Risques sismiques et volcaniques
L'intérieur du globe terrestre est en mouvement permanent. Ces mouvements se manifestent en surface par deux phénomènes naturels majeurs : les séismes (tremblements de terre) et les éruptions volcaniques. Lorsqu'ils surviennent près de zones habitées, ils constituent des risques naturels pouvant causer des victimes et des destructions. Ces risques sont étroitement liés aux mouvements des plaques lithosphériques.
La Terre est formée de couches concentriques :
- La croûte terrestre (continentale ou océanique) : couche rigide superficielle.
- Le manteau : couche épaisse, partiellement visqueuse en profondeur.
- Le noyau (externe liquide, interne solide) : au centre du globe.
La lithosphère (croûte + partie supérieure rigide du manteau) est découpée en grandes plaques tectoniques (eurasiatique, africaine, américaine…) qui se déplacent de quelques centimètres par an. Séismes et volcans se concentrent majoritairement aux limites de plaques.
Un séisme résulte d'une rupture brutale de roches en profondeur, qui libère de l'énergie sous forme d'ondes sismiques se propageant dans toutes les directions.
- Foyer (ou hypocentre) : point en profondeur où se produit la rupture.
- Épicentre : point en surface à la verticale du foyer — les dégâts y sont souvent maximaux.
- Magnitude (échelle de Richter) : mesure l'énergie libérée au foyer. C'est une valeur unique par séisme. Chaque degré supplémentaire correspond à une énergie environ 30 fois plus grande.
- Intensité (échelle EMS ou MSK) : mesure les effets ressentis et les dégâts en un lieu donné. Elle diminue avec la distance à l'épicentre.
Un volcan est une zone où du magma (roche en fusion en profondeur) remonte depuis une chambre magmatique vers la surface via un conduit volcanique. En surface, le magma devient de la lave.
On distingue deux grands types d'éruptions :
- Éruptions effusives : lave fluide, peu visqueuse, qui s'écoule lentement en coulées. Peu dangereuses pour les personnes (exemple : Piton de la Fournaise, La Réunion).
- Éruptions explosives : lave très visqueuse qui piège les gaz ; les explosions projettent des pyroclastes (bombes, cendres, lapilli) et génèrent des nuées ardentes — mélanges de gaz brûlants et de cendres pouvant dépasser 700 °C à plus de 200 km/h. Très dangereuses (exemple : Vésuve, Mont Saint-Helens).
- Surveiller : réseau de sismographes pour détecter les séismes ; surveillance des volcans par GPS, capteurs de gaz et sismographes locaux.
- Cartographier les zones à risque : cartes d'aléa sismique ou volcanique pour identifier les zones exposées.
- Informer et préparer : Plans de Prévention des Risques (PPR), normes de construction parasismique, exercices d'évacuation.
- Gérer la crise : déclencher les alertes officielles, évacuer les zones dangereuses, coordonner les secours.
- Confondre magnitude et intensité : la magnitude mesure l'énergie au foyer (valeur unique par séisme) ; l'intensité mesure les effets en surface (varie selon l'endroit).
- Confondre magma et lave : le magma est en profondeur (dans la chambre magmatique) ; la lave est le magma qui atteint la surface.
- Croire que tous les volcans sont explosifs : les volcans effusifs (type hawaïen) produisent des coulées peu dangereuses.
- Situer le foyer en surface : le foyer est toujours en profondeur ; c'est l'épicentre qui est en surface.