Contrôle demain, chapitre jamais ouvert. Rassure-toi : tout tient dans une flèche, six mots de vocabulaire et un exemple. Si tu ressors d'ici en sachant lire Herbe → Criquet → Grenouille → Héron et en sachant ce que veut dire la flèche, tu as déjà l'essentiel des points. On y va dans l'ordre où on te le demandera.
L'idée, tout entière dans une flèche
Dans la nature, les êtres vivants se nourrissent les uns des autres. On représente ces relations par une chaîne alimentaire : une suite d'organismes reliés par des flèches.
Et la flèche a un sens précis — c'est LE point du chapitre : une flèche signifie « est mangé par ».
L'exemple du cours, à connaître par cœur : Herbe → Criquet → Grenouille → Héron.
Ça se lit dans ce sens-là : l'herbe est mangée par le criquet, le criquet est mangé par la grenouille, la grenouille est mangée par le héron. Dit autrement : le criquet mange l'herbe, la grenouille mange le criquet, le héron mange la grenouille.
Le vocabulaire, en tableau
| Mot | Ce que c'est | Exemples du cours |
| Producteur | un végétal. Il fabrique sa propre matière grâce à la lumière du Soleil. Toute chaîne commence par un producteur. | herbe, algue, arbre |
| Consommateur de 1er ordre | mange le producteur (c'est un herbivore) | lapin, criquet, limace |
| Consommateur de 2e ordre | mange le consommateur de 1er ordre | grenouille, renard |
| Consommateur de 3e ordre | mange le consommateur de 2e ordre — c'est le prédateur supérieur | aigle, héron |
Deux mots de plus, souvent demandés dans la même question : la proie est l'organisme mangé, le prédateur est l'organisme qui chasse et mange.
Quand les chaînes se croisent : le réseau
Lorsque plusieurs chaînes partagent des organismes communs, elles forment un réseau alimentaire. Le réseau représente mieux la complexité d'un milieu naturel qu'une chaîne prise toute seule.
Le réseau du cours, dans le même milieu que la chaîne ci-dessus :
- Chaîne 1 : Herbe → Criquet → Grenouille → Héron
- Chaîne 2 : Herbe → Criquet → Merle → Épervier
- Chaîne 3 : Herbe → Lapin → Renard
Regarde ce qui se répète : l'herbe est dans les trois chaînes, le criquet dans deux. Ce sont les nœuds centraux du réseau. Si on te demande d'en repérer un, cherche l'organisme qui apparaît dans plusieurs chaînes.
La méthode, en quatre gestes
Toutes les questions « construis la chaîne » se traitent avec la même suite d'étapes.
- 1. Identifier le producteur (le végétal) : il se place toujours en 1re position.
- 2. Classer les consommateurs : qui mange qui ?
- 3. Tracer les flèches de la proie vers le prédateur (sens : « est mangé par »).
- 4. Vérifier la cohérence : chaque organisme doit pouvoir réellement manger le précédent.
Les quatre erreurs qui coûtent des points
- La flèche signifie « est mangé par », pas « mange ». Herbe → Lapin signifie que l'herbe est mangée par le lapin.
- Une chaîne alimentaire commence toujours par un végétal (producteur), jamais par un animal.
- Un même animal peut appartenir à plusieurs chaînes et y occuper des niveaux différents selon la chaîne.
- Un réseau alimentaire n'est pas une liste : les flèches sont indispensables pour montrer les relations.
Tu as maintenant de quoi traiter l'essentiel : la définition, le sens de la flèche, le vocabulaire, la chaîne de la prairie, le réseau et la méthode. Relis ces cinq blocs une fois avant de fermer.
Ça te revient : les flèches, le mot « producteur », l'histoire du criquet… mais tu hésites sur le sens de la flèche et tu ne sais plus si le héron est de 2e ou de 3e ordre. On remet chaque mot à sa place, avec les exemples exacts du cours, puis on déroule la méthode en quatre étapes qui sert à toutes les questions de construction.
Ce qu'on représente, et avec quel code
Dans la nature, les êtres vivants se nourrissent les uns des autres. Une chaîne alimentaire est la façon de dessiner ces relations : une suite d'organismes reliés par des flèches.
Le dessin n'a de sens que si l'on connaît le code, et ce code tient en trois mots : chaque flèche signifie « est mangé par ».
Entraîne-toi à lire à voix haute. Herbe → Lapin se lit « l'herbe est mangée par le lapin ». Tu peux ensuite retourner la phrase pour vérifier qu'elle reste sensée : « le lapin mange l'herbe ». Si la phrase retournée est absurde, c'est que ta flèche est à l'envers.
Le premier maillon : le producteur
Un producteur est un végétal : herbe, algue, arbre… Ce qui le distingue de tous les autres, c'est qu'il fabrique sa propre matière grâce à la lumière du Soleil. Il n'a donc besoin de manger personne.
D'où la règle qui décide de la moitié des questions : toute chaîne commence par un producteur, et il se place toujours en 1re position.
