Français · 4e

Les propositions subordonnées relatives

Contrôle demain et « proposition subordonnée relative » ne t'évoque rien ? Ce chapitre tient dans un tableau de quatre lignes et un seul geste. Le tableau : qui, que, dont, où, et la fonction de chacun. Le geste : reformuler la relative comme une phrase simple, en remettant l'antécédent à la place du pronom. Apprends ces quatre lignes, la méthode en six temps et les quatre phrases fausses qui reviennent dans toutes les copies : avec ça, tu traites l'essentiel du chapitre.

Ce que tu ramènes de 5e — et tout ce qui s'ajoute

Trois acquis de 5e suffisent, et tu les as. Un : les fonctions dans la phrase simple — sujet, COD, COI, attribut du sujet, complément circonstanciel. Deux : la différence entre phrase simple (un verbe conjugué) et phrase complexe (plusieurs verbes conjugués). Trois : les deux façons de relier des propositions, la juxtaposition (virgule, point-virgule, deux-points) et la coordination (mais, ou, et, donc, or, ni, car).

Ce qui s'ajoute cette année tient en un mot : la subordination. Une proposition ne se contente plus d'être posée à côté d'une autre, elle en dépend : c'est la proposition subordonnée, et celle qui la porte est la proposition principale. La relative est le cas où la subordonnée dépend d'un nom — et non du verbe de la phrase.

Si tu vérifies une seule chose avant le contrôle : Le livre que j'ai lu était passionnant est une phrase complexe (deux verbes conjugués : ai lu, était), et que j'ai lu y dépend du nom livre. Tout le reste du chapitre découle de là.

La définition à apprendre telle quelle

Une proposition subordonnée relative est une proposition qui se rattache à un nom (ou à un pronom) appelé antécédent. Elle apporte une précision sur cet antécédent, et elle est introduite par un pronom relatif : qui, que, dont, où.

L'exemple de référence du cours :

Le livre que j'ai lu était passionnant.

  • la relative, c'est que j'ai lu ;
  • l'antécédent, c'est le livre, le nom placé juste avant, celui que la relative précise.

Retiens les deux mots dans cet ordre : antécédent (le nom), pronom relatif (le mot qui ouvre la relative). Toutes les questions du chapitre tournent autour de ces deux-là.

Le tableau des quatre pronoms — à apprendre ce soir

Si tu n'apprends qu'une chose, apprends ce tableau. Chaque pronom relatif correspond à une fonction précise dans la relative : c'est la fonction, et elle seule, qui décide du pronom.

PronomSa fonction dans la relativeExemple du cours
QUIsujet du verbe de la relativeLe chien qui aboie appartient à ma voisine. (le chien aboie → sujet)
QUE (QU')complément d'objet direct (COD) du verbe de la relativeLe film que j'ai vu était drôle. (j'ai vu le film → COD)
DONTremplace un complément introduit par de : COI, complément circonstanciel ou complément du nomC'est un auteur dont tout le monde parle. (parler de cet auteur)
complément circonstanciel de lieu ou de tempsLa ville où j'habite est grande. (lieu) / Le soir où il est arrivé. (temps)

Quatre pronoms, quatre fonctions. Ne mémorise pas les exemples tout seuls : mémorise le couple pronom + fonction. C'est ce couple qu'on te demandera de restituer.

Le geste qui donne la réponse : reformuler

Devant une phrase à trous du type Le stylo … je cherchais, ne devine pas à l'oreille. Applique la méthode du cours, en six temps :

  • 1. Repère l'antécédent : le nom que la relative complète.
  • 2. Reformule la relative comme une phrase simple : remplace le pronom par l'antécédent.
  • 3. Si l'antécédent est sujet dans cette phrase → QUI.
  • 4. S'il est CODQUE (qu' devant voyelle ou h muet).
  • 5. Si le verbe se construit avec de (parler de, avoir besoin de…) ou s'il y a un complément du nomDONT.
  • 6. Si le pronom indique un lieu ou un moment.

Sur l'exemple : antécédent = le stylo ; reformulation = je cherchais le stylo ; dans cette phrase, le stylo est COD de cherchaisQUE. On écrit : J'ai retrouvé le stylo que je cherchais.

Ce sont les étapes 1 et 2 qui font tout le travail. Tant que tu n'as pas écrit la phrase reformulée, tu n'as aucune raison de choisir un pronom plutôt qu'un autre.

Les quatre phrases fausses à connaître

Quatre confusions reviennent partout. Les reconnaître la veille, c'est du barème gratuit.

  • QUI / QUE. « La fille que chante » est faux : chante n'a pas de sujet, il faut qui. → La fille qui chante est ma cousine.
  • DONT / QUE. « Le livre dont j'ai lu » est faux : lire est transitif direct, son complément est un COD, il faut que. → Le livre que j'ai lu.
  • OÙ / QUE. « Le jour que tu es arrivé » est faux : pour un moment, il faut . → Le jour tu es arrivé.
  • Élision. que devient qu' devant une voyelle ou un h muet : le film qu'il a vu. Ce n'est pas facultatif.

Ce qu'on attend de toi sur la copie

Les questions de contrôle sont presque toujours l'une de ces trois-là. Voici la forme de réponse qui rapporte tous les points.

  • « Souligne la proposition subordonnée relative. » Tu soulignes à partir du pronom relatif et tu vas jusqu'à la fin du groupe : dans Le livre que j'ai lu était passionnant, tu soulignes que j'ai lu, et pas était passionnant.
  • « Donne l'antécédent. » Tu cites le nom (ou le pronom) précisé par la relative : ici, le livre.
  • « Donne la fonction du pronom relatif. » Tu réponds avec le mot exact du tableau : sujet pour qui, COD pour que, complément introduit par de pour dont, complément circonstanciel de lieu ou de temps pour — et tu justifies par la reformulation : « j'ai lu le livre, donc COD ».

Trois éléments, trois occasions de marquer : la relative, l'antécédent, la fonction. Et une justification par la reformulation à chaque fois : c'est elle qui prouve au correcteur que tu n'as pas répondu au hasard.

