Seconde programme math : notre plan de travail de l'année
Voici les domaines du programme, ce que chacun suppose acquis du collège, et l'ordre dans lequel nous les travaillons à raison de deux heures par semaine.
Seconde programme math : les cinq domaines et ce qu'ils supposent
Le programme de mathématiques de seconde générale s'organise en grands domaines : nombres et calculs, géométrie, fonctions, statistiques et probabilités, algorithmique et programmation. Il prolonge le collège en formalisant la notion de fonction, en passant au repérage comme outil de calcul, et en intégrant la programmation comme outil de résolution de problèmes tout au long de l'année. Le texte officiel et ses ressources d'accompagnement sont publics, sur la page Éduscol des programmes de mathématiques de la voie générale et technologique.
Les sommaires que vous trouverez ailleurs s'arrêtent là. Le problème d'un élève de seconde n'est pourtant presque jamais de savoir quels chapitres existent : son manuel les liste déjà. Il est de savoir par où commencer quand il n'y arrive plus, et lequel de ces domaines bloque les autres. Un élève qui « ne comprend rien aux fonctions » ne bute pas toujours sur les fonctions : il bute souvent sur du calcul littéral de troisième, réutilisé sans être renommé.
Nous sommes une association loi 1901 : l'activité a commencé en 2019, avec les premiers cours dans le quartier de la Gare du Nord, et l'association a été déclarée en novembre 2020. Nous ne rédigeons pas le programme officiel, qui est public et identique dans tous les lycées. Ce que nous pouvons décrire, c'est comment il se travaille dans un format de deux heures hebdomadaires sur une année scolaire, et dans quel ordre nous l'abordons quand un élève arrive au mois d'octobre avec une moyenne qui chute.
Nombres et calculs : le domaine qui conditionne tous les autres
Le domaine couvre les ensembles de nombres et les intervalles, les puissances, les racines carrées, l'ordre et les inéquations, les proportions et les évolutions en pourcentage, et surtout le calcul littéral : développer, factoriser, utiliser les identités remarquables, résoudre une équation.
Ce que nous plaçons en premier dans nos séances, c'est ce calcul littéral, pour une raison de dépendance et non de goût. Une expression du second degré qu'on ne sait pas factoriser bloquera la lecture des solutions d'une équation ; une racine carrée qu'on manipule au hasard bloquera plus tard la distance entre deux points dans un repère. Le calcul littéral figure bien au programme de seconde, avec ses propres exigences, mais il y sert aussi de langage commun : les autres domaines le mobilisent sans le réexpliquer, et c'est là que l'écart se creuse pour un élève dont les gestes du collège sont restés approximatifs.
Ce qu'il faut avoir consolidé avant : la double distributivité, les identités remarquables, les priorités opératoires avec des lettres, la mise au même dénominateur. Si l'un des quatre est fragile, c'est par là que commence l'année, avant le premier chapitre du manuel.
Fonctions : le vrai saut entre le collège et le lycée
C'est le domaine qui change la nature du travail. L'élève passe d'un calcul qui donne un résultat à un objet qui associe, à chaque nombre, un autre nombre. Le programme installe la notion de fonction, l'image et l'antécédent, l'ensemble de définition, la courbe représentative, les variations et leur tableau, les fonctions affines et les fonctions de référence, puis la résolution graphique d'équations et d'inéquations.
Un exemple qui tient en trois lignes montre ce qui change. Prenons f(x) = x² − 3x + 2. Calculer l'image de 4 ne demande qu'un remplacement : f(4) = 16 − 12 + 2 = 6. Chercher les antécédents de 0 demande l'opération inverse, résoudre x² − 3x + 2 = 0, donc factoriser en (x − 1)(x − 2) = 0, donc lire deux solutions, 1 et 2. Même fonction, deux questions, deux gestes opposés : c'est cette symétrie que beaucoup d'élèves n'ont pas encore installée en novembre, et un « je remplace x » appliqué à une question d'antécédent donne une copie entièrement fausse sur un exercice pourtant compris.
Troisième geste, graphique cette fois. Résoudre f(x) < 3 ne se calcule pas, se lit : on trace la droite horizontale d'équation y = 3, on repère les deux points où la courbe la croise, on lit leurs abscisses, ici environ −0,3 et 3,3, et on donne l'ensemble des x pour lesquels la courbe passe en dessous, soit l'intervalle ]−0,3 ; 3,3[. La réponse attendue est un intervalle de l'axe des abscisses, pas une valeur, et pas une ordonnée. Un élève qui écrit « 3 » n'a pas raté un calcul, il a raté la question.
Ce qu'il faut avoir consolidé avant : le repérage dans un plan quadrillé, la proportionnalité, et le calcul littéral du domaine précédent, puisqu'une image se calcule en remplaçant une lettre par un nombre dans une expression.
Géométrie : du théorème récité au repère à manipuler
La géométrie de seconde bascule vers le repère. Coordonnées d'un point, milieu, distance, vecteurs et translations, équations de droites : ce sont les objets nouveaux de l'année. La trigonométrie du triangle rectangle, elle, vient du collège et se retrouve ici réinvestie, dans des configurations plus longues et souvent mêlées au calcul de coordonnées. Selon la progression choisie par le professeur, l'ordre varie, la dépendance non.
