Rapports de force au théâtre : dominants et dominés — Exercices
Tu n'as pas encore travaillé la scène et le contrôle approche ? Commence par ce qui est écrit noir sur blanc : qui est là, ce que chacun demande, ce qui s'est passé avant. On relit, on relève, on répond en phrases complètes.
Texte :
MONSIEUR DE TRÉMONT, sans lever les yeux de sa lettre. — Ambroise ! Ma canne, mon chapeau, et vite.
AMBROISE, sans bouger. — Monsieur sort ?
MONSIEUR DE TRÉMONT. — Monsieur sort. Et Monsieur n'aime pas répéter.
AMBROISE. — C'est que Monsieur n'ira pas loin. Le cocher est parti ce matin : il n'était plus payé depuis trois mois.
MONSIEUR DE TRÉMONT, posant sa lettre. — Parti ? Et tu me le dis seulement maintenant ?
AMBROISE. — Monsieur ne m'a rien demandé. Monsieur m'a demandé sa canne.
MONSIEUR DE TRÉMONT. — Alors trouve-moi une voiture !
AMBROISE, s'asseyant dans le fauteuil du maître. — Cela peut se faire. Parlons d'abord de mes gages.
Scène écrite pour cet exercice : elle n'est tirée d'aucune pièce publiée. « Les gages », c'est le salaire d'un domestique.
- Combien y a-t-il de personnages ? Nomme-les et précise le lien qui les unit.
- Que demande Monsieur de Trémont au début de la scène ? Cite ses mots.
- Pourquoi ne pourra-t-il pas sortir ? Explique en une ou deux phrases.
Corrigé
La scène est claire. On cherche maintenant ce qu'elle montre sans le dire : qui commande, qui obéit, et à quel moment exactement les deux places s'échangent. Chaque réponse doit s'accrocher à un mot du texte.
La scène, rappelée ici pour que tu puisses répondre sans changer d'onglet :
Texte :
MONSIEUR DE TRÉMONT, sans lever les yeux de sa lettre. — Ambroise ! Ma canne, mon chapeau, et vite.
AMBROISE, sans bouger. — Monsieur sort ?
MONSIEUR DE TRÉMONT. — Monsieur sort. Et Monsieur n'aime pas répéter.
AMBROISE. — C'est que Monsieur n'ira pas loin. Le cocher est parti ce matin : il n'était plus payé depuis trois mois.
MONSIEUR DE TRÉMONT, posant sa lettre. — Parti ? Et tu me le dis seulement maintenant ?
AMBROISE. — Monsieur ne m'a rien demandé. Monsieur m'a demandé sa canne.
MONSIEUR DE TRÉMONT. — Alors trouve-moi une voiture !
AMBROISE, s'asseyant dans le fauteuil du maître. — Cela peut se faire. Parlons d'abord de mes gages.
Scène écrite pour cet exercice : elle n'est tirée d'aucune pièce publiée. « Les gages », c'est le salaire d'un domestique.
- Relève deux indices montrant qu'au début, c'est le maître qui domine. Explique brièvement chacun.
- Relève deux indices montrant qu'à la fin, c'est Ambroise qui domine.
- Quel est le levier qui permet ce renversement ? Réponds en une phrase.
Corrigé
Trois mini-échanges pour automatiser le geste. Toujours les deux mêmes questions : qui domine à la fin, et y a-t-il un renversement ? Trois lignes de réponse suffisent.
- « LE CONTREMAÎTRE. — Personne ne sort avant six heures.
JUSTIN, se rasseyant. — Bien, monsieur. » - « LE MARQUIS. — Ma clé !
LUCE, la gardant dans sa poche. — Elle est en sûreté, Monsieur. Nous parlerons d'abord de mon jour de congé. » - « LA DIRECTRICE. — Qui a ouvert cette porte ?
TOUS, ensemble. — Personne, madame. »
Corrigé
Format contrôle. On quitte l'histoire pour la manière dont elle est jouée : ce que disent les didascalies, ce que fait le corps des personnages, et ce que le spectateur comprend. Chaque réponse doit être justifiée.
La scène, rappelée ici pour que tu puisses répondre sans changer d'onglet :
Texte :
MONSIEUR DE TRÉMONT, sans lever les yeux de sa lettre. — Ambroise ! Ma canne, mon chapeau, et vite.
AMBROISE, sans bouger. — Monsieur sort ?
MONSIEUR DE TRÉMONT. — Monsieur sort. Et Monsieur n'aime pas répéter.
AMBROISE. — C'est que Monsieur n'ira pas loin. Le cocher est parti ce matin : il n'était plus payé depuis trois mois.
MONSIEUR DE TRÉMONT, posant sa lettre. — Parti ? Et tu me le dis seulement maintenant ?
AMBROISE. — Monsieur ne m'a rien demandé. Monsieur m'a demandé sa canne.
MONSIEUR DE TRÉMONT. — Alors trouve-moi une voiture !
AMBROISE, s'asseyant dans le fauteuil du maître. — Cela peut se faire. Parlons d'abord de mes gages.
Scène écrite pour cet exercice : elle n'est tirée d'aucune pièce publiée. « Les gages », c'est le salaire d'un domestique.
- Trois didascalies encadrent la scène. Relève-les et explique ce que chacune apprend au spectateur.
- À quel moment précis la scène bascule-t-elle ? Justifie ta réponse.
- Monsieur de Trémont parle de lui à la troisième personne (« Monsieur sort »). Ambroise reprend la même formule. Quel effet cela produit-il ?
Corrigé
Le format de l'année suivante : moins de relevés, plus d'explication. On interprète le sens du rire, puis on écrit à son tour, en respectant la présentation du théâtre.
La scène, rappelée ici pour que tu puisses répondre sans changer d'onglet :
Texte :
MONSIEUR DE TRÉMONT, sans lever les yeux de sa lettre. — Ambroise ! Ma canne, mon chapeau, et vite.
AMBROISE, sans bouger. — Monsieur sort ?
MONSIEUR DE TRÉMONT. — Monsieur sort. Et Monsieur n'aime pas répéter.
AMBROISE. — C'est que Monsieur n'ira pas loin. Le cocher est parti ce matin : il n'était plus payé depuis trois mois.
MONSIEUR DE TRÉMONT, posant sa lettre. — Parti ? Et tu me le dis seulement maintenant ?
AMBROISE. — Monsieur ne m'a rien demandé. Monsieur m'a demandé sa canne.
MONSIEUR DE TRÉMONT. — Alors trouve-moi une voiture !
AMBROISE, s'asseyant dans le fauteuil du maître. — Cela peut se faire. Parlons d'abord de mes gages.
Scène écrite pour cet exercice : elle n'est tirée d'aucune pièce publiée. « Les gages », c'est le salaire d'un domestique.
- De quoi le spectateur rit-il à la fin de la scène ? Et que comprend-il en même temps sur l'autorité du maître ?
- Le programme n'impose ni pièce ni siècle. Explique pourquoi cette scène pourrait se jouer aujourd'hui : que faudrait-il changer, que faudrait-il garder ?
- Écris la suite : quatre répliques au moins, dont une didascalie, où Monsieur de Trémont tente de reprendre le dessus.