Qui, que, dont, où : les quatre mots te reviennent, mais dans le désordre — et au moment de choisir, tu hésites entre que et dont. On remet tout en place, dans l'ordre : ce qu'est exactement une relative, ce qu'est un antécédent, la fonction précise de chacun des quatre pronoms, puis la méthode en six temps qui transforme le choix du pronom en une question de fonction grammaticale, et non de sonorité.

1. Ce qu'est une proposition subordonnée relative

Une proposition subordonnée relative est une proposition qui se rattache à un nom (ou à un pronom) appelé antécédent. Elle apporte une précision sur cet antécédent et elle est introduite par un pronom relatif : qui, que, dont, où.

Prends la définition au mot près : elle contient les trois éléments du chapitre.

  • un antécédent — un nom, ou un pronom ;
  • un pronom relatifqui, que, dont ou ;
  • une proposition qui suit ce pronom et qui précise l'antécédent.

L'exemple de référence : Le livre que j'ai lu était passionnant. La relative est que j'ai lu ; l'antécédent est le livre.

2. L'antécédent, et pourquoi ce mot compte

Antécédent veut dire « ce qui vient avant ». C'est le nom (ou le pronom) que la relative complète, et il est placé avant le pronom relatif — d'où son nom.

Deux vérifications rapides te confirment que tu as trouvé le bon.

  • Supprime la relative. Le livre était passionnant. La phrase tient toujours debout : cela confirme que la relative n'était qu'une précision ajoutée sur le nom livre.
  • Isole la relative. Que j'ai lu. Toute seule, elle ne veut rien dire : elle a besoin du nom auquel elle se rattache. C'est bien pour cela qu'on l'appelle subordonnée.

Retiens la conséquence pratique : le pronom relatif remplace l'antécédent à l'intérieur de la relative. Dans Le livre que j'ai lu, le mot que tient la place de le livre dans la phrase j'ai lu le livre. C'est ce remplacement qui va nous donner la méthode.

3. Les quatre pronoms relatifs et leurs emplois

Chaque pronom relatif correspond à une fonction dans la proposition relative. Voici les quatre, avec l'exemple du cours et la reformulation qui justifie la fonction.

  • QUI est sujet du verbe de la relative.
    Le chien qui aboie appartient à ma voisine. → reformulation : le chien aboie. Le chien y est sujet du verbe aboie.
  • QUE (QU') est complément d'objet direct (COD) du verbe de la relative.
    Le film que j'ai vu était drôle. → reformulation : j'ai vu le film. Le film y est COD de ai vu.
  • DONT remplace un complément introduit par de dans la relative : COI, complément circonstanciel ou complément du nom.
    C'est un auteur dont tout le monde parle. → reformulation : tout le monde parle de cet auteur. Le de apparaît : c'est la signature de dont.
  • est un complément circonstanciel de lieu ou de temps.
    La ville où j'habite est grande. (lieu) · Le soir où il est arrivé. (temps)

Note bien que qui et que se distinguent par une fonction (sujet contre COD), que dont se reconnaît à un mot (la préposition de qui réapparaît dès qu'on reformule) et que se reconnaît à un sens (un lieu, un moment). Trois façons de reconnaître, une seule méthode pour toutes.

4. La méthode — choisir le bon pronom relatif

C'est la démarche à appliquer telle quelle, même sur une phrase que tu n'as jamais vue.

  • 1. Repère l'antécédent : le nom que la relative complète.
  • 2. Reformule la relative comme une phrase simple : remplace le pronom par l'antécédent.
  • 3. Si l'antécédent est sujet dans cette phrase → QUI.
  • 4. S'il est CODQUE (qu' devant voyelle ou h muet).
  • 5. Si le verbe se construit avec de (parler de, avoir besoin de…) ou s'il y a un complément du nomDONT.
  • 6. S'il indique un lieu ou un moment.

Tout le poids de la méthode repose sur l'étape 2. Tant que la phrase reformulée n'est pas écrite, il n'y a rien à décider ; une fois qu'elle est écrite, la réponse se lit dedans. Écris-la, même au brouillon, même en deux mots.

5. La méthode appliquée, une fois, en entier

Voilà le livre … j'ai besoin.

  • Étape 1 — l'antécédent. La relative précise le livre. Antécédent : le livre.
  • Étape 2 — la reformulation. Je remets l'antécédent à la place du pronom dans la relative : j'ai besoin du livre.
  • Étapes 3 à 6 — la lecture de la fonction. Dans cette phrase, le livre n'est ni sujet (le sujet est je) ni COD : il est amené par de, parce que avoir besoin se construit avec de. C'est l'étape 5.

Réponse : Voilà le livre dont j'ai besoin. Et la justification qu'on attend sur la copie : « dont remplace du livre, car avoir besoin se construit avec de ».

Un détail à ne pas manquer dans la reformulation : de + le s'écrit du. Le de est toujours là, simplement caché dans du. Même chose avec des au pluriel. Si tu vois du ou des apparaître dans ta reformulation, pense à dont.

6. Les erreurs fréquentes

  • QUI / QUE : « La fille que chante » est faux — chante n'a pas de sujet, il faut qui.
  • DONT / QUE : « Le livre dont j'ai lu » est faux — lire est transitif direct (son complément est un COD), il faut que.
  • OÙ / QUE : « Le jour que tu es arrivé » est faux — pour un moment, il faut .
  • Élision obligatoire : que devient qu' devant une voyelle ou un h muetle film qu'il a vu.

Les trois premières ont la même cause : on a choisi le pronom à l'oreille, sans reformuler. Les trois se corrigent par le même geste : écrire la phrase simple. La fille chante → sujet → qui. J'ai lu le livre → COD → que. Tu es arrivé ce jour-là → un moment → .

7. Le récapitulatif à emporter

PronomFonction dans la relativeCe que la reformulation fait apparaître
QUIsujetl'antécédent commande le verbe : le chien aboie
QUE / QU'CODle verbe a déjà un sujet, l'antécédent est son objet direct : j'ai vu le film
DONTcomplément introduit par de : COI, complément circonstanciel, complément du nomun de (ou du, des) réapparaît : tout le monde parle de cet auteur
complément circonstanciel de lieu ou de tempsl'antécédent est un lieu ou un moment : j'habite dans cette ville, il est arrivé ce soir-là

Et la phrase à te répéter avant le contrôle : le pronom ne dépend pas du sens du nom, il dépend de la fonction que ce nom occupe dans la relative. Un même antécédent peut appeler plusieurs pronoms différents selon ce qu'on en dit.

