Écrire un récit : structure narrative et description
Un récit raconte des événements qui se succèdent et transforment une situation de départ. Pour que le lecteur suive sans se perdre, le récit obéit à une organisation appelée schéma narratif. À cela s'ajoute la description, qui donne à voir les lieux et les personnages — elle rend le récit vivant et crédible.
- 1. Situation initiale — état stable au début : qui sont les personnages, où et quand l'histoire se passe.
- 2. Élément perturbateur — un événement vient briser l'équilibre (un jour, soudain, tout à coup…).
- 3. Péripéties — les actions menées par le personnage pour résoudre le problème.
- 4. Élément de résolution — l'action ou l'événement qui dénoue définitivement le problème.
- 5. Situation finale — nouvel état stable ; la situation a changé par rapport au début.
Décrire, c'est donner à voir : on présente un lieu, un personnage ou un objet en précisant ses caractéristiques. Une bonne description :
- suit un ordre logique (du général au particulier, de haut en bas, de loin en proche) ;
- utilise des adjectifs qualificatifs précis et variés ;
- emploie des comparaisons pour aider le lecteur à imaginer (des yeux aussi noirs que la nuit) ;
- est intégrée au récit, pas seulement posée avant l'action.
- Au brouillon : noter les 5 étapes pour ne rien oublier.
- Situation initiale : répondre à qui ? où ? quand ? Inclure une description du lieu ou du personnage principal.
- Élément perturbateur : utiliser un connecteur de rupture (un jour, soudain, tout à coup) pour marquer la rupture.
- Péripéties : enchaîner les actions avec d'abord, ensuite, puis, enfin.
- Situation finale : montrer que la situation a changé — en lien direct avec le problème du début.
- Relecture : vérifier la cohérence de l'histoire, la ponctuation et les accords.
- Oublier l'élément perturbateur : sans lui, il n'y a pas d'histoire, seulement une description.
- Confondre péripéties et résolution : les péripéties sont les tentatives ; la résolution est le moment où le problème est vraiment réglé.
- Trop décrire avant que l'action commence : une ou deux phrases suffisent pour poser le cadre.
- Ne pas relier la situation finale à l'élément perturbateur : le lecteur doit sentir que le problème du début est résolu (ou non).