Impact de l'homme sur l'environnement
Les activités humaines exercent des pressions croissantes sur l'environnement depuis la révolution industrielle (milieu du 19e siècle). On parle d'anthropisation pour désigner la transformation des milieux naturels par l'homme.
Les principales activités responsables sont :
- Déforestation : 4,7 millions d'hectares détruits chaque année ; le carbone stocké dans la biomasse est libéré sous forme de CO₂.
- Combustion des énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz) : principale source d'émission de gaz à effet de serre.
- Agriculture intensive : pesticides, engrais chimiques, élevage intensif (émetteur de méthane, CH₄).
- Urbanisation : artificialisation et imperméabilisation des sols.
- Surexploitation des ressources : surpêche, extraction minière, épuisement des nappes phréatiques.
La biodiversité désigne la diversité du vivant à toutes ses échelles (gènes, espèces, écosystèmes). Les activités humaines déclenchent une sixième crise d'extinction massive, dont la vitesse est sans précédent dans l'histoire de la Terre.
Les causes directes :
- Destruction et fragmentation des habitats : déforestation, urbanisation — les espèces perdent leur milieu de vie. C'est la cause principale de perte de biodiversité.
- Pollution : pesticides, nitrates, plastiques, métaux lourds contaminent les sols, les eaux et l'air.
- Introduction d'espèces invasives : une espèce étrangère à un écosystème peut concurrencer ou prédater les espèces locales (ex. : frelon asiatique en France).
- Surexploitation : surpêche, braconnage réduisent les populations sous le seuil de viabilité.
La combustion des énergies fossiles et la déforestation augmentent la concentration atmosphérique en gaz à effet de serre (GES), principalement le CO₂ et le méthane (CH₄).
Ces gaz amplifient l'effet de serre naturel : ils absorbent le rayonnement infrarouge émis par la Terre et en renvoient une partie vers la surface, ce qui élève la température moyenne mondiale. Ce phénomène est le réchauffement climatique d'origine anthropique.
Conséquences observées :
- Fonte des glaciers et de la banquise arctique.
- Montée du niveau des mers.
- Multiplication des événements météorologiques extrêmes (sécheresses, inondations, tempêtes).
- Perturbation des écosystèmes : migrations d'espèces, floraisons précoces, décalage des cycles biologiques.
- Identifier l'activité humaine en cause (ex. : déforestation, combustion fossile, agriculture intensive).
- Préciser la perturbation engendrée (ex. : destruction d'habitat, libération de CO₂, pollution chimique).
- Décrire les conséquences sur les êtres vivants ou le climat (ex. : perte d'espèces, réchauffement, contamination des eaux).
- Utiliser les données chiffrées disponibles pour argumenter.
- Conclure sur le caractère durable ou non de l'activité et sur les solutions envisageables.
- Confondre effet de serre naturel (phénomène indispensable à la vie) et réchauffement climatique (dû à l'excès de GES d'origine humaine).
- Croire que la pollution est la principale cause de perte de biodiversité : c'est la destruction des habitats qui arrive en premier.
- Penser que le CO₂ est dangereux en lui-même : c'est son excès dans l'atmosphère qui perturbe le bilan radiatif de la Terre.
- Confondre météo (conditions atmosphériques à court terme, locales) et climat (tendance moyenne à long terme, planétaire).