Le cours est en place ; on le met en mouvement. Ici, tout le chapitre est déroulé — la définition, l'antécédent, les quatre pronoms un par un avec leurs cas — puis six exemples traités de bout en bout, dont une série où un même antécédent appelle successivement qui, que et dont, lui, réclamant un antécédent de lieu ou de temps. Chaque fois, la même grille en six temps : repérer l'antécédent, reformuler, lire la fonction, conclure.

1. La relative : la définition, et ce qu'elle contient

Une proposition subordonnée relative est une proposition qui se rattache à un nom (ou à un pronom) appelé antécédent. Elle apporte une précision sur cet antécédent et elle est introduite par un pronom relatif : qui, que, dont, où.

Trois informations sont empilées dans cette phrase, et il faut les séparer.

  • C'est une proposition : un groupe de mots organisé autour d'un verbe. Dans que j'ai lu, le verbe est ai lu.
  • Elle est subordonnée : elle ne vit pas toute seule, elle se rattache à un nom.
  • Elle est relative : elle est introduite par un pronom relatif, c'est-à-dire un pronom qui met la proposition en relation avec ce nom.

L'exemple de référence, à garder en tête tout au long du chapitre :

Le livre que j'ai lu était passionnant.

La relative est que j'ai lu ; l'antécédent est le livre. Le titre du chapitre le résume bien : quatre pronoms pour relier (rattacher la proposition au nom) et enrichir (ajouter une précision).

2. L'antécédent : le trouver, et le vérifier

L'antécédent est le nom ou le pronom que la relative complète. Le mot lui-même le dit : antécédent signifie « qui vient avant ». Il est donc à chercher devant le pronom relatif.

Deux tests, à faire dans cet ordre, confirment que tu tiens le bon.

Test 1 — la suppression. Enlève la relative et lis ce qui reste.

  • Le livre que j'ai lu était passionnant.Le livre était passionnant. La phrase tient : la relative était bien une précision ajoutée au nom livre, exactement ce qu'annonce la définition.

Test 2 — le remplacement. Le pronom relatif tient la place de l'antécédent à l'intérieur de la relative. Remets le nom à la place du pronom :

  • que j'ai luj'ai lu le livre. Ça se dit, ça a un sens : l'antécédent est confirmé.

Ce second test n'est pas une simple vérification : c'est toute la méthode du chapitre. Une fois la phrase reformulée sous les yeux, la fonction de l'antécédent y est lisible — et c'est cette fonction qui commande le pronom.

Repère enfin où commence et où finit la relative : elle commence au pronom relatif et va jusqu'à la fin de son groupe. Dans Le chien qui aboie appartient à ma voisine, la relative est qui aboieappartient à ma voisine n'en fait pas partie, ce verbe-là a pour sujet le chien, pas le pronom relatif.

3. QUI — sujet du verbe de la relative

Emploi. QUI est sujet du verbe de la relative. Autrement dit : l'antécédent est celui qui fait l'action exprimée dans la relative.

L'exemple du cours : Le chien qui aboie appartient à ma voisine.

  • Antécédent : le chien.
  • Reformulation : le chien aboie.
  • Dans cette phrase, le chien est sujet du verbe aboieQUI.

La marque à repérer. Quand le pronom est qui, le verbe de la relative n'a pas d'autre sujet : c'est le pronom lui-même qui joue ce rôle. Dans qui aboie, il n'y a rien d'autre que le pronom et le verbe — normal, le sujet est déjà là.

Une conséquence directe sur l'accord. Puisque qui est sujet et qu'il remplace l'antécédent, le verbe de la relative s'accorde avec l'antécédent. Le chien qui aboie (un chien) ; les chiens qui aboient (plusieurs chiens). Ce n'est pas une règle de plus : c'est la définition de qui appliquée jusqu'au bout.

4. QUE (QU') — complément d'objet direct de la relative

Emploi. QUE est complément d'objet direct (COD) du verbe de la relative. L'antécédent, cette fois, ne fait pas l'action : il la subit, il est l'objet direct du verbe.

L'exemple du cours : Le film que j'ai vu était drôle.

  • Antécédent : le film.
  • Reformulation : j'ai vu le film.
  • Dans cette phrase, le sujet est je ; le film répond à « j'ai vu quoi ? » : c'est le COD de ai vuQUE.

La marque à repérer. Quand le pronom est que, le verbe de la relative a déjà son propre sujet, qui est un autre mot : que j'ai vu. C'est la différence visible avec qui, où aucun autre sujet n'apparaît.

L'élision. que devient qu' devant une voyelle ou un h muet, et cette élision est obligatoire : on écrit le film qu'il a vu, jamais que il. Le pronom est toujours que et sa fonction reste COD : seule l'orthographe change.

5. DONT — le pronom du complément en « de »

Emploi. DONT remplace un complément introduit par de dans la relative. Le cours précise les trois compléments possibles : COI, complément circonstanciel, ou complément du nom.

La signature de dont est toujours la même : dès qu'on reformule, un de réapparaît. C'est le test, et il ne trompe pas.

a) DONT = COI, quand le verbe se construit avec de.

  • C'est un auteur dont tout le monde parle.tout le monde parle de cet auteur. Le verbe parler se construit avec de.
  • Voilà le livre dont j'ai besoin.j'ai besoin du livre. La locution avoir besoin se construit avec de — et de + le donne du.

b) DONT = complément du nom, quand le de ne dépend pas du verbe mais d'un nom.

  • Je lis un livre dont la couverture est abîmée.la couverture du livre est abîmée. Ici, du livre ne complète pas le verbe est : il complète le nom couverture.

c) DONT = complément circonstanciel, quand le groupe en de exprime une circonstance.

  • J'aime la manière dont il raconte ses souvenirs.il raconte ses souvenirs de cette manière.

Trois emplois, un seul réflexe : reformule, et regarde si un de revient. S'il revient, c'est dont — quelle que soit la fonction précise du complément.

