La ville, lieu de tous les possibles — Exercices
Tu n'as pas encore travaillé l'extrait et le contrôle approche ? On commence par le repérage : de qui parle le texte, dans quelle situation, et ce qu'il dit noir sur blanc.
Lis l'extrait suivant, puis réponds aux questions par des phrases complètes.
« C'était la première fois qu'Émile voyait Paris. Du haut de la butte, la ville s'étendait sous ses yeux comme une mer grise et grondante, percée de clochers et de cheminées qui crachaient leur fumée vers un ciel bas. Il sentit son cœur battre plus vite. Là, dans ce fourmillement humain, l'attendaient peut-être la fortune, la gloire, la vie — cette vraie vie dont il rêvait depuis des années dans son village normand. Mais déjà, en descendant les premières rues, quelque chose se dérobait à lui : la foule qui ne le regardait pas, les façades grises qui l'écrasaient, le bruit continu, sourd et profond, qui ressemblait à une plainte. Paris ne lui souriait pas encore. »
- Qui est Émile ? Quelle situation cet extrait décrit-il ?
- Quels espoirs Émile place-t-il dans Paris ? Relève les mots du texte qui l'indiquent.
- Quels éléments de la ville le déçoivent ou l'inquiètent ? Relève au moins trois exemples précis.
Corrigé
Ça te revient ? On applique une notion précise au même extrait, le champ lexical. Tu relèves, tu classes, puis tu dis ce que ce classement révèle.
« C'était la première fois qu'Émile voyait Paris. Du haut de la butte, la ville s'étendait sous ses yeux comme une mer grise et grondante, percée de clochers et de cheminées qui crachaient leur fumée vers un ciel bas. Il sentit son cœur battre plus vite. Là, dans ce fourmillement humain, l'attendaient peut-être la fortune, la gloire, la vie — cette vraie vie dont il rêvait depuis des années dans son village normand. Mais déjà, en descendant les premières rues, quelque chose se dérobait à lui : la foule qui ne le regardait pas, les façades grises qui l'écrasaient, le bruit continu, sourd et profond, qui ressemblait à une plainte. Paris ne lui souriait pas encore. »
- Relève trois mots ou expressions appartenant au champ lexical de l'espoir et de la réussite.
- Relève trois mots ou expressions appartenant au champ lexical de la menace ou de l'oppression.
- Que révèle la coexistence de ces deux champs lexicaux sur l'image de la ville dans ce texte ?
Corrigé
Même extrait, autre outil : le point de vue narratif. La question n'est plus ce qui est raconté, mais qui regarde — et ce que ce regard change pour le lecteur.
« C'était la première fois qu'Émile voyait Paris. Du haut de la butte, la ville s'étendait sous ses yeux comme une mer grise et grondante, percée de clochers et de cheminées qui crachaient leur fumée vers un ciel bas. Il sentit son cœur battre plus vite. Là, dans ce fourmillement humain, l'attendaient peut-être la fortune, la gloire, la vie — cette vraie vie dont il rêvait depuis des années dans son village normand. Mais déjà, en descendant les premières rues, quelque chose se dérobait à lui : la foule qui ne le regardait pas, les façades grises qui l'écrasaient, le bruit continu, sourd et profond, qui ressemblait à une plainte. Paris ne lui souriait pas encore. »
- Le narrateur est-il à la première ou à la troisième personne ? Donne deux indices textuels.
- Quel point de vue narratif est utilisé (interne, externe ou omniscient) ? Justifie ta réponse avec une citation.
- Quel est l'effet de ce point de vue sur la façon dont le lecteur perçoit la ville ?
Corrigé
Format contrôle : les figures de style. Pour chacune tu nommes, puis tu expliques l'effet produit, et tu termines par un bilan qui les relie entre elles.
« C'était la première fois qu'Émile voyait Paris. Du haut de la butte, la ville s'étendait sous ses yeux comme une mer grise et grondante, percée de clochers et de cheminées qui crachaient leur fumée vers un ciel bas. Il sentit son cœur battre plus vite. Là, dans ce fourmillement humain, l'attendaient peut-être la fortune, la gloire, la vie — cette vraie vie dont il rêvait depuis des années dans son village normand. Mais déjà, en descendant les premières rues, quelque chose se dérobait à lui : la foule qui ne le regardait pas, les façades grises qui l'écrasaient, le bruit continu, sourd et profond, qui ressemblait à une plainte. Paris ne lui souriait pas encore. »
- « comme une mer grise et grondante » — Nomme la figure de style et explique l'effet produit.
- « Paris ne lui souriait pas encore » — Nomme la figure de style et explique l'effet produit.
- « les cheminées qui crachaient leur fumée » — Nomme la figure de style et explique l'effet produit.
- En t'appuyant sur ces trois figures, explique en deux phrases comment l'auteur donne vie à la ville.
Corrigé
Pour aller plus loin : un paragraphe rédigé d'un seul tenant, appuyé sur des citations. C'est le format de la question d'interprétation, et déjà le début du commentaire de lycée.
« C'était la première fois qu'Émile voyait Paris. Du haut de la butte, la ville s'étendait sous ses yeux comme une mer grise et grondante, percée de clochers et de cheminées qui crachaient leur fumée vers un ciel bas. Il sentit son cœur battre plus vite. Là, dans ce fourmillement humain, l'attendaient peut-être la fortune, la gloire, la vie — cette vraie vie dont il rêvait depuis des années dans son village normand. Mais déjà, en descendant les premières rues, quelque chose se dérobait à lui : la foule qui ne le regardait pas, les façades grises qui l'écrasaient, le bruit continu, sourd et profond, qui ressemblait à une plainte. Paris ne lui souriait pas encore. »
Réponds à la question suivante en un paragraphe rédigé d'environ 10 lignes. Appuie chaque idée sur une citation précise du texte entre guillemets.
- En quoi cet extrait illustre-t-il l'idée que la ville est « un lieu de tous les possibles » ? Tu montreras que la ville est à la fois séduisante et décevante.