Contrôle demain et « proposition subordonnée relative » ne t'évoque rien ? Ce chapitre tient dans un tableau de quatre lignes et un seul geste. Le tableau : qui, que, dont, où, et la fonction de chacun. Le geste : reformuler la relative comme une phrase simple, en remettant l'antécédent à la place du pronom. Apprends ces quatre lignes, la méthode en six temps et les quatre phrases fausses qui reviennent dans toutes les copies : avec ça, tu traites l'essentiel du chapitre.
Trois acquis de 5e suffisent, et tu les as. Un : les fonctions dans la phrase simple — sujet, COD, COI, attribut du sujet, complément circonstanciel. Deux : la différence entre phrase simple (un verbe conjugué) et phrase complexe (plusieurs verbes conjugués). Trois : les deux façons de relier des propositions, la juxtaposition (virgule, point-virgule, deux-points) et la coordination (mais, ou, et, donc, or, ni, car).
Ce qui s'ajoute cette année tient en un mot : la subordination. Une proposition ne se contente plus d'être posée à côté d'une autre, elle en dépend : c'est la proposition subordonnée, et celle qui la porte est la proposition principale. La relative est le cas où la subordonnée dépend d'un nom — et non du verbe de la phrase.
Si tu vérifies une seule chose avant le contrôle : Le livre que j'ai lu était passionnant est une phrase complexe (deux verbes conjugués : ai lu, était), et que j'ai lu y dépend du nom livre. Tout le reste du chapitre découle de là.
Une proposition subordonnée relative est une proposition qui se rattache à un nom (ou à un pronom) appelé antécédent. Elle apporte une précision sur cet antécédent, et elle est introduite par un pronom relatif : qui, que, dont, où.
L'exemple de référence du cours :
Le livre que j'ai lu était passionnant.
Retiens les deux mots dans cet ordre : antécédent (le nom), pronom relatif (le mot qui ouvre la relative). Toutes les questions du chapitre tournent autour de ces deux-là.
Si tu n'apprends qu'une chose, apprends ce tableau. Chaque pronom relatif correspond à une fonction précise dans la relative : c'est la fonction, et elle seule, qui décide du pronom.
| Pronom | Sa fonction dans la relative | Exemple du cours |
|---|---|---|
| QUI | sujet du verbe de la relative | Le chien qui aboie appartient à ma voisine. (le chien aboie → sujet) |
| QUE (QU') | complément d'objet direct (COD) du verbe de la relative | Le film que j'ai vu était drôle. (j'ai vu le film → COD) |
| DONT | remplace un complément introduit par de : COI, complément circonstanciel ou complément du nom | C'est un auteur dont tout le monde parle. (parler de cet auteur) |
| OÙ | complément circonstanciel de lieu ou de temps | La ville où j'habite est grande. (lieu) / Le soir où il est arrivé. (temps) |
Quatre pronoms, quatre fonctions. Ne mémorise pas les exemples tout seuls : mémorise le couple pronom + fonction. C'est ce couple qu'on te demandera de restituer.
Devant une phrase à trous du type Le stylo … je cherchais, ne devine pas à l'oreille. Applique la méthode du cours, en six temps :
Sur l'exemple : antécédent = le stylo ; reformulation = je cherchais le stylo ; dans cette phrase, le stylo est COD de cherchais → QUE. On écrit : J'ai retrouvé le stylo que je cherchais.
Ce sont les étapes 1 et 2 qui font tout le travail. Tant que tu n'as pas écrit la phrase reformulée, tu n'as aucune raison de choisir un pronom plutôt qu'un autre.
Quatre confusions reviennent partout. Les reconnaître la veille, c'est du barème gratuit.
Les questions de contrôle sont presque toujours l'une de ces trois-là. Voici la forme de réponse qui rapporte tous les points.
Trois éléments, trois occasions de marquer : la relative, l'antécédent, la fonction. Et une justification par la reformulation à chaque fois : c'est elle qui prouve au correcteur que tu n'as pas répondu au hasard.