6. OÙ — complément circonstanciel de lieu ou de temps

Emploi. OÙ est un complément circonstanciel de lieu ou de temps. C'est le seul des quatre pronoms qui couvre deux valeurs — et les deux sont au programme.

Les exemples du cours :

  • LieuLa ville où j'habite est grande.j'habite dans cette ville. L'antécédent désigne un endroit.
  • TempsLe soir où il est arrivé.il est arrivé ce soir-là. L'antécédent désigne un moment.

La valeur temporelle est celle qu'on oublie, parce que le mot évoque spontanément un lieu. Retiens-la avec les antécédents qui l'appellent : le jour où, le soir où, le moment où, l'année où. Chaque fois qu'un antécédent désigne un moment et que la relative dit quand, c'est .

Ne confonds pas non plus le pronom relatif avec le ou de choix (du thé ou du café) : le pronom relatif porte toujours un accent grave.

7. La méthode complète, en six temps

Voici la démarche du cours, à appliquer telle quelle devant n'importe quelle phrase.

  • 1. Repérer l'antécédent — le nom que la relative complète.
  • 2. Reformuler la relative comme une phrase simple — remplacer le pronom par l'antécédent.
  • 3. L'antécédent est sujet dans cette phrase → QUI.
  • 4. Il est CODQUE (qu' devant voyelle ou h muet).
  • 5. Le verbe se construit avec de (parler de, avoir besoin de…), ou il y a un complément du nomDONT.
  • 6. Il indique un lieu ou un moment.

L'ordre des étapes n'est pas décoratif. Les étapes 1 et 2 sont du travail d'observation : on ne choisit rien, on écrit une phrase. Les étapes 3 à 6 sont de la simple lecture : la fonction est déjà dans la phrase qu'on vient d'écrire, il n'y a plus qu'à la nommer. Un élève qui saute l'étape 2 choisit au son ; un élève qui l'écrit ne se trompe presque jamais.

8. Exemple traité — QUI, sujet

La fille qui chante est ma cousine.

  • La relative. Elle commence au pronom relatif : qui chante.
  • Étape 1 — l'antécédent. La relative précise la fille. Antécédent : la fille. Vérification par suppression : La fille est ma cousine. — la phrase tient.
  • Étape 2 — la reformulation. Je remets l'antécédent à la place du pronom : la fille chante.
  • Étape 3 — la fonction. Dans la fille chante, qui est-ce qui chante ? la fille : elle est sujet du verbe chante.

Conclusion : « qui » remplace « la fille » et est sujet du verbe « chante ».

Le contrôle final. Le verbe chante n'a pas d'autre sujet dans la relative — c'est bien la marque de qui. Écrire « La fille que chante » laisserait chante sans aucun sujet : la phrase serait fausse.

9. Exemple traité — QUE, COD

J'ai retrouvé le stylo que je cherchais.

  • La relative. que je cherchais.
  • Étape 1 — l'antécédent. La relative précise le stylo. Antécédent : le stylo. Suppression : J'ai retrouvé le stylo. — la phrase tient.
  • Étape 2 — la reformulation. je cherchais le stylo.
  • Étape 4 — la fonction. Le sujet est je, il est déjà pris. Le stylo répond à « je cherchais quoi ? » : c'est le COD du verbe cherchais.

Conclusion : « que » remplace « le stylo » ; c'est le COD de « cherchais » (je cherchais le stylo).

Le contrôle final. Deux sujets sont bien présents dans la phrase complète : je pour ai retrouvé, je pour cherchais. Le pronom n'a donc pas à jouer ce rôle — il est COD, et le pronom est que.

10. Exemple traité — DONT, complément en « de »

Voilà le livre dont j'ai besoin.

  • La relative. dont j'ai besoin.
  • Étape 1 — l'antécédent. le livre.
  • Étape 2 — la reformulation. j'ai besoin du livre.
  • Étape 5 — la fonction. La construction du verbe décide : avoir besoin se construit avec de. Dans la reformulation, le de est visible, contracté en du.

Conclusion : « dont » remplace « du livre » car « avoir besoin » se construit avec de.

Le contrôle final — et le piège. Compare avec Le livre que j'ai lu. Même antécédent, même type de phrase, mais un autre verbe : lire se construit directement (on lit quelque chose, pas de quelque chose) → COD → que. Ce n'est donc pas le nom qui décide, c'est la construction du verbe.

11. Exemple traité — OÙ, lieu puis temps

Valeur de lieu : Je me souviens du parc où nous jouions.

  • Antécédent : le parc — un lieu.
  • Reformulation : nous jouions dans ce parc.
  • Fonction : dans ce parc dit se passe l'action : complément circonstanciel de lieu.

Valeur de temps : Il n'oubliera jamais le soir où il a gagné.

  • Antécédent : le soir — un moment.
  • Reformulation : il a gagné ce soir-là.
  • Fonction : ce soir-là dit quand se passe l'action : complément circonstanciel de temps.

À observer. Le pronom est le même dans les deux phrases, et sa fonction porte le même nom de famille — complément circonstanciel —, seule la valeur change : lieu dans un cas, temps dans l'autre. Quand on te demande d'analyser , précise toujours laquelle des deux : c'est souvent là qu'est le point.

12. Exemple traité — un seul antécédent, les quatre pronoms

Voici la démonstration que le pronom dépend de la fonction, jamais du nom. On garde le même antécédent, le stylo, et on change seulement ce qu'on en dit.

PhraseReformulationFonction de l'antécédentPronom
Le stylo … écrit mal est rouge.le stylo écrit malsujet de écritQUI
J'ai retrouvé le stylo … je cherchais.je cherchais le styloCOD de cherchaisQUE
Voilà le stylo … j'ai besoin.j'ai besoin du stylocomplément introduit par deDONT
Le tiroir … je range mes stylos est fermé.je range mes stylos dans ce tiroircomplément circonstanciel de lieu

Note la dernière ligne : pour employer , il a fallu changer d'antécédent — le tiroir au lieu de le stylo — parce que demande un antécédent qui soit un lieu ou un moment. C'est la seule des quatre cases où le sens de l'antécédent intervient. Pour qui, que et dont, le nom peut être n'importe lequel : tout se joue dans la reformulation.

13. Exemple traité — une phrase qui en contient deux

La ville où j'habite a un musée qui attire beaucoup de visiteurs.

