Écosystèmes : flux de matière et d'énergie
Un écosystème est l'ensemble formé par une communauté d'êtres vivants (biocénose) et son milieu physico-chimique (biotope). Ces deux composantes échangent en permanence matière et énergie.
Selon leur mode de nutrition, les organismes sont répartis en niveaux trophiques :
- Producteurs primaires (plantes, algues, cyanobactéries) : autotrophes, ils convertissent l'énergie lumineuse en matière organique par photosynthèse.
- Consommateurs (herbivores, carnivores…) : hétérotrophes, ils ingèrent d'autres organismes.
- Décomposeurs (bactéries, champignons) : ils dégradent la matière organique morte en sels minéraux réutilisables.
Flux d'énergie — sens unique : l'énergie lumineuse captée par les producteurs se transfère de niveau en niveau. À chaque transfert, la majeure partie est dissipée sous forme de chaleur par la respiration cellulaire. En moyenne, seuls 10 % environ de l'énergie d'un niveau sont stockés dans le niveau suivant. L'énergie dissipée est perdue définitivement pour l'écosystème.
Flux de matière — cyclique : les atomes (carbone, azote, phosphore…) sont réutilisés indéfiniment. Les décomposeurs minéralisent la matière organique morte en sels minéraux absorbables par les producteurs. La matière circule donc en cycles biogéochimiques.
- Identifier les niveaux trophiques : base = producteurs, sommet = grands prédateurs.
- Lire la biomasse ou l'énergie à chaque niveau (unité : g MS/m² ou kJ/m²/an).
- Calculer chaque rendement : $R = \dfrac{\text{niveau supérieur}}{\text{niveau inférieur}} \times 100$.
- Conclure : la pyramide se rétrécit vers le haut, signe d'une énergie de plus en plus faible disponible.
- Croire que l'énergie est recyclée comme la matière : non, elle se dissipe définitivement en chaleur — les flux d'énergie et de matière sont de nature différente.
- Exclure les décomposeurs du réseau trophique : ils en font pleinement partie et ferment le cycle de la matière.
- Appliquer le rendement de 10 % comme une loi exacte : c'est une valeur approchée, réellement variable entre 5 % et 20 % selon les écosystèmes.
- Confondre production brute et production nette : la production nette est toujours inférieure, car une fraction est consommée par la respiration de l'organisme lui-même.