Qui, que, dont, où : les quatre mots te reviennent, mais dans le désordre — et au moment de choisir, tu hésites entre que et dont. On remet tout en place, dans l'ordre : ce qu'est exactement une relative, ce qu'est un antécédent, la fonction précise de chacun des quatre pronoms, puis la méthode en six temps qui transforme le choix du pronom en une question de fonction grammaticale, et non de sonorité.
Une proposition subordonnée relative est une proposition qui se rattache à un nom (ou à un pronom) appelé antécédent. Elle apporte une précision sur cet antécédent et elle est introduite par un pronom relatif : qui, que, dont, où.
Prends la définition au mot près : elle contient les trois éléments du chapitre.
L'exemple de référence : Le livre que j'ai lu était passionnant. La relative est que j'ai lu ; l'antécédent est le livre.
Antécédent veut dire « ce qui vient avant ». C'est le nom (ou le pronom) que la relative complète, et il est placé avant le pronom relatif — d'où son nom.
Deux vérifications rapides te confirment que tu as trouvé le bon.
Retiens la conséquence pratique : le pronom relatif remplace l'antécédent à l'intérieur de la relative. Dans Le livre que j'ai lu, le mot que tient la place de le livre dans la phrase j'ai lu le livre. C'est ce remplacement qui va nous donner la méthode.
Chaque pronom relatif correspond à une fonction dans la proposition relative. Voici les quatre, avec l'exemple du cours et la reformulation qui justifie la fonction.
Note bien que qui et que se distinguent par une fonction (sujet contre COD), que dont se reconnaît à un mot (la préposition de qui réapparaît dès qu'on reformule) et que où se reconnaît à un sens (un lieu, un moment). Trois façons de reconnaître, une seule méthode pour toutes.
C'est la démarche à appliquer telle quelle, même sur une phrase que tu n'as jamais vue.
Tout le poids de la méthode repose sur l'étape 2. Tant que la phrase reformulée n'est pas écrite, il n'y a rien à décider ; une fois qu'elle est écrite, la réponse se lit dedans. Écris-la, même au brouillon, même en deux mots.
Voilà le livre … j'ai besoin.
Réponse : Voilà le livre dont j'ai besoin. Et la justification qu'on attend sur la copie : « dont remplace du livre, car avoir besoin se construit avec de ».
Un détail à ne pas manquer dans la reformulation : de + le s'écrit du. Le de est toujours là, simplement caché dans du. Même chose avec des au pluriel. Si tu vois du ou des apparaître dans ta reformulation, pense à dont.
Les trois premières ont la même cause : on a choisi le pronom à l'oreille, sans reformuler. Les trois se corrigent par le même geste : écrire la phrase simple. La fille chante → sujet → qui. J'ai lu le livre → COD → que. Tu es arrivé ce jour-là → un moment → où.
| Pronom | Fonction dans la relative | Ce que la reformulation fait apparaître |
|---|---|---|
| QUI | sujet | l'antécédent commande le verbe : le chien aboie |
| QUE / QU' | COD | le verbe a déjà un sujet, l'antécédent est son objet direct : j'ai vu le film |
| DONT | complément introduit par de : COI, complément circonstanciel, complément du nom | un de (ou du, des) réapparaît : tout le monde parle de cet auteur |
| OÙ | complément circonstanciel de lieu ou de temps | l'antécédent est un lieu ou un moment : j'habite dans cette ville, il est arrivé ce soir-là |
Et la phrase à te répéter avant le contrôle : le pronom ne dépend pas du sens du nom, il dépend de la fonction que ce nom occupe dans la relative. Un même antécédent peut appeler plusieurs pronoms différents selon ce qu'on en dit.
Le cours est en place ; on le met en mouvement. Ici, tout le chapitre est déroulé — la définition, l'antécédent, les quatre pronoms un par un avec leurs cas — puis six exemples traités de bout en bout, dont une série où un même antécédent appelle successivement qui, que et dont — où, lui, réclamant un antécédent de lieu ou de temps. Chaque fois, la même grille en six temps : repérer l'antécédent, reformuler, lire la fonction, conclure.