Deux pronoms relatifs, donc deux relatives, donc deux antécédents. On les traite séparément, dans l'ordre.

  • Première relative : où j'habite. Antécédent : la ville. Reformulation : j'habite dans cette ville. Fonction : complément circonstanciel de lieu.
  • Seconde relative : qui attire beaucoup de visiteurs. Antécédent : un musée — et non la ville, comme le confirme la reformulation : le musée attire beaucoup de visiteurs. Fonction : sujet de attireQUI.

La leçon de cet exemple est dans la seconde relative : l'antécédent est le nom que la relative précise, et pour savoir lequel c'est, on utilise la reformulation. La ville attire beaucoup de visiteurs se dirait aussi, mais ce n'est pas ce que la phrase affirme : c'est du musée qu'on parle, puisque la relative le suit immédiatement. Reformule, puis relis la phrase entière pour vérifier que le sens obtenu est bien celui du texte.

14. QUE pronom relatif ou QUE conjonction ? La question de 4e

Cette année, la relative n'est plus seule : le programme demande de comprendre la subordination en général, et de distinguer les subordonnées relatives des subordonnées conjonctives. Le mot que tombe pile sur la frontière, parce qu'il peut être l'un ou l'autre.

PhraseCe qui précède queLe mot que a-t-il une fonction ?Nature de la subordonnée
Le livre que j'ai lu était passionnant.un nom : le livre — c'est un antécédentoui : que est COD de ai lu (j'ai lu le livre)relativeque est un pronom relatif
Je crois que tu as raison.un verbe : crois — pas d'antécédentnon : il ne remplace rien, il ne fait qu'introduireconjonctiveque est une conjonction de subordination

Le test, en deux questions. 1) Y a-t-il un nom juste avant que la proposition précise ? 2) Peut-on reformuler en remettant ce nom à la place de que ? Deux oui → pronom relatif, subordonnée relative. Un non → conjonction, subordonnée conjonctive. Dans Je crois que tu as raison, il n'y a rien à remettre à la place de que : ce n'est pas un pronom.

Et la fonction de la relative elle-même. Attention à ne pas confondre deux questions qu'on te posera toutes les deux cette année :

  • la fonction du pronom relatifà l'intérieur de la relative : sujet, COD, complément en de, complément circonstanciel. C'est le tableau des quatre pronoms ;
  • la fonction de la proposition relativedans la phrase : elle complète l'antécédent, elle fait partie du groupe nominal. Dans Le livre que j'ai lu était passionnant, le sujet du verbe était n'est pas le livre tout court, c'est le groupe entier le livre que j'ai lu.

Formule-le ainsi sur la copie : « que j'ai lu est une proposition subordonnée relative, complément de l'antécédent le livre ; à l'intérieur, le pronom que est COD de ai lu. » Deux fonctions, deux niveaux — et deux fois des points.

15. Le tableau de synthèse du chapitre

PronomFonction dans la relativeExempleJustification à écrire
QUIsujet du verbe de la relativeLa fille qui chante est ma cousine.« qui » remplace « la fille » et est sujet du verbe « chante »
QUE / QU'COD du verbe de la relativeJ'ai retrouvé le stylo que je cherchais.« que » remplace « le stylo » ; COD de « cherchais » (je cherchais le stylo)
DONTcomplément introduit par de : COI, complément circonstanciel ou complément du nomVoilà le livre dont j'ai besoin.« dont » remplace « du livre » car « avoir besoin » se construit avec de
complément circonstanciel de lieu ou de tempsJe me souviens du parc où nous jouions. (lieu)
Il n'oubliera jamais le soir où il a gagné. (temps)
« où » remplace « dans ce parc » : complément circonstanciel de lieu

Le noyau du chapitre tient en une phrase : repère l'antécédent, reformule la relative en phrase simple, lis la fonction de l'antécédent dans cette phrase — le pronom est celui qui correspond à cette fonction. Tout le reste n'est que du vocabulaire posé sur ce geste.

Le cours, tu l'as. Reste ce qui coûte réellement des points, et c'est presque toujours la même petite série : que employé à la place de qui, dont collé sur un verbe transitif direct, que mis là où il fallait , l'élision oubliée, et le de écrit deux fois après dont. On passe chaque piège en revue, avec le contre-test qui le désamorce, puis on regarde comment rédiger la réponse pour ne rien laisser au correcteur.

Piège 1 — QUI ou QUE : la question n'est pas l'oreille, c'est le sujet

La confusion la plus fréquente du chapitre, et celle qui pèse le plus lourd dans les barèmes.

L'erreur type du cours : « La fille que chante » est fauxchante n'a pas de sujet, il faut qui.

Le contre-test, en une seconde. Regarde le verbe de la relative et demande-toi : a-t-il déjà un sujet, autre que le pronom relatif ?

  • … chante — aucun autre sujet en vue. Le pronom doit donc jouer ce rôle → QUI. La fille qui chante est ma cousine.
  • … je cherchais — le verbe a déjà son sujet, je. Le pronom ne peut pas être sujet une seconde fois : il est COD → QUE. Le stylo que je cherchais.

C'est exactement la méthode du cours, prise par l'autre bout : au lieu de reformuler pour trouver la fonction, tu constates si la place de sujet est libre ou occupée. Les deux mènent au même résultat — utilise la reformulation quand tu as le temps, ce test quand tu n'en as plus.

La faute symétrique existe aussi, et on l'oublie : écrire qui là où il fallait que, comme dans « le film qui j'ai vu ». Le verbe ai vu a déjà son sujet je ; l'antécédent y est COD (j'ai vu le film) → il faut que.

Piège 2 — DONT ou QUE : c'est la construction du verbe qui tranche

L'erreur type du cours : « Le livre dont j'ai lu » est fauxlire est transitif direct, son complément est un COD, il faut que.

Le contre-test. Prends le verbe de la relative, tout seul, et essaie les deux constructions à voix basse :

  • lire → on lit quelque chose (pas de quelque chose) : construction directe → COD → QUE. Le livre que j'ai lu.
  • avoir besoin → on a besoin de quelque chose : construction avec deDONT. Le livre dont j'ai besoin.
  • parler → on parle de quelque chose : → DONT. Un auteur dont tout le monde parle.

