Biodiversité : échelles et dynamique
La biodiversité désigne la variété du vivant à toutes ses échelles : diversité des gènes, des espèces et des écosystèmes, ainsi que les interactions qu'ils entretiennent. Loin d'être statique, elle est dynamique : elle a évolué depuis l'apparition de la vie sur Terre et se transforme aujourd'hui sous l'effet des activités humaines à un rythme sans précédent.
- Diversité génétique : variabilité des allèles au sein d'une même espèce (entre individus d'une même population).
- Diversité spécifique : variété des espèces dans un milieu donné, mesurée par la richesse spécifique $S$ = nombre d'espèces distinctes recensées.
- Diversité des écosystèmes : variété des milieux de vie (forêt, prairie, récif, tourbière…) et des interactions organismes/environnement à grande échelle.
La biodiversité a toujours évolué : les fossiles témoignent de cinq extinctions massives passées (la plus récente à la fin du Crétacé, il y a 66 millions d'années). Le taux d'extinction naturel (bruit de fond) est estimé à 0,1 espèce disparue pour 10 000 espèces par an.
Depuis le XIXe siècle, les activités humaines ont porté ce taux à 100 à 1 000 fois le bruit de fond naturel. On parle d'une possible sixième crise d'extinction, dont les causes sont :
- Destruction et fragmentation des habitats (déforestation, artificialisation des sols).
- Surexploitation des ressources (pêche intensive, braconnage).
- Pollutions (pesticides, engrais, microplastiques).
- Introduction d'espèces exotiques envahissantes.
- Changement climatique (déplacement des aires de répartition, décalage phénologique).
- Lister toutes les espèces distinctes de chaque milieu et compter : obtenir $S_1$ et $S_2$.
- Comparer : le milieu dont $S$ est le plus élevé est le plus riche en espèces.
- Quantifier l'écart en calculant le rapport $\dfrac{S_1}{S_2}$.
- Interpréter en lien avec le contexte : milieu naturel ou perturbé, pratiques agricoles, ancienneté de l'écosystème.
- Réduire la biodiversité au seul nombre d'espèces : les échelles génétique et écosystémique en font aussi partie.
- Croire que la biodiversité ne change qu'à cause de l'Homme : elle évolue naturellement depuis des milliards d'années (spéciations, extinctions).
- Oublier les espèces invasives comme cause d'érosion : elles peuvent éliminer des espèces locales par compétition ou prédation directe.
- Confondre extinction locale (disparition d'un milieu donné) et extinction globale (disparition de l'espèce partout sur Terre).