Chapitre pas encore vu et contrôle bientôt ? Une seule règle suffit pour démarrer : autant de verbes conjugués, autant de propositions. Compte les verbes, tu as compté les propositions.
1Compter les propositions/ 4 pts
Pour chaque phrase, recopie les verbes conjugués, indique le nombre de propositions et dis s'il s'agit d'une phrase non verbale, simple ou complexe.
- Le chat dort sur le canapé.
- Maria chante et son frère joue de la guitare.
- Quel beau spectacle !
- Ma sœur a rangé sa chambre, la maison est calme.
Corrigé
a) Verbe conjugué : dort 1 proposition — phrase simple
b) Verbes conjugués : chante, joue 2 propositions — phrase complexe
c) Aucun verbe conjugué phrase non verbale
d) Verbes conjugués : a rangé (passé composé = une seule forme verbale), est 2 propositions — phrase complexe
Ça te dit quelque chose. On nomme maintenant la relation : les crochets servent à découper, et ce qui se trouve entre les crochets décide. Un signe de ponctuation seul → juxtaposition. Un mot coordonnant → coordination.
1Juxtaposition ou coordination ?/ 6 pts
Sépare les propositions à l'aide de crochets [ ]. Dis si elles sont juxtaposées ou coordonnées ; s'il y a un mot coordonnant, recopie-le et indique le rapport qu'il marque.
- Les élèves écoutent attentivement.
- Lucas mange une pomme et Jade lit un roman.
- La cloche sonne, les couloirs se remplissent.
- Je n'ai pas faim, donc je ne mangerai pas.
- Il n'est pas venu : il était malade.
- Tu viens avec nous ou tu restes ici ?
Corrigé
a) [Les élèves écoutent attentivement.] — un seul verbe conjugué (écoutent) une seule proposition, phrase simple : ni juxtaposition ni coordination
b) [Lucas mange une pomme] et [Jade lit un roman.] coordonnées — mot coordonnant « et » (addition)
c) [La cloche sonne], [les couloirs se remplissent.] juxtaposées — seule la virgule les sépare
d) [Je n'ai pas faim], donc [je ne mangerai pas.] coordonnées — mot coordonnant « donc » (conséquence)
e) [Il n'est pas venu] : [il était malade.] juxtaposées — les deux-points ; la seconde proposition explique la première
f) [Tu viens avec nous] ou [tu restes ici ?] coordonnées — mot coordonnant « ou » (choix, alternative)
Un cran plus fin : on entre dans la proposition. Trois blocs, trois manipulations — encadrement pour le groupe sujet, suppression impossible pour le groupe verbal, suppression et déplacement pour le groupe circonstanciel.
1Découper la phrase en groupes/ 6 pts
Découpe chaque phrase en groupe sujet, groupe verbal et groupe(s) circonstanciel(s). Nomme chaque groupe circonstanciel (lieu, temps, cause, manière) et justifie par une manipulation. Réponds à la question 4 en utilisant les termes groupe nominal minimal et ajouts.
- Depuis ce matin, le vent souffle sur la côte.
- Le vieux chien du voisin aboie bruyamment.
- À cause de l'orage, l'arbitre a reporté le match.
- Dans le groupe sujet de la phrase 2, quel est le groupe nominal minimal ? Quels sont les ajouts qui l'étendent ?
Corrigé
a) Je supprime « Depuis ce matin » : « Le vent souffle sur la côte. » reste correct ; je le déplace en fin de phrase : elle reste correcte. Groupe circonstanciel de temps : Depuis ce matin — Groupe sujet : le vent (C'est le vent qui souffle.) — Groupe verbal : souffle — Groupe circonstanciel de lieu : sur la côte
b) Encadrement : « C'est le vieux chien du voisin qui aboie. » Le groupe sujet est le groupe entier, pas le seul nom. Groupe sujet : Le vieux chien du voisin — Groupe verbal : aboie — Groupe circonstanciel de manière : bruyamment (supprimable et déplaçable)
c) « le match » ne peut pas être supprimé : c'est un complément d'objet direct, il appartient au groupe verbal. Groupe circonstanciel de cause : À cause de l'orage — Groupe sujet : l'arbitre — Groupe verbal : a reporté le match
d) Test : je retire les ajouts, « Le chien aboie bruyamment. » reste correct. Groupe nominal minimal : le chien (déterminant + nom) — Ajouts : l'adjectif « vieux » et le groupe « du voisin » (du = de + le), introduit par la préposition « de »
Format contrôle : on ne reconnaît plus, on rédige. Chaque réponse doit contenir la manipulation qui la prouve — c'est ce que le programme appelle verbaliser son raisonnement, et c'est ce qui est noté.