Le piège dans le piège : le même antécédent accepte les deux, avec deux verbes différents. Le livre que j'ai lu et Le livre dont j'ai besoin sont tous les deux corrects. Rien dans le mot livre ne permet de choisir : seul le verbe décide.

Le cas qu'on rate le plus souvent : le de ne dépend pas toujours du verbe. Dans Je lis un livre dont la couverture est abîmée, la reformulation donne la couverture du livre est abîmée : le de y complète le nom couverture, pas le verbe. C'est le cas du complément du nom, prévu par le cours — et c'est dont.

Piège 3 — OÙ ou QUE : un moment n'est pas un objet

L'erreur type du cours : « Le jour que tu es arrivé » est faux — pour un moment, il faut . → Le jour tu es arrivé.

Cette faute est presque toujours une faute d'oreille : « le jour que » se dit couramment à l'oral. À l'écrit, elle est sanctionnée.

Le contre-test. Reformule et regarde ce que devient l'antécédent dans la phrase simple :

  • tu es arrivé ce jour-làce jour-là dit quand : complément circonstanciel de temps → .
  • Compare : j'ai vu le filmle film répond à « quoi ? » : COD → QUE.

Le contre-piège, tout aussi important : un antécédent qui désigne un lieu ou un moment n'appelle pas automatiquement . Tout dépend de sa fonction dans la relative.

  • La ville j'habite est grande.j'habite dans cette ville : circonstanciel de lieu → .
  • La ville que je préfère est Lyon.je préfère cette ville : la ville est ici COD de préfèreQUE.

Même nom, même sens, deux pronoms différents. Retiens la formule : ce n'est pas le sens de l'antécédent qui commande, c'est sa fonction dans la relative. Le sens du nom n'intervient qu'à l'étape 6, pour confirmer que est possible — jamais pour l'imposer.

Piège 4 — l'élision, et ce qu'elle cache

La règle du cours : l'élision est obligatoireque devient qu' devant une voyelle ou un h muet. Le film qu'il a vu. Écrire « le film que il a vu » est une faute.

Deux conséquences valent des points au contrôle.

  • Le pronom reste que, et sa fonction reste COD. Si on te demande d'analyser qu' dans le film qu'il a vu, tu réponds : pronom relatif que (élidé), COD du verbe a vu — reformulation : il a vu le film. L'apostrophe ne change ni le pronom ni sa fonction.
  • L'élision ne concerne que que. Le cours ne prévoit d'élision pour aucun des trois autres pronoms : on écrit le chien qui aboie, jamais « qu'aboie ». Donc, à l'inverse : si la forme écrite est qu', le pronom est nécessairement que, et tu peux vérifier qu'il est bien COD.

Le piège d'oral. À l'oreille, qui a et qu'il a se ressemblent. Ne tranche jamais au son : reformule. Le chien qui a aboyéle chien a aboyé, l'antécédent est sujet → qui. Le film qu'il a vuil a vu le film, l'antécédent est COD → que élidé.

Piège 5 — le « de » écrit deux fois après DONT

Dont remplace le complément introduit par de. Il contient donc déjà ce de : le réécrire dans la relative fait un doublon.

  • Faux : « C'est un auteur dont tout le monde parle de lui ».
  • Correct : C'est un auteur dont tout le monde parle.

Même chose avec les autres constructions : « le livre dont j'ai besoin de ça » est fautif ; le livre dont j'ai besoin suffit.

Le contrôle. Une fois ta phrase écrite, relis la relative et compte les de. Le pronom dont en vaut un — il ne doit pas en rester un second, ni sous la forme de, ni sous la forme du, des, de lui, d'elle. Le de n'apparaît que dans la reformulation, au brouillon, jamais dans la phrase finale.

C'est aussi ce qui explique une bizarrerie apparente : la reformulation de dont j'ai besoin donne j'ai besoin du livre, avec du — mais du n'est que la contraction de de + le. Le de est bien là, et dont l'absorbe tout entier.

Piège 6 — l'accord du verbe quand le pronom est QUI

Ce point ne demande aucune règle nouvelle : il découle de la définition. Puisque qui est sujet du verbe de la relative et qu'il remplace l'antécédent, c'est avec l'antécédent que ce verbe s'accorde.

  • Le chien qui aboie — un seul chien → aboie.
  • Les chiens qui aboient — plusieurs chiens → aboient. Écrire « les chiens qui aboie » est une faute d'accord.
  • Les élèves qui travaillent réussissent.qui reprend les élèves, donc pluriel.

Le geste : avant d'accorder le verbe de la relative, remonte au nom qui précède le qui et regarde son nombre. C'est encore la reformulation qui te sauve : les chiens aboient — écrite ainsi, l'erreur d'accord devient impossible.

Attention à la faute symétrique : avec que, le verbe de la relative ne s'accorde pas avec l'antécédent, puisque son sujet est un autre mot. Dans les stylos que je cherchais, le verbe cherchais suit son sujet je, et pas les stylos. Repère toujours d'abord quel est le sujet du verbe ; l'accord suit.

Le cas de 4e à connaître : « c'est moi qui… ». Le programme de cette année vise expressément l'accord du verbe quand le sujet est un pronom relatif. Puisque qui reprend l'antécédent, il en reprend aussi la personne, pas seulement le nombre :

  • C'est moi qui suis arrivé le premier.qui reprend moi, 1re personne du singulier. Écrire « c'est moi qui est arrivé » est une faute.
  • C'est toi qui as raison.qui reprend toi, 2e personne.
  • Mon frère et moi, qui partons demain, avons tout préparé. — l'antécédent réunit plusieurs personnes (lui + moi) : la 1re personne l'emporte, donc nouspartons.

Le geste est le même que d'habitude : reformule. Moi, j'arrive le premier — l'accord devient évident.

Piège 7 — se tromper d'antécédent

Une réponse fausse sur la fonction vient souvent d'un antécédent mal identifié en amont. Le cours prévoit précisément ce cas : l'étape 1 demande de repérer le nom que la relative complète, et l'étape 2 sert à le vérifier.

Prends : La ville où j'habite a un musée qui attire beaucoup de visiteurs.

