V VIDYALAYA · Soutien scolaire
SVT5eLa planete Terre, l'environnement et l'action humaineExercices + corrigé

Risques naturels : prévision et prévention — Exercices

Définir, analyser des documents, comparer des situations. Corrigé en fin de fiche.
⏱ ~25 min✎ Sans calculatrice
1Vocabulaire essentiel/ 4 pts
Donne la définition précise de chacun des termes suivants en une ou deux phrases.
  1. Aléa naturel.
  2. Vulnérabilité.
  3. Risque naturel.
  4. Quelle est la différence entre prévision et prévention ? Donne un exemple de chacune.
2Surveiller un volcan/ 4 pts

Un volcanologue surveille un volcan et relève les données suivantes dans les jours précédant une éruption :

  • Augmentation du nombre de micro-séismes enregistrés par les sismographes.
  • Gonflement du flanc du volcan mesuré par GPS.
  • Forte hausse du taux de dioxyde de soufre (SO₂) dans les gaz émis.
  1. Qu'indique le gonflement du volcan mesuré par GPS ?
  2. Pourquoi une hausse du taux de SO₂ est-elle un signe précurseur d'éruption ?
  3. Le volcanologue décide de faire évacuer les habitants proches du volcan. À quelle étape de la gestion des risques cette décision appartient-elle ? Justifie ta réponse.
3Comparer deux situations de risque/ 4 pts

Observe les deux situations suivantes :

  • Situation A : Un séisme de magnitude 6 frappe une région désertique.
  • Situation B : Un séisme de magnitude 5 frappe une ville de 2 millions d'habitants dont les bâtiments sont anciens et non parasismiques.
  1. Dans quelle situation l'aléa est-il le plus fort ? Justifie.
  2. Dans quelle situation le risque est-il le plus élevé ? Utilise les notions d'aléa et de vulnérabilité dans ta réponse.
  3. Propose deux mesures de prévention adaptées à la situation B.
4Prévision ou prévention ?/ 3 pts
Classe chacune des mesures suivantes en indiquant s'il s'agit de prévision ou de prévention, et justifie en une phrase.
  1. Installer des sismographes autour d'une faille active.
  2. Interdire les constructions dans une zone inondable (PPRN).
  3. Organiser des exercices d'évacuation dans les écoles situées en zone sismique.
  4. Mesurer le gonflement d'un volcan par GPS.
  5. Renforcer les bâtiments existants selon les normes parasismiques.
  6. Diffuser une alerte tsunami par SMS à la population côtière.
5Japon et Haïti — le risque en question/ 5 pts

En 2010, un séisme de magnitude 7,0 frappe Haïti : il cause environ 230 000 morts. En 2011, un séisme de magnitude 9,0 frappe le Japon : il cause environ 20 000 morts.

Pourtant, le séisme japonais était bien plus puissant.