Une proposition subordonnée relative est une proposition qui se rattache à un nom (ou à un pronom) appelé antécédent. Elle apporte une précision sur cet antécédent et elle est introduite par un pronom relatif : qui, que, dont, où.
Trois informations sont empilées dans cette phrase, et il faut les séparer.
L'exemple de référence, à garder en tête tout au long du chapitre :
Le livre que j'ai lu était passionnant.
La relative est que j'ai lu ; l'antécédent est le livre. Le titre du chapitre le résume bien : quatre pronoms pour relier (rattacher la proposition au nom) et enrichir (ajouter une précision).
L'antécédent est le nom ou le pronom que la relative complète. Le mot lui-même le dit : antécédent signifie « qui vient avant ». Il est donc à chercher devant le pronom relatif.
Deux tests, à faire dans cet ordre, confirment que tu tiens le bon.
Test 1 — la suppression. Enlève la relative et lis ce qui reste.
Test 2 — le remplacement. Le pronom relatif tient la place de l'antécédent à l'intérieur de la relative. Remets le nom à la place du pronom :
Ce second test n'est pas une simple vérification : c'est toute la méthode du chapitre. Une fois la phrase reformulée sous les yeux, la fonction de l'antécédent y est lisible — et c'est cette fonction qui commande le pronom.
Repère enfin où commence et où finit la relative : elle commence au pronom relatif et va jusqu'à la fin de son groupe. Dans Le chien qui aboie appartient à ma voisine, la relative est qui aboie — appartient à ma voisine n'en fait pas partie, ce verbe-là a pour sujet le chien, pas le pronom relatif.
Emploi. QUI est sujet du verbe de la relative. Autrement dit : l'antécédent est celui qui fait l'action exprimée dans la relative.
L'exemple du cours : Le chien qui aboie appartient à ma voisine.
La marque à repérer. Quand le pronom est qui, le verbe de la relative n'a pas d'autre sujet : c'est le pronom lui-même qui joue ce rôle. Dans qui aboie, il n'y a rien d'autre que le pronom et le verbe — normal, le sujet est déjà là.
Une conséquence directe sur l'accord. Puisque qui est sujet et qu'il remplace l'antécédent, le verbe de la relative s'accorde avec l'antécédent. Le chien qui aboie (un chien) ; les chiens qui aboient (plusieurs chiens). Ce n'est pas une règle de plus : c'est la définition de qui appliquée jusqu'au bout.
Emploi. QUE est complément d'objet direct (COD) du verbe de la relative. L'antécédent, cette fois, ne fait pas l'action : il la subit, il est l'objet direct du verbe.
L'exemple du cours : Le film que j'ai vu était drôle.
La marque à repérer. Quand le pronom est que, le verbe de la relative a déjà son propre sujet, qui est un autre mot : que j'ai vu. C'est la différence visible avec qui, où aucun autre sujet n'apparaît.
L'élision. que devient qu' devant une voyelle ou un h muet, et cette élision est obligatoire : on écrit le film qu'il a vu, jamais que il. Le pronom est toujours que et sa fonction reste COD : seule l'orthographe change.
Emploi. DONT remplace un complément introduit par de dans la relative. Le cours précise les trois compléments possibles : COI, complément circonstanciel, ou complément du nom.
La signature de dont est toujours la même : dès qu'on reformule, un de réapparaît. C'est le test, et il ne trompe pas.
a) DONT = COI, quand le verbe se construit avec de.
b) DONT = complément du nom, quand le de ne dépend pas du verbe mais d'un nom.
c) DONT = complément circonstanciel, quand le groupe en de exprime une circonstance.
Trois emplois, un seul réflexe : reformule, et regarde si un de revient. S'il revient, c'est dont — quelle que soit la fonction précise du complément.
Emploi. OÙ est un complément circonstanciel de lieu ou de temps. C'est le seul des quatre pronoms qui couvre deux valeurs — et les deux sont au programme.