  • Pour qui attire beaucoup de visiteurs, l'antécédent est un musée, pas la ville. La reformulation le confirme : le musée attire beaucoup de visiteurs — c'est bien ce que dit la phrase.
  • Le réflexe : le nom complété est celui que la relative suit. Reformule avec ce nom, puis relis la phrase entière : si le sens obtenu n'est pas celui du texte, tu t'es trompé de nom.

Le second réflexe, sur le découpage. Quand on te demande de souligner la relative, ne déborde pas : elle commence au pronom relatif et s'arrête à la fin de son groupe. Dans Le chien qui aboie appartient à ma voisine, la relative est qui aboie uniquement. Le verbe appartient relève de la phrase, pas de la relative : son sujet à lui, c'est le chien.

Un moyen simple de vérifier : la relative doit pouvoir être supprimée sans casser la phrase. Le chien appartient à ma voisine. Ça tient. Si ce qui reste après suppression ne tient pas debout, c'est que tu as coupé trop large.

La copie : ce qui rapporte, et l'ordre dans lequel l'écrire

Sur la plupart des sujets, trois questions reviennent. Voici la réponse complète attendue pour chacune.

  • « Relève la proposition subordonnée relative. » → Cite-la du pronom relatif jusqu'à la fin du groupe, entre guillemets. Ex. : « que j'ai lu ».
  • « Quel est son antécédent ? » → Cite le nom ou le pronom précisé par la relative. Ex. : « le livre ». Ajoute la formule qui montre que tu as compris : la relative apporte une précision sur ce nom.
  • « Donne la fonction du pronom relatif. » → Nomme la fonction et justifie par la reformulation. Ex. : « que est COD du verbe ai lu : j'ai lu le livre ».

La justification par reformulation est ce qui sépare une réponse notée d'une réponse à moitié notée. Elle tient en trois mots entre parenthèses ; elle prouve que tu appliques la méthode et pas ta mémoire.

Dernier réflexe avant de rendre. Sur chaque relative que tu as écrite ou analysée, repasse les quatre contrôles, dans cet ordre :

  • le verbe de la relative a-t-il un sujet, et lequel ? (qui ou que)
  • ce verbe se construit-il avec de ? (dont)
  • l'antécédent est-il un lieu ou un moment, et la relative dit-elle ou quand ? ()
  • l'élision est-elle faite devant voyelle ou h muet ? (qu')

Tu tiens le chapitre ? Alors soulève le capot. Ce cours ne t'a pas seulement appris quatre mots : il t'a fait manipuler un mécanisme unique — un pronom qui, en même temps, remplace un nom et occupe une fonction dans une autre proposition. C'est ce double travail qui fait de la relative l'outil le plus rentable de la phrase française, et c'est lui que la 3e reprendra sous d'autres noms : groupe nominal étendu, accord au sein de ce groupe, accord du participe passé, caractéristiques d'écriture d'un auteur.

Le mécanisme sous les quatre mots : un pronom qui fait deux métiers

Relis la définition du cours en la découpant. Le pronom relatif fait deux choses à la fois, et c'est de là que vient toute la difficulté du chapitre :

  • Il relie. Il rattache la proposition au nom antécédent — c'est son rôle de relatif, celui qui met en relation.
  • Il occupe une fonction. À l'intérieur de la relative, il est sujet, COD, complément en de ou complément circonstanciel — parce qu'il y remplace l'antécédent.

Le kicker du cours le dit d'ailleurs en toutes lettres : quatre pronoms pour relier et enrichir. Relier, c'est le premier métier ; enrichir, c'est le résultat — l'antécédent reçoit une précision qu'aucun mot isolé ne pouvait lui donner.

Une fois que tu vois ces deux métiers, la méthode du cours cesse d'être une recette et devient évidente. On te demande de reformuler la relative en phrase simple ? C'est simplement une façon de rendre visible le second métier : en remettant le nom à la place du pronom, tu fais apparaître la fonction que le pronom occupait. Tout le chapitre est là.

Ce que la relative fait au nom : une expansion parmi d'autres

Le cours dit que la relative apporte une précision sur l'antécédent. Prends cette phrase au sérieux : elle place la relative dans la même famille que tous les autres moyens d'ajouter une information à un nom.

Compare, sur le même nom :

  • un chien bruyant — un mot ;
  • le chien de ma voisine — un groupe ;
  • le chien qui aboietoute une proposition, avec son verbe.

Les trois répondent à la même question — quel chien ? — mais seule la troisième contient un verbe conjugué, donc un temps, donc éventuellement un autre sujet. C'est ce qui rend la relative bien plus puissante qu'un adjectif : elle permet d'accrocher à un nom une action entière, avec ses propres compléments.

C'est aussi pour cela que la relative permet d'éviter la phrase hachée. Deux phrases courtes — J'ai lu un livre. Il était passionnant. — deviennent une phrase construite : Le livre que j'ai lu était passionnant. Le programme de 4e le dit en toutes lettres : il faut savoir organiser la progression d'un texte comportant des subordonnées, et en assurer la cohérence. C'est exactement ce moteur-là que tu viens d'apprendre.

Le trou dans le tableau : et les autres prépositions ?

Regarde bien la ligne de dont : le cours te donne un pronom spécialisé pour le complément introduit par de. Une question se pose alors naturellement — et pour les autres prépositions ?

Essaie de fabriquer une relative pour : je pense à ce livre, ou j'écris avec ce stylo. Aucun des quatre pronoms du chapitre ne convient : dont est réservé à de, à un lieu ou un moment, qui au sujet, que au COD. Le tableau de ce chapitre ne couvre pas ces cas — et ce n'est pas un oubli : le programme de 4e demande d'identifier et de nommer les pronoms relatifs sans en chercher la liste complète.

La suite de la liste existe pourtant, et tu la rencontreras en lecture : des pronoms relatifs employés après une préposition (le stylo avec lequel j'écris, l'ami à qui je pense, le film auquel tout le monde fait référence). On ne te demande pas de les manier ; sache seulement les reconnaître comme des pronoms relatifs. Retiens surtout la logique, parce qu'elle est déjà la tienne : chaque construction de verbe appelle une forme de pronom relatif adaptée. Dont n'est que le cas particulier de de — le plus fréquent, et donc le premier appris.

