Vaccination et sérothérapie
L'organisme dispose de défenses spécifiques : face à un agent pathogène, les lymphocytes B produisent des anticorps qui reconnaissent et neutralisent les antigènes étrangers. Il est possible d'armer l'organisme de deux façons : en stimulant lui-même ses défenses (vaccination) ou en lui fournissant directement des anticorps déjà fabriqués (sérothérapie).
Un antigène est toute molécule étrangère (protéine de surface d'un virus, toxine bactérienne…) reconnue par l'organisme et capable de déclencher une réponse immunitaire.
Un anticorps est une protéine produite par les lymphocytes B. Chaque anticorps est spécifique d'un antigène : il s'y fixe précisément pour le neutraliser ou le signaler aux cellules immunitaires.
Après une première réponse, des lymphocytes mémoires persistent dans l'organisme pendant des années. En cas de second contact avec le même antigène, la réponse est beaucoup plus rapide et plus intense : c'est la réponse secondaire.
- Ce qui est injecté : des antigènes (vaccin) ou des anticorps (sérum).
- Qui produit les anticorps : l'organisme du patient lui-même (vaccin) ou une source extérieure (sérum).
- Délai d'action : quelques jours à semaines (vaccin) ou quasi immédiat (sérum).
- Durée de protection : longue, souvent des années avec rappels (vaccin) ou temporaire, quelques semaines (sérum).
- Mémoire immunitaire : oui (vaccin) — non (sérum).
- Usage : prévention avant exposition (vaccin) ou traitement d'urgence après exposition (sérum).
- Confondre antigène et anticorps : l'antigène est ce qui est reconnu (l'ennemi), l'anticorps est ce qui est produit (la réponse).
- Croire que le vaccin contient des anticorps : il contient des antigènes atténués ou inactivés, pas des anticorps.
- Penser que la sérothérapie confère une immunité durable : elle est toujours temporaire, sans mémoire.
- Affirmer que le vaccin provoque la maladie : les antigènes vaccinaux sont incapables de la déclencher.