Les exemples du cours :
La valeur temporelle est celle qu'on oublie, parce que le mot où évoque spontanément un lieu. Retiens-la avec les antécédents qui l'appellent : le jour où, le soir où, le moment où, l'année où. Chaque fois qu'un antécédent désigne un moment et que la relative dit quand, c'est où.
Ne confonds pas non plus le pronom relatif où avec le ou de choix (du thé ou du café) : le pronom relatif porte toujours un accent grave.
Voici la démarche du cours, à appliquer telle quelle devant n'importe quelle phrase.
L'ordre des étapes n'est pas décoratif. Les étapes 1 et 2 sont du travail d'observation : on ne choisit rien, on écrit une phrase. Les étapes 3 à 6 sont de la simple lecture : la fonction est déjà dans la phrase qu'on vient d'écrire, il n'y a plus qu'à la nommer. Un élève qui saute l'étape 2 choisit au son ; un élève qui l'écrit ne se trompe presque jamais.
La fille qui chante est ma cousine.
Conclusion : « qui » remplace « la fille » et est sujet du verbe « chante ».
Le contrôle final. Le verbe chante n'a pas d'autre sujet dans la relative — c'est bien la marque de qui. Écrire « La fille que chante » laisserait chante sans aucun sujet : la phrase serait fausse.
J'ai retrouvé le stylo que je cherchais.
Conclusion : « que » remplace « le stylo » ; c'est le COD de « cherchais » (je cherchais le stylo).
Le contrôle final. Deux sujets sont bien présents dans la phrase complète : je pour ai retrouvé, je pour cherchais. Le pronom n'a donc pas à jouer ce rôle — il est COD, et le pronom est que.
Voilà le livre dont j'ai besoin.
Conclusion : « dont » remplace « du livre » car « avoir besoin » se construit avec de.
Le contrôle final — et le piège. Compare avec Le livre que j'ai lu. Même antécédent, même type de phrase, mais un autre verbe : lire se construit directement (on lit quelque chose, pas de quelque chose) → COD → que. Ce n'est donc pas le nom qui décide, c'est la construction du verbe.
Valeur de lieu : Je me souviens du parc où nous jouions.
Valeur de temps : Il n'oubliera jamais le soir où il a gagné.
À observer. Le pronom est le même dans les deux phrases, et sa fonction porte le même nom de famille — complément circonstanciel —, seule la valeur change : lieu dans un cas, temps dans l'autre. Quand on te demande d'analyser où, précise toujours laquelle des deux : c'est souvent là qu'est le point.
Voici la démonstration que le pronom dépend de la fonction, jamais du nom. On garde le même antécédent, le stylo, et on change seulement ce qu'on en dit.
| Phrase | Reformulation | Fonction de l'antécédent | Pronom |
|---|---|---|---|
| Le stylo … écrit mal est rouge. | le stylo écrit mal | sujet de écrit | QUI |
| J'ai retrouvé le stylo … je cherchais. | je cherchais le stylo | COD de cherchais | QUE |
| Voilà le stylo … j'ai besoin. | j'ai besoin du stylo | complément introduit par de | DONT |
| Le tiroir … je range mes stylos est fermé. | je range mes stylos dans ce tiroir | complément circonstanciel de lieu | OÙ |
Note la dernière ligne : pour employer où, il a fallu changer d'antécédent — le tiroir au lieu de le stylo — parce que où demande un antécédent qui soit un lieu ou un moment. C'est la seule des quatre cases où le sens de l'antécédent intervient. Pour qui, que et dont, le nom peut être n'importe lequel : tout se joue dans la reformulation.
La ville où j'habite a un musée qui attire beaucoup de visiteurs.
Deux pronoms relatifs, donc deux relatives, donc deux antécédents. On les traite séparément, dans l'ordre.
La leçon de cet exemple est dans la seconde relative : l'antécédent est le nom que la relative précise, et pour savoir lequel c'est, on utilise la reformulation. La ville attire beaucoup de visiteurs se dirait aussi, mais ce n'est pas ce que la phrase affirme : c'est du musée qu'on parle, puisque la relative le suit immédiatement. Reformule, puis relis la phrase entière pour vérifier que le sens obtenu est bien celui du texte.