  1. Quel pays avait la vulnérabilité la plus élevée ? Propose deux raisons possibles.
  2. Quel pays avait le meilleur système de prévision et de prévention ? Donne des exemples concrets.
  3. En utilisant les termes aléa, vulnérabilité et risque, explique pourquoi le bilan humain a été plus lourd en Haïti qu'au Japon malgré un séisme moins puissant.
Corrigé détaillé
1Vocabulaire essentiel
a) \(\) \(L'aléa naturel est un phénomène naturel potentiellement dangereux (séisme, éruption volcanique, tsunami), caractérisé par son intensité et sa probabilité d'occurrence. Il est indépendant de la présence humaine.\)
b) \(\) \(La vulnérabilité désigne la fragilité des populations et des infrastructures face à un aléa naturel. Elle dépend de la densité de population, de la qualité des constructions et du niveau de préparation des habitants.\)
c) \(\) \(Le risque naturel est la combinaison d'un aléa naturel et de la vulnérabilité d'une population. Un aléa fort dans une zone sans habitants représente un risque faible ; le même aléa près d'une ville densément peuplée représente un risque élevé.\)
d) \(\) \(La prévision surveille les signes annonciateurs d'un phénomène pour alerter à temps (exemple : mesurer le SO₂ d'un volcan). La prévention réduit la vulnérabilité des populations en amont (exemple : construire des bâtiments parasismiques). La prévision intervient juste avant l'événement ; la prévention est mise en place bien en amont, de façon durable.\)
2Surveiller un volcan
Q1 \(\) \(Le gonflement du flanc du volcan indique que du magma s'accumule en profondeur et monte vers la surface. Cela signale qu'une éruption est probable dans un avenir proche.\)
Q2 \(\) \(Le SO₂ est un gaz libéré par le magma lorsqu'il dégazéifie. Une forte hausse de sa concentration signifie que le magma est proche de la surface et que la pression augmente : c'est un signe précurseur d'éruption imminente.\)
Q3 \(\) \(La décision d'évacuer appartient à la prévision : le volcanologue a interprété des données de surveillance (signes précurseurs) pour anticiper l'éruption et déclencher une alerte. L'évacuation elle-même est une mesure de prévention (elle réduit la vulnérabilité des habitants).\)
3Comparer deux situations de risque
Q1 \(\) \(L'aléa est le plus fort en situation A : le séisme a une magnitude de 6, supérieure à 5. L'aléa dépend uniquement du phénomène naturel, pas des populations présentes.\)
Q2 \(\) \(Le risque est le plus élevé en situation B. Bien que l'aléa soit plus faible (magnitude 5), la vulnérabilité est très élevée : 2 millions d'habitants et des bâtiments non parasismiques. Le risque est le produit de l'aléa et de la vulnérabilité : une vulnérabilité extrême peut rendre un aléa modéré très dangereux.\)
Q3 \(\) \(Deux mesures de prévention adaptées à la situation B : (1) Renforcer ou reconstruire les bâtiments selon les normes parasismiques afin de réduire leur fragilité face aux secousses. (2) Mettre en place un PPRN pour interdire de nouvelles constructions fragiles dans les zones les plus exposées et organiser des exercices d'évacuation réguliers. (Toute autre mesure pertinente est acceptée.)\)
4Prévision ou prévention ?
a) \(\) \(Prévision — les sismographes servent à surveiller l'activité sismique en continu et à détecter les séismes dès qu'ils se produisent.\)
b) \(\) \(Prévention — le PPRN réduit la vulnérabilité en interdisant les constructions dans les zones à risque, indépendamment de toute alerte immédiate.\)
c) \(\) \(Prévention — les exercices d'évacuation préparent la population et réduisent la vulnérabilité en formant les personnes aux bons réflexes.\)
d) \(\) \(Prévision — la mesure GPS du gonflement permet de détecter la montée du magma et d'anticiper une éruption pour déclencher une alerte.\)
e) \(\) \(Prévention — renforcer les bâtiments réduit leur fragilité (vulnérabilité structurelle) face aux séismes, quelle que soit la date du prochain tremblement de terre.\)
f) \(\) \(Prévision — l'alerte tsunami par SMS est la mise en application d'une surveillance en temps réel : elle informe la population d'un danger détecté et imminent. (L'évacuation déclenchée par l'alerte est ensuite une mesure de prévention.)\)
5Japon et Haïti — le risque en question
Q1 \(\) \(Haïti avait la vulnérabilité la plus élevée. Raisons possibles : (1) Les bâtiments étaient construits sans normes parasismiques, souvent en matériaux fragiles (parpaings non armés). (2) Les infrastructures de secours et d'évacuation étaient insuffisantes, et la population n'était pas préparée à ce type de catastrophe.\)
Q2 \(\) \(Le Japon avait le meilleur système de prévision et de prévention. Exemples : réseau de sismographes très dense permettant une alerte automatique en quelques secondes ; système d'alerte tsunami par sirènes et SMS couvrant toutes les zones côtières ; constructions parasismiques obligatoires depuis des décennies ; exercices d'évacuation réguliers dans les écoles et les entreprises ; PPRN définissant des zones d'exclusion sur le littoral.\)
Q3 \(\) \(En Haïti, l'aléa était plus faible (magnitude 7,0) mais la vulnérabilité était extrêmement élevée (bâtiments fragiles, absence de prévention et de prévision efficace), ce qui a produit un risque très élevé et un bilan humain catastrophique. Au Japon, l'aléa était bien plus fort (magnitude 9,0), mais la vulnérabilité était réduite par des décennies de prévision et de prévention. Le risque restait élevé — notamment à cause du tsunami — mais les pertes humaines ont été bien moindres. Cela montre que réduire la vulnérabilité est aussi important que la puissance de l'aléa pour limiter le risque.\)