C'est le blocage que nous voyons le plus souvent en séance : la géométrie du collège se démontrait avec des figures et des théorèmes nommés, celle de la seconde se calcule avec des coordonnées. Un élève à l'aise avec Pythagore peut se retrouver perdu devant la distance entre deux points, qui est pourtant Pythagore écrit avec des lettres.
Ce qu'il faut avoir consolidé avant : Pythagore et Thalès, les racines carrées, et la lecture de coordonnées, y compris négatives.
Statistiques et probabilités : lire des données, pas seulement calculer une moyenne
Le domaine réunit les séries statistiques et leurs indicateurs de position et de dispersion, les probabilités sur un univers fini, la réunion et l'intersection d'événements, et l'échantillonnage abordé par la simulation.
C'est le domaine le plus sous-estimé de l'année, parce qu'il paraît facile : tout le monde sait calculer une moyenne. Ce qui est demandé est ailleurs, dans le choix de l'indicateur et dans l'interprétation. Deux séries de même moyenne peuvent décrire deux réalités opposées, et c'est la dispersion qui le dit.
C'est aussi le domaine qui se prolonge le plus directement l'année suivante. Un élève de seconde peut ouvrir en fin d'année nos fiches de première pour voir où mène ce travail : la fiche de cours sur la loi binomiale, et, dans le même chapitre, celle sur les probabilités conditionnelles avec un exercice corrigé sur l'espérance d'une variable aléatoire. Tout ce qui y est calculé suppose acquis le vocabulaire des événements vu en seconde.
Algorithmique et programmation : présente toute l'année, jamais isolée
Variables et affectation, tests, boucles bornées et non bornées, fonctions, listes : le programme ne traite pas la programmation comme un chapitre à part, mais comme un outil mobilisé dans les autres domaines. Une simulation en probabilités, un calcul de coordonnées répété, une recherche de solution approchée d'une équation.
L'erreur d'organisation la plus fréquente consiste à la repousser « pour plus tard » parce qu'elle ne tombe pas au contrôle du mois. Elle revient alors dans les évaluations des autres domaines, et l'élève découvre qu'il doit apprendre deux choses à la fois.
Deux heures par semaine : notre cadre concret
Nos cours de soutien scolaire reprennent à chaque rentrée de septembre, en présentiel, deux heures par semaine, dans deux lieux : Paris 10e, 16 rue Demarquay, et Paris 19e, École démocratique, 6 rue Léon Giraud. Ce sont deux arrondissements d'où viennent une part importante des personnes que nous accompagnons depuis nos débuts dans le quartier de la Gare du Nord.
Deux heures par semaine ne permettent pas de refaire le programme entier en parallèle du lycée. Elles permettent de consolider les prérequis manquants, de traiter le domaine en cours au lycée, et de préparer les évaluations. C'est le format que nous connaissons, et nous préférons le dire plutôt que promettre une remise à niveau générale. La limite est ailleurs, et elle est réelle : le nombre de places dépend du nombre de bénévoles disponibles à la rentrée. Pour savoir s'il en reste une, écrivez-nous depuis la page de contact.
Parents : le moment où un accompagnement se met en place
Le calendrier joue contre l'attente. Dans la plupart des progressions que nous voyons, le premier trimestre concentre les nombres et le calcul littéral, puis l'entrée dans les fonctions, c'est-à-dire précisément les deux domaines dont dépend tout le reste de l'année. Un bulletin arrive en décembre. Attendre le conseil de classe pour réagir, c'est laisser passer le trimestre qui conditionne les deux suivants.
Trois questions utiles avant les vacances de la Toussaint, plus parlantes qu'une moyenne : votre enfant sait-il dire quel chapitre est en cours au lycée ; fait-il les exercices non corrigés en classe ou seulement ceux qui sont ramassés ; sait-il refaire seul un exercice qu'il a compris en cours deux jours plus tôt. Un « non » à la troisième question signale un travail de mémorisation qui remplace la compréhension, et c'est un point sur lequel deux heures hebdomadaires changent quelque chose.
Questions fréquentes
Le programme de maths de seconde est-il le même dans tous les lycées ?
Oui, le programme est national : c'est le texte publié au Bulletin officiel, accessible avec ses ressources d'accompagnement sur Éduscol. Ce qui change d'un établissement à l'autre, c'est l'ordre des chapitres, choisi par le professeur. Une progression peut commencer par les fonctions, une autre par la géométrie repérée.
Faut-il avoir tout revu du collège avant la rentrée ?
Non, mais quatre gestes doivent être fiables : la distributivité, les identités remarquables, les racines carrées et la lecture de coordonnées. Ce sont ceux que la seconde réutilise sans les réexpliquer.
Vidyalaya fournit-elle des annales ou des PDF à télécharger ?
Non. Nos ressources sont des fiches de cours et des exercices corrigés consultables en ligne, gratuits et sans inscription, publiés sous licence CC BY-SA 4.0. Ils se lisent et s'impriment depuis le navigateur, il n'y a pas de fichier à télécharger.
Combien coûte l'accompagnement en maths ?
Pour le soutien scolaire, la participation aux frais se situe entre 10 et 15 € de l'heure de cours, le montant exact étant arrêté à l'inscription selon la situation de la famille. L'association est à but non lucratif et fonctionne à 100 % avec des bénévoles depuis février 2024.
Les ressources gratuites de l'association