Cette année, la relative n'est plus seule : le programme demande de comprendre la subordination en général, et de distinguer les subordonnées relatives des subordonnées conjonctives. Le mot que tombe pile sur la frontière, parce qu'il peut être l'un ou l'autre.
| Phrase | Ce qui précède que | Le mot que a-t-il une fonction ? | Nature de la subordonnée |
|---|---|---|---|
| Le livre que j'ai lu était passionnant. | un nom : le livre — c'est un antécédent | oui : que est COD de ai lu (j'ai lu le livre) | relative — que est un pronom relatif |
| Je crois que tu as raison. | un verbe : crois — pas d'antécédent | non : il ne remplace rien, il ne fait qu'introduire | conjonctive — que est une conjonction de subordination |
Le test, en deux questions. 1) Y a-t-il un nom juste avant que la proposition précise ? 2) Peut-on reformuler en remettant ce nom à la place de que ? Deux oui → pronom relatif, subordonnée relative. Un non → conjonction, subordonnée conjonctive. Dans Je crois que tu as raison, il n'y a rien à remettre à la place de que : ce n'est pas un pronom.
Et la fonction de la relative elle-même. Attention à ne pas confondre deux questions qu'on te posera toutes les deux cette année :
Formule-le ainsi sur la copie : « que j'ai lu est une proposition subordonnée relative, complément de l'antécédent le livre ; à l'intérieur, le pronom que est COD de ai lu. » Deux fonctions, deux niveaux — et deux fois des points.
| Pronom | Fonction dans la relative | Exemple | Justification à écrire |
|---|---|---|---|
| QUI | sujet du verbe de la relative | La fille qui chante est ma cousine. | « qui » remplace « la fille » et est sujet du verbe « chante » |
| QUE / QU' | COD du verbe de la relative | J'ai retrouvé le stylo que je cherchais. | « que » remplace « le stylo » ; COD de « cherchais » (je cherchais le stylo) |
| DONT | complément introduit par de : COI, complément circonstanciel ou complément du nom | Voilà le livre dont j'ai besoin. | « dont » remplace « du livre » car « avoir besoin » se construit avec de |
| OÙ | complément circonstanciel de lieu ou de temps | Je me souviens du parc où nous jouions. (lieu) Il n'oubliera jamais le soir où il a gagné. (temps) | « où » remplace « dans ce parc » : complément circonstanciel de lieu |
Le noyau du chapitre tient en une phrase : repère l'antécédent, reformule la relative en phrase simple, lis la fonction de l'antécédent dans cette phrase — le pronom est celui qui correspond à cette fonction. Tout le reste n'est que du vocabulaire posé sur ce geste.
Le cours, tu l'as. Reste ce qui coûte réellement des points, et c'est presque toujours la même petite série : que employé à la place de qui, dont collé sur un verbe transitif direct, que mis là où il fallait où, l'élision oubliée, et le de écrit deux fois après dont. On passe chaque piège en revue, avec le contre-test qui le désamorce, puis on regarde comment rédiger la réponse pour ne rien laisser au correcteur.
La confusion la plus fréquente du chapitre, et celle qui pèse le plus lourd dans les barèmes.
L'erreur type du cours : « La fille que chante » est faux — chante n'a pas de sujet, il faut qui.
Le contre-test, en une seconde. Regarde le verbe de la relative et demande-toi : a-t-il déjà un sujet, autre que le pronom relatif ?
C'est exactement la méthode du cours, prise par l'autre bout : au lieu de reformuler pour trouver la fonction, tu constates si la place de sujet est libre ou occupée. Les deux mènent au même résultat — utilise la reformulation quand tu as le temps, ce test quand tu n'en as plus.
La faute symétrique existe aussi, et on l'oublie : écrire qui là où il fallait que, comme dans « le film qui j'ai vu ». Le verbe ai vu a déjà son sujet je ; l'antécédent y est COD (j'ai vu le film) → il faut que.