C'est aussi pour cette raison que le producteur ne porte pas de numéro d'ordre : les numéros servent à compter les mangeurs, et lui n'en est pas un.
Les consommateurs, ordre par ordre
Après le producteur viennent les consommateurs, numérotés selon leur position en partant du végétal.
- Consommateur de 1er ordre : il mange le producteur. C'est un herbivore. Exemples du cours : lapin, criquet, limace.
- Consommateur de 2e ordre : il mange le consommateur de 1er ordre. Exemples : grenouille, renard.
- Consommateur de 3e ordre : il mange le consommateur de 2e ordre. C'est le prédateur supérieur. Exemples : aigle, héron.
Retiens la mécanique plutôt que la liste : chaque ordre mange celui juste avant lui. Si tu sais qui mange qui, tu retrouves les numéros sans les avoir appris.
Proie et prédateur : deux rôles, pas deux espèces
La proie est l'organisme mangé. Le prédateur est l'organisme qui chasse et mange.
Ces deux mots décrivent une relation, pas une identité définitive. Prends la grenouille dans la chaîne du cours : elle mange le criquet, donc elle est le prédateur du criquet ; elle est mangée par le héron, donc elle est la proie du héron. Le même animal, deux rôles, selon la flèche qu'on regarde.
Quand une question demande « qui est la proie de X ? », regarde la flèche qui arrive sur X. Pour « qui est son prédateur ? », regarde la flèche qui part de X.
La chaîne de la prairie, étiquetée
L'exemple de référence du chapitre :
Herbe → Criquet → Grenouille → Héron
Et son étiquetage complet, celui qu'on attend sur une copie :
- Herbe : producteur
- Criquet : consommateur de 1er ordre
- Grenouille : consommateur de 2e ordre
- Héron : consommateur de 3e ordre
Le réseau alimentaire
Une chaîne est une simplification : dans un milieu réel, les mêmes organismes interviennent dans plusieurs chaînes à la fois. Lorsque plusieurs chaînes partagent des organismes communs, elles forment un réseau alimentaire, qui représente mieux la complexité d'un milieu naturel.
Dans le même milieu que la chaîne précédente, le cours donne trois chaînes :
- Chaîne 1 : Herbe → Criquet → Grenouille → Héron
- Chaîne 2 : Herbe → Criquet → Merle → Épervier
- Chaîne 3 : Herbe → Lapin → Renard
L'herbe et le criquet apparaissent dans plusieurs chaînes : ce sont les nœuds centraux du réseau. Les repérer, c'est répondre à la question la plus fréquente sur les réseaux.
Méthode — construire une chaîne alimentaire
Quatre étapes, toujours les mêmes, dans cet ordre.
- Étape 1 — trouver le producteur. Cherche le végétal de la liste : il se place en 1re position. Tant que tu ne l'as pas trouvé, ne commence pas à écrire.
- Étape 2 — classer les consommateurs. Demande-toi qui mange qui, et range-les à partir du végétal.
- Étape 3 — tracer les flèches. De la proie vers le prédateur, puisque la flèche veut dire « est mangé par ».
- Étape 4 — vérifier la cohérence. Relis ta chaîne maillon par maillon : chaque organisme doit pouvoir réellement manger le précédent.
Les erreurs à ne pas faire
- La flèche signifie « est mangé par », pas « mange ».
- Une chaîne commence toujours par un végétal, jamais par un animal.
- Un même animal peut appartenir à plusieurs chaînes et occuper des niveaux différents selon la chaîne.
- Un réseau n'est pas une liste : sans flèches, il ne montre aucune relation.
Le cours est en place, on le met en mouvement. Ici, quatre situations traitées de bout en bout — étiqueter la chaîne de la prairie, remettre quatre organismes en désordre, construire le réseau, lire une chaîne plus courte — en déroulant à chaque fois la même méthode, rédigée comme sur une copie. Le raisonnement compte autant que la réponse.
Le fil du chapitre, posé une bonne fois
Trois affirmations tiennent tout ce qui suit.
(A) Une chaîne alimentaire est une suite d'organismes reliés par des flèches, et chaque flèche signifie « est mangé par ». C'est un code de lecture : sans lui, le dessin ne veut rien dire.
(B) Toute chaîne commence par un producteur, c'est-à-dire un végétal qui fabrique sa propre matière grâce à la lumière du Soleil. Les autres maillons sont des consommateurs, numérotés selon leur position à partir du végétal.
(C) Quand plusieurs chaînes partagent des organismes communs, elles forment un réseau alimentaire, qui représente mieux la complexité d'un milieu naturel qu'une chaîne isolée.