1Analyse complète d'un passage/ 6 pts
Lis le passage suivant, puis réponds en rédigeant.
« Le vieux marin regardait la mer. Le ciel noircissait, le vent forcissait. Il replia ses filets et il rentra chez lui. »
- Combien y a-t-il de propositions en tout dans ce passage ? Justifie en listant les verbes conjugués.
- Classe les trois phrases : simple ou complexe ? Justifie chaque réponse.
- Quelle relation unit les propositions de la deuxième phrase ? Quel effet de sens produit-elle ?
- Dans la troisième phrase, quel est le mot coordonnant ? Quel rapport marque-t-il ?
- Découpe la première phrase en groupe sujet et groupe verbal, et prouve ton découpage.
Corrigé
Q1 — Verbes conjugués : regardait, noircissait, forcissait, replia, rentra. 5 verbes conjugués, donc 5 propositions
Q2 — Phrase 1 : un seul verbe conjugué (regardait). Phrases 2 et 3 : deux verbes conjugués chacune. Phrase 1 : simple — Phrase 2 : complexe — Phrase 3 : complexe
Q3 — [Le ciel noircissait], [le vent forcissait.] Entre les deux propositions, aucun mot de liaison, seulement une virgule. Juxtaposition. Effet : les deux changements sont posés d'un seul mouvement, sur le même plan ; la menace s'accumule sans que la phrase l'explique.
Q4 — Le mot placé entre les deux propositions est « et ». Mot coordonnant « et », qui marque l'addition : la seconde action s'ajoute à la première dans l'ordre où elles se produisent.
Q5 — Encadrement : « C'est le vieux marin qui regardait la mer. » « la mer » répond à la question regardait quoi ? : c'est un complément d'objet direct. Groupe sujet : Le vieux marin — Groupe verbal : regardait la mer (« la mer » est un complément d'objet direct, il fait partie du groupe verbal)
Pour aller plus loin : on ne décrit plus la phrase, on la choisit. Juxtaposer ou coordonner n'est pas une question de correction, c'est une décision d'écriture — et c'est exactement ce qu'on te demandera d'expliquer les années suivantes.
1Réécrire, comparer, expliquer/ 4 pts
Réponds aux quatre questions. Les réécritures sont libres : c'est la relation entre les propositions qui est notée.
- Réécris le passage suivant en une seule phrase complexe dont les propositions sont juxtaposées : « Le train est arrivé. Les portes se sont ouvertes. Les voyageurs sont descendus. »
- Réécris le même passage en coordonnant les propositions.
- Compare les deux versions : qu'est-ce que chacune produit ?
- Dans « La pluie cessa. Le soleil revint, les oiseaux se remirent à chanter, le village sortit de ses maisons. », relève la phrase complexe, compte ses propositions et explique l'effet de la relation qui les unit.
Corrigé
Q1 — Exemple : « Le train est arrivé, les portes se sont ouvertes, les voyageurs sont descendus. » Trois propositions, aucun mot de liaison : juxtaposition.
Q2 — Exemple : « Le train est arrivé et les portes se sont ouvertes et les voyageurs sont descendus. » Trois propositions reliées par le mot coordonnant « et » : coordination.
Q3 — La version juxtaposée va vite : les trois faits s'enchaînent sans temps mort. La version coordonnée insiste sur l'addition et ralentit ; le « et » répété alourdit nettement la phrase. On préfère donc souvent la juxtaposition pour un enchaînement rapide.
Q4 — Verbes conjugués : revint, se remirent, sortit — « chanter » est un infinitif, il ne compte pas. Phrase complexe : « Le soleil revint, les oiseaux se remirent à chanter, le village sortit de ses maisons. » — 3 propositions juxtaposées (deux virgules, aucun mot de liaison). Effet : les trois retours arrivent en rafale, la vie repart d'un seul mouvement, sans que la phrase hiérarchise les trois faits.