L'erreur type du cours : « Le livre dont j'ai lu » est faux — lire est transitif direct, son complément est un COD, il faut que.
Le contre-test. Prends le verbe de la relative, tout seul, et essaie les deux constructions à voix basse :
Le piège dans le piège : le même antécédent accepte les deux, avec deux verbes différents. Le livre que j'ai lu et Le livre dont j'ai besoin sont tous les deux corrects. Rien dans le mot livre ne permet de choisir : seul le verbe décide.
Le cas qu'on rate le plus souvent : le de ne dépend pas toujours du verbe. Dans Je lis un livre dont la couverture est abîmée, la reformulation donne la couverture du livre est abîmée : le de y complète le nom couverture, pas le verbe. C'est le cas du complément du nom, prévu par le cours — et c'est dont.
L'erreur type du cours : « Le jour que tu es arrivé » est faux — pour un moment, il faut où. → Le jour où tu es arrivé.
Cette faute est presque toujours une faute d'oreille : « le jour que » se dit couramment à l'oral. À l'écrit, elle est sanctionnée.
Le contre-test. Reformule et regarde ce que devient l'antécédent dans la phrase simple :
Le contre-piège, tout aussi important : un antécédent qui désigne un lieu ou un moment n'appelle pas automatiquement où. Tout dépend de sa fonction dans la relative.
Même nom, même sens, deux pronoms différents. Retiens la formule : ce n'est pas le sens de l'antécédent qui commande, c'est sa fonction dans la relative. Le sens du nom n'intervient qu'à l'étape 6, pour confirmer que où est possible — jamais pour l'imposer.
La règle du cours : l'élision est obligatoire — que devient qu' devant une voyelle ou un h muet. Le film qu'il a vu. Écrire « le film que il a vu » est une faute.
Deux conséquences valent des points au contrôle.
Le piège d'oral. À l'oreille, qui a et qu'il a se ressemblent. Ne tranche jamais au son : reformule. Le chien qui a aboyé → le chien a aboyé, l'antécédent est sujet → qui. Le film qu'il a vu → il a vu le film, l'antécédent est COD → que élidé.
Dont remplace le complément introduit par de. Il contient donc déjà ce de : le réécrire dans la relative fait un doublon.
Même chose avec les autres constructions : « le livre dont j'ai besoin de ça » est fautif ; le livre dont j'ai besoin suffit.
Le contrôle. Une fois ta phrase écrite, relis la relative et compte les de. Le pronom dont en vaut un — il ne doit pas en rester un second, ni sous la forme de, ni sous la forme du, des, de lui, d'elle. Le de n'apparaît que dans la reformulation, au brouillon, jamais dans la phrase finale.
C'est aussi ce qui explique une bizarrerie apparente : la reformulation de dont j'ai besoin donne j'ai besoin du livre, avec du — mais du n'est que la contraction de de + le. Le de est bien là, et dont l'absorbe tout entier.
Ce point ne demande aucune règle nouvelle : il découle de la définition. Puisque qui est sujet du verbe de la relative et qu'il remplace l'antécédent, c'est avec l'antécédent que ce verbe s'accorde.
Le geste : avant d'accorder le verbe de la relative, remonte au nom qui précède le qui et regarde son nombre. C'est encore la reformulation qui te sauve : les chiens aboient — écrite ainsi, l'erreur d'accord devient impossible.
Attention à la faute symétrique : avec que, le verbe de la relative ne s'accorde pas avec l'antécédent, puisque son sujet est un autre mot. Dans les stylos que je cherchais, le verbe cherchais suit son sujet je, et pas les stylos. Repère toujours d'abord quel est le sujet du verbe ; l'accord suit.
Le cas de 4e à connaître : « c'est moi qui… ». Le programme de cette année vise expressément l'accord du verbe quand le sujet est un pronom relatif. Puisque qui reprend l'antécédent, il en reprend aussi la personne, pas seulement le nombre :
Le geste est le même que d'habitude : reformule. Moi, j'arrive le premier — l'accord devient évident.