Le réflexe à emporter : quand tu bloques sur une relative, reformule la phrase simple et regarde quelle préposition apparaît. Si c'est de, tu sais faire — c'est dont. Si c'est une autre, tu viens de rencontrer une forme composée : reconnais-la, et n'essaie pas de la faire entrer de force dans dont.

Quand l'antécédent n'est pas un nom

Un détail de la définition passe inaperçu et prépare tout un pan de la suite : la relative se rattache à un nom ou à un pronom.

Cela veut dire que l'antécédent peut être un mot qui, tout seul, ne désigne rien de précis :

  • Celui qui chante est mon cousin. — l'antécédent est le pronom celui. Le pronom relatif reste qui, et pour la même raison que d'habitude : reformule, et celui est sujet de chante.
  • Ceux que j'ai vus étaient drôles. — antécédent ceux, reformulation j'ai vu ceux-là, fonction CODque.

Rien ne change dans ta méthode : les six étapes s'appliquent exactement pareil. Ce qui change, c'est l'usage — avec un antécédent pronom, la relative ne se contente plus de préciser un nom déjà là, elle fournit toute l'identification. C'est un outil d'écriture que tu retrouveras dans les définitions, les proverbes, les maximes.

Le pont avec l'accord du participe passé

Voici le point où ce chapitre va te rapporter des points dans un autre chapitre. Reprends l'exemple du cours : Le film que j'ai vu était drôle.

Le cours t'a fait établir deux choses : le pronom que est COD du verbe ai vu ; et il remplace l'antécédent le film. Or ce COD est écrit avant le verbe, alors que dans la phrase reformulée — j'ai vu le film — il était après.

C'est précisément la situation que vise la règle d'accord du participe passé avec avoir : le participe s'accorde avec le COD lorsque celui-ci est placé avant. Et une relative en que place systématiquement le COD avant le verbe. D'où :

  • les fleurs que j'ai cueilliesque reprend les fleurs, féminin pluriel, COD placé avant → accord ;
  • le film que j'ai vuque reprend le film, masculin singulier : l'accord est là aussi, simplement invisible à l'écrit.

Retiens le lien plutôt que la règle : identifier que comme COD, c'est déjà avoir fait la moitié du travail d'accord. Et à l'inverse, une erreur d'analyse du pronom relatif se paie deux fois — sur la question de grammaire, puis dans la dictée.

Les relatives s'emboîtent

Le cours te montre une relative à la fois. Rien n'interdit d'en mettre plusieurs — c'est même la règle dans les textes que tu liras. Et ce n'est pas hors programme : analyser l'enchainement et l'imbrication des propositions subordonnées est un objectif de 4e. Autant s'y mettre tout de suite.

Deux cas à distinguer, et tu peux les analyser dès maintenant avec ta méthode.

  • Deux relatives, deux antécédents différents. La ville où j'habite a un musée qui attire beaucoup de visiteurs. Tu les traites séparément : chacune a son antécédent, sa reformulation, sa fonction.
  • Une relative dans une relative. C'est un auteur qui a écrit un livre dont tout le monde parle. La seconde relative, dont tout le monde parle, a pour antécédent un livre — un nom qui se trouve à l'intérieur de la première relative.

Ce second cas ne demande aucune connaissance nouvelle : reformule, comme toujours. Première relative : l'auteur a écrit un livre → l'antécédent est sujetqui. Seconde relative : tout le monde parle de ce livre → le de apparaît → dont. Ta méthode ne fatigue pas ; elle s'applique proposition par proposition, quelle que soit la longueur de la phrase.

C'est ce mécanisme qui explique qu'une phrase littéraire puisse tenir sur dix lignes sans cesser d'être analysable : elle n'utilise pas d'autres briques que celles que tu viens d'apprendre — elle les emboîte, c'est tout.

Ce que la 3e attend de ce chapitre

La relative ne disparaît pas l'année prochaine : elle change de place. Le programme de 3e ne la présente plus comme une nouveauté, il demande de la consolider dans des structures plus longues. Voici les chantiers qui t'attendent — ils reposent tous sur ce que tu viens d'apprendre.

  • Retrouver la relative au milieu des autres subordonnées. Le programme de 3e demande de consolider l'identification des fonctions dans des structures plus complexes, où voisinent subordonnées complétives, circonstancielles et relatives. Tu devras la reconnaître non plus toute seule mais dans la mêlée. Ton critère est déjà prêt : une subordonnée introduite par un pronom relatif et rattachée à un antécédent, c'est une relative.
  • Voir la relative comme un morceau du groupe nominal. En 3e, on identifie le groupe nominal étendu lorsqu'il comporte des structures complexes — subordonnées relatives, groupes prépositionnels, groupes adjectivaux — et on doit accorder à l'intérieur de ce groupe. Les vieilles maisons de pierre qui bordent la place : un seul groupe nominal, et tous les accords à tenir.
  • L'accord du participe passé. C'est le point où ce chapitre rapportera des points ailleurs : le programme de 3e vise l'accord du participe passé employé avec avoir quand le COD est un pronom relatif placé avant le verbe. Les fleurs que j'ai cueillies — c'est précisément la situation qu'une relative en que crée à chaque fois.
  • En lecture et en écriture. En 3e, on repère les caractéristiques d'écriture d'un texte — les choix de langue et de formes mis au service du sens. Nommer le pronom ne suffira plus : il faudra dire ce que l'auteur obtient en choisissant une relative plutôt qu'une phrase séparée, quelle information il place au premier plan et laquelle il glisse en précision sur un nom.
  • Dès cette année. Employer une relative, c'est décider qu'une information sera accrochée à un nom au lieu de faire une phrase à part. Le programme de 4e demande déjà d'organiser la progression d'un texte comportant des subordonnées ; en 3e s'y ajouteront les connecteurs logiques pour la progression d'ensemble. Le titre du chapitre l'annonçait : relier et enrichir.

Le noyau à emporter tient en une phrase, et il ne changera plus : une relative se rattache à un antécédent, et son pronom prend la fonction que l'antécédent occuperait dans la phrase simple correspondante. Les quatre mots — qui, que, dont, où — ne sont que les quatre réponses possibles à cette unique question.

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