Le vocabulaire complet
| Mot | Définition | Exemples du cours |
| Producteur | végétal qui fabrique sa propre matière grâce à la lumière du Soleil ; il ouvre toujours la chaîne | herbe, algue, arbre |
| Consommateur de 1er ordre | mange le producteur : c'est un herbivore | lapin, criquet, limace |
| Consommateur de 2e ordre | mange le consommateur de 1er ordre | grenouille, renard |
| Consommateur de 3e ordre | mange le consommateur de 2e ordre : c'est le prédateur supérieur | aigle, héron |
| Proie | organisme mangé | le criquet, pour la grenouille qui le mange |
| Prédateur | organisme qui chasse et mange | le héron, qui mange la grenouille |
Exemple traité 1 — étiqueter la chaîne de la prairie
Situation. On te donne la chaîne Herbe → Criquet → Grenouille → Héron et on te demande de nommer chaque maillon.
Raisonnement. On lit d'abord la chaîne avec le bon code : l'herbe est mangée par le criquet, le criquet est mangé par la grenouille, la grenouille est mangée par le héron.
L'herbe est un végétal : elle fabrique sa propre matière grâce à la lumière du Soleil, c'est donc le producteur. Le criquet mange le producteur : il est consommateur de 1er ordre. La grenouille mange le consommateur de 1er ordre : elle est consommateur de 2e ordre. Le héron mange le consommateur de 2e ordre : il est consommateur de 3e ordre, le prédateur supérieur de cette chaîne.
Rédaction attendue. « Herbe : producteur — Criquet : consommateur de 1er ordre — Grenouille : consommateur de 2e ordre — Héron : consommateur de 3e ordre. »
Remarque qui rapporte des points : à chaque étape, on a justifié par ce que l'organisme mange, pas par ce qu'il est. C'est exactement ce qu'attend la question « justifie ».
Exemple traité 2 — quatre organismes en désordre
Situation. On te donne, en vrac : Grenouille, Héron, Herbe, Criquet. Reconstitue la chaîne alimentaire avec les flèches.
Étape 1 — le producteur. Un seul végétal dans la liste : l'herbe. Elle se place en 1re position. Les trois autres sont des animaux, donc des consommateurs.
Étape 2 — qui mange qui. Le criquet est un herbivore : il mange l'herbe, donc il vient juste après. La grenouille mange le criquet. Le héron mange la grenouille.
Étape 3 — les flèches. On les trace de la proie vers le prédateur, puisque la flèche signifie « est mangé par » :
Herbe → Criquet → Grenouille → Héron
Étape 4 — vérification. On relit maillon par maillon : le criquet peut manger l'herbe (oui), la grenouille peut manger le criquet (oui), le héron peut manger la grenouille (oui). La chaîne est cohérente, et elle compte quatre maillons.
Exemple traité 3 — construire le réseau de ce milieu
Situation. Dans le même milieu, on observe trois chaînes :
- Chaîne 1 : Herbe → Criquet → Grenouille → Héron
- Chaîne 2 : Herbe → Criquet → Merle → Épervier
- Chaîne 3 : Herbe → Lapin → Renard
a) Le producteur du milieu. Les trois chaînes commencent par le même végétal : l'herbe. C'est le producteur, et c'est normal — toute chaîne commence par un producteur.
b) Les consommateurs de 1er ordre. Ce sont les organismes qui mangent directement l'herbe : le criquet (chaînes 1 et 2) et le lapin (chaîne 3).
c) Les organismes partagés. L'herbe apparaît dans les trois chaînes ; le criquet dans les chaînes 1 et 2. Ce sont les nœuds centraux du réseau.
d) Le schéma. On ne recopie pas trois lignes séparées : on les superpose. On écrit l'herbe une seule fois, et on fait partir d'elle deux flèches, l'une vers le criquet, l'autre vers le lapin. Du criquet partent alors deux flèches, l'une vers la grenouille, l'autre vers le merle. La grenouille mène au héron, le merle à l'épervier, le lapin au renard.
e) La phrase de conclusion. « Ces trois chaînes partagent des organismes communs : elles forment un réseau alimentaire, qui représente mieux la complexité de ce milieu qu'une chaîne isolée. »
Exemple traité 4 — une chaîne plus courte
Situation. On isole la chaîne 3 : Herbe → Lapin → Renard. On demande l'ordre de chaque consommateur.
Raisonnement. L'herbe est le végétal : producteur. Le lapin mange l'herbe, donc le producteur : il est consommateur de 1er ordre. Le renard mange le lapin, c'est-à-dire le consommateur de 1er ordre : il est consommateur de 2e ordre.
Le point à ne pas rater. Cette chaîne s'arrête au 2e ordre, alors que les deux autres vont jusqu'au 3e. Les chaînes n'ont donc pas toutes le même nombre de maillons : on ne « complète » pas une chaîne pour la faire arriver au 3e ordre. On compte ce qu'on a, à partir du producteur.
Deuxième point : le renard chasse et mange le lapin, c'est donc bien un prédateur — et il est ici consommateur de 2e ordre. Être un prédateur et être de 3e ordre, ce n'est pas la même chose.
Le classement express
On te donne souvent une liste d'organismes à ranger sans chaîne toute faite. Voici ceux du cours, classés, avec la raison à côté. Attention : ici, on classe, on ne dessine pas de chaîne — donc pas de flèches, elles signifieraient « est mangé par ».
- Herbe, algue, arbre : producteurs