Une réponse fausse sur la fonction vient souvent d'un antécédent mal identifié en amont. Le cours prévoit précisément ce cas : l'étape 1 demande de repérer le nom que la relative complète, et l'étape 2 sert à le vérifier.
Prends : La ville où j'habite a un musée qui attire beaucoup de visiteurs.
Le second réflexe, sur le découpage. Quand on te demande de souligner la relative, ne déborde pas : elle commence au pronom relatif et s'arrête à la fin de son groupe. Dans Le chien qui aboie appartient à ma voisine, la relative est qui aboie uniquement. Le verbe appartient relève de la phrase, pas de la relative : son sujet à lui, c'est le chien.
Un moyen simple de vérifier : la relative doit pouvoir être supprimée sans casser la phrase. Le chien appartient à ma voisine. Ça tient. Si ce qui reste après suppression ne tient pas debout, c'est que tu as coupé trop large.
Sur la plupart des sujets, trois questions reviennent. Voici la réponse complète attendue pour chacune.
La justification par reformulation est ce qui sépare une réponse notée d'une réponse à moitié notée. Elle tient en trois mots entre parenthèses ; elle prouve que tu appliques la méthode et pas ta mémoire.
Dernier réflexe avant de rendre. Sur chaque relative que tu as écrite ou analysée, repasse les quatre contrôles, dans cet ordre :
Tu tiens le chapitre ? Alors soulève le capot. Ce cours ne t'a pas seulement appris quatre mots : il t'a fait manipuler un mécanisme unique — un pronom qui, en même temps, remplace un nom et occupe une fonction dans une autre proposition. C'est ce double travail qui fait de la relative l'outil le plus rentable de la phrase française, et c'est lui que la 3e reprendra sous d'autres noms : groupe nominal étendu, accord au sein de ce groupe, accord du participe passé, caractéristiques d'écriture d'un auteur.
Relis la définition du cours en la découpant. Le pronom relatif fait deux choses à la fois, et c'est de là que vient toute la difficulté du chapitre :
Le kicker du cours le dit d'ailleurs en toutes lettres : quatre pronoms pour relier et enrichir. Relier, c'est le premier métier ; enrichir, c'est le résultat — l'antécédent reçoit une précision qu'aucun mot isolé ne pouvait lui donner.
Une fois que tu vois ces deux métiers, la méthode du cours cesse d'être une recette et devient évidente. On te demande de reformuler la relative en phrase simple ? C'est simplement une façon de rendre visible le second métier : en remettant le nom à la place du pronom, tu fais apparaître la fonction que le pronom occupait. Tout le chapitre est là.
Le cours dit que la relative apporte une précision sur l'antécédent. Prends cette phrase au sérieux : elle place la relative dans la même famille que tous les autres moyens d'ajouter une information à un nom.
Compare, sur le même nom :
Les trois répondent à la même question — quel chien ? — mais seule la troisième contient un verbe conjugué, donc un temps, donc éventuellement un autre sujet. C'est ce qui rend la relative bien plus puissante qu'un adjectif : elle permet d'accrocher à un nom une action entière, avec ses propres compléments.
C'est aussi pour cela que la relative permet d'éviter la phrase hachée. Deux phrases courtes — J'ai lu un livre. Il était passionnant. — deviennent une phrase construite : Le livre que j'ai lu était passionnant. Le programme de 4e le dit en toutes lettres : il faut savoir organiser la progression d'un texte comportant des subordonnées, et en assurer la cohérence. C'est exactement ce moteur-là que tu viens d'apprendre.
Regarde bien la ligne de dont : le cours te donne un pronom spécialisé pour le complément introduit par de. Une question se pose alors naturellement — et pour les autres prépositions ?
