nature de l'agent pathogène (virus, bactérie, parasite) et sa localisation à chaque étape.
- Décrire le sens de transmission : hôte infecté → vecteur → hôte sain.
- Qualifier le vecteur : biologique (multiplication de l'agent dans le vecteur) ou mécanique (simple transport).
- Relier facteurs environnementaux (climat, mondialisation, déforestation) à l'extension géographique du vecteur.
- Confondre vecteur et réservoir : le réservoir héberge durablement l'agent pathogène (ex. : rongeurs pour Borrelia) ; le vecteur assure la transmission active.
- Croire que les antibiotiques soignent toutes les infections : ils sont inefficaces contre les virus (dengue, grippe…).
- Considérer la tique comme un insecte : c'est un arachnide (8 pattes), comme l'araignée.
- Penser que tout moustique transmet le paludisme : seule la femelle Anopheles infectée est vectrice.