V VIDYALAYA · Soutien scolaire
SVT2ndeLa Terre, la vie et l'organisation du vivantFiche de cours

Biodiversité : échelles et dynamique

Le vivant est divers à plusieurs niveaux — et cette diversité évolue sous l'effet du temps et des activités humaines.
1 L'idée

La biodiversité désigne la variété du vivant à toutes ses échelles : diversité des gènes, des espèces et des écosystèmes, ainsi que les interactions qu'ils entretiennent. Loin d'être statique, elle est dynamique : elle a évolué depuis l'apparition de la vie sur Terre et se transforme aujourd'hui sous l'effet des activités humaines à un rythme sans précédent.

Les trois échelles de la biodiversité
  • Diversité génétique : variabilité des allèles au sein d'une même espèce (entre individus d'une même population).
  • Diversité spécifique : variété des espèces dans un milieu donné, mesurée par la richesse spécifique $S$ = nombre d'espèces distinctes recensées.
  • Diversité des écosystèmes : variété des milieux de vie (forêt, prairie, récif, tourbière…) et des interactions organismes/environnement à grande échelle.
3 Exemples par échelle
Diversité génétique
Deux chiens de la même espèce (Canis lupus familiaris) présentent des pelages et des tailles très différents : cela traduit des allèles distincts pour de nombreux gènes.
Diversité spécifique
Une prairie naturelle compte 7 espèces végétales ($S = 7$) ; un champ de blé voisin en compte 2 ($S = 2$). La prairie est $3{,}5$ fois plus riche en espèces.
Diversité des écosystèmes
La France abrite à la fois des forêts de feuillus, des marais côtiers bretons, de la garrigue méditerranéenne et des alpages : autant d'écosystèmes aux espèces et aux flux d'énergie distincts.
4 Dynamique de la biodiversité

La biodiversité a toujours évolué : les fossiles témoignent de cinq extinctions massives passées (la plus récente à la fin du Crétacé, il y a 66 millions d'années). Le taux d'extinction naturel (bruit de fond) est estimé à 0,1 espèce disparue pour 10 000 espèces par an.

Depuis le XIXe siècle, les activités humaines ont porté ce taux à 100 à 1 000 fois le bruit de fond naturel. On parle d'une possible sixième crise d'extinction, dont les causes sont :

Méthode — Comparer la richesse spécifique de deux milieux
  • Lister toutes les espèces distinctes de chaque milieu et compter : obtenir $S_1$ et $S_2$.
  • Comparer : le milieu dont $S$ est le plus élevé est le plus riche en espèces.
  • Quantifier l'écart en calculant le rapport $\dfrac{S_1}{S_2}$.
  • Interpréter en lien avec le contexte : milieu naturel ou perturbé, pratiques agricoles, ancienneté de l'écosystème.
Erreurs fréquentes
  • Réduire la biodiversité au seul nombre d'espèces : les échelles génétique et écosystémique en font aussi partie.
  • Croire que la biodiversité ne change qu'à cause de l'Homme : elle évolue naturellement depuis des milliards d'années (spéciations, extinctions).
  • Oublier les espèces invasives comme cause d'érosion : elles peuvent éliminer des espèces locales par compétition ou prédation directe.
  • Confondre extinction locale (disparition d'un milieu donné) et extinction globale (disparition de l'espèce partout sur Terre).