Essaie de fabriquer une relative pour : je pense à ce livre, ou j'écris avec ce stylo. Aucun des quatre pronoms du chapitre ne convient : dont est réservé à de, où à un lieu ou un moment, qui au sujet, que au COD. Le tableau de ce chapitre ne couvre pas ces cas — et ce n'est pas un oubli : le programme de 4e demande d'identifier et de nommer les pronoms relatifs sans en chercher la liste complète.
La suite de la liste existe pourtant, et tu la rencontreras en lecture : des pronoms relatifs employés après une préposition (le stylo avec lequel j'écris, l'ami à qui je pense, le film auquel tout le monde fait référence). On ne te demande pas de les manier ; sache seulement les reconnaître comme des pronoms relatifs. Retiens surtout la logique, parce qu'elle est déjà la tienne : chaque construction de verbe appelle une forme de pronom relatif adaptée. Dont n'est que le cas particulier de de — le plus fréquent, et donc le premier appris.
Le réflexe à emporter : quand tu bloques sur une relative, reformule la phrase simple et regarde quelle préposition apparaît. Si c'est de, tu sais faire — c'est dont. Si c'est une autre, tu viens de rencontrer une forme composée : reconnais-la, et n'essaie pas de la faire entrer de force dans dont.
Un détail de la définition passe inaperçu et prépare tout un pan de la suite : la relative se rattache à un nom ou à un pronom.
Cela veut dire que l'antécédent peut être un mot qui, tout seul, ne désigne rien de précis :
Rien ne change dans ta méthode : les six étapes s'appliquent exactement pareil. Ce qui change, c'est l'usage — avec un antécédent pronom, la relative ne se contente plus de préciser un nom déjà là, elle fournit toute l'identification. C'est un outil d'écriture que tu retrouveras dans les définitions, les proverbes, les maximes.
Voici le point où ce chapitre va te rapporter des points dans un autre chapitre. Reprends l'exemple du cours : Le film que j'ai vu était drôle.
Le cours t'a fait établir deux choses : le pronom que est COD du verbe ai vu ; et il remplace l'antécédent le film. Or ce COD est écrit avant le verbe, alors que dans la phrase reformulée — j'ai vu le film — il était après.
C'est précisément la situation que vise la règle d'accord du participe passé avec avoir : le participe s'accorde avec le COD lorsque celui-ci est placé avant. Et une relative en que place systématiquement le COD avant le verbe. D'où :
Retiens le lien plutôt que la règle : identifier que comme COD, c'est déjà avoir fait la moitié du travail d'accord. Et à l'inverse, une erreur d'analyse du pronom relatif se paie deux fois — sur la question de grammaire, puis dans la dictée.
Le cours te montre une relative à la fois. Rien n'interdit d'en mettre plusieurs — c'est même la règle dans les textes que tu liras. Et ce n'est pas hors programme : analyser l'enchainement et l'imbrication des propositions subordonnées est un objectif de 4e. Autant s'y mettre tout de suite.
Deux cas à distinguer, et tu peux les analyser dès maintenant avec ta méthode.
Ce second cas ne demande aucune connaissance nouvelle : reformule, comme toujours. Première relative : l'auteur a écrit un livre → l'antécédent est sujet → qui. Seconde relative : tout le monde parle de ce livre → le de apparaît → dont. Ta méthode ne fatigue pas ; elle s'applique proposition par proposition, quelle que soit la longueur de la phrase.
C'est ce mécanisme qui explique qu'une phrase littéraire puisse tenir sur dix lignes sans cesser d'être analysable : elle n'utilise pas d'autres briques que celles que tu viens d'apprendre — elle les emboîte, c'est tout.
La relative ne disparaît pas l'année prochaine : elle change de place. Le programme de 3e ne la présente plus comme une nouveauté, il demande de la consolider dans des structures plus longues. Voici les chantiers qui t'attendent — ils reposent tous sur ce que tu viens d'apprendre.
Le noyau à emporter tient en une phrase, et il ne changera plus : une relative se rattache à un antécédent, et son pronom prend la fonction que l'antécédent occuperait dans la phrase simple correspondante. Les quatre mots — qui, que, dont, où — ne sont que les quatre réponses possibles à cette unique question.
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