Chapitre pas vu et contrôle en vue ? On commence par le vocabulaire : dominant, récessif, homozygote, hétérozygote. Quatre affirmations à trancher et à justifier.
1Vocabulaire — Vrai ou Faux
Pour chaque affirmation, indiquer si elle est vraie ou fausse, et justifier en une phrase.
- Un allèle dominant ne s'exprime qu'à l'état homozygote.
- Un individu de génotype $(a // a)$ est homozygote récessif.
- Lors de la méiose, chaque gamète reçoit les deux allèles d'un gène.
- Un individu hétérozygote $(A // a)$, avec $A$ dominant, a le phénotype $[A]$.
Corrigé
a) FAUX. Un allèle dominant s'exprime à l'état homozygote ET hétérozygote. C'est l'allèle récessif qui ne s'exprime qu'à l'état homozygote.
b) VRAI. Deux allèles identiques et récessifs : c'est la définition de l'homozygote récessif.
c) FAUX. Un gamète est haploïde : lors de la méiose, il ne reçoit qu'UN seul allèle par gène, pas les deux.
d) VRAI. L'allèle dominant \(A\) s'exprime dès qu'il est présent, même en un seul exemplaire : phénotype \([A].\)
Ça te dit quelque chose ? On applique les définitions à un caractère simple : rouler la langue en tube.
1Génotypes et phénotypes
Chez l'humain, la capacité à rouler la langue en tube est due à l'allèle dominant $R$ ; l'incapacité est due à l'allèle récessif $r$. Pour chaque génotype, donner le phénotype et préciser si l'individu est homozygote ou hétérozygote.
- $(R // R)$
- $(R // r)$
- $(r // r)$
- Un individu qui ne peut pas rouler la langue : quel est son génotype ? Justifier.
Corrigé
a) \((R // R) \rightarrow\) [rouleur] — homozygote dominant
b) \((R // r) \rightarrow\) [rouleur] — hétérozygote (porteur de \(r\) sans l'exprimer)
c) \((r // r) \rightarrow\) [non-rouleur] — homozygote récessif
d) Phénotype [non-rouleur] \(\Rightarrow\) absence d'allèle \(R.\) Un seul génotype possible : \((r // r).\)
Situation nouvelle : un croisement à mener du début à la fin — génotypes des parents, gamètes, grille de Punnett, proportions.
1Croisement-test : la souris
Chez la souris, le pelage gris ($G$) est dominant sur le pelage blanc ($g$). On croise une souris grise hétérozygote avec une souris blanche.
- Écrire le génotype de chaque parent.
- Lister les gamètes possibles de chaque parent.
- Construire la grille de Punnett et indiquer les génotypes obtenus.
- Donner les proportions phénotypiques attendues dans la descendance.
Corrigé
1 Souris grise hétérozygote : \((G // g)\) Souris blanche : \((g // g)\)
2 Gamètes souris grise : \(G\) ou \(g\) Gamètes souris blanche : \(g\) uniquement
3 Grille de Punnett \(\Rightarrow\) \(\tfrac{1}{2}\,(G // g) \quad \text{et} \quad \tfrac{1}{2}\,(g // g)\)
4 Phénotypes : \(\tfrac{1}{2}\) [gris] et \(\tfrac{1}{2}\) [blanc] (1 gris pour 1 blanc)
Format contrôle : cette fois on raisonne à l'envers. On part de la descendance pour remonter aux génotypes des parents, puis on vérifie.
1Polydactylie — allèle dominant
La polydactylie (doigt supplémentaire) est due à l'allèle dominant $P$. L'allèle normal est $p$. Un père polydactyle et une mère avec un nombre normal de doigts ont quatre enfants : deux polydactyles et deux avec un nombre normal de doigts.
- Donner le génotype de la mère. Justifier.
- Peut-on déterminer le génotype du père à partir de la composition de la descendance ? Justifier.
- Vérifier à l'aide d'une grille de Punnett. Les proportions théoriques sont-elles cohérentes avec les résultats observés ?
Corrigé
1 La mère a un nombre normal de doigts et \(P\) est dominant. Elle ne possède aucun allèle \(P\) : son génotype est \((p // p).\)
2 Certains enfants ont un nombre normal de doigts \((p // p)\) : ils ont reçu \(p\) du père. Le père possède au moins un allèle \(p\). Étant polydactyle, il a aussi \(P\) : génotype \((P // p).\)
3 \((P // p) \times (p // p) \Rightarrow \tfrac{1}{2}\,(P // p) + \tfrac{1}{2}\,(p // p)\) Théorique : \(\tfrac{1}{2}\) polydactyles et \(\tfrac{1}{2}\) normaux — cohérent avec 2 polydactyles et 2 normaux observés.
On préshot la suite : maladie récessive, porteurs sains, calcul de probabilité, et l'origine de l'allèle. C'est le registre des exercices de lycée.
1Mucoviscidose — porteurs sains et mutation
La mucoviscidose est une maladie héréditaire due à l'allèle récessif $m$ ; l'allèle normal est noté $M$. Deux parents sains ont un enfant atteint de mucoviscidose.
- Expliquer pourquoi deux parents sains peuvent avoir un enfant malade.
- Donner le génotype des deux parents.
- À l'aide d'une grille de Punnett, calculer la probabilité qu'un deuxième enfant de ce couple soit malade.
- L'allèle $m$ est issu d'une mutation. Donner la définition d'une mutation et citer un exemple d'agent mutagène.
Corrigé
1 Des parents sains peuvent être hétérozygotes \((M // m)\), porteurs de \(m\) sans l'exprimer. Si chaque parent transmet \(m\), l'enfant est \((m // m)\) : malade.
2 Enfant malade \((m // m) \Rightarrow\) a reçu un allèle \(m\) de chaque parent sain. Génotype des deux parents : \((M // m).\)
3 \((M // m) \times (M // m) \Rightarrow \tfrac{1}{4}\,(M//M) + \tfrac{2}{4}\,(M//m) + \tfrac{1}{4}\,(m//m)\) Probabilité d'enfant malade \(= \dfrac{1}{4} = 25\,\%\)
4 Définition : Une mutation est une modification permanente de la séquence d'ADN d'un gène ; elle n'est transmise à la descendance que si elle touche un gamète (mutation germinale). Exemple d'agent mutagène : les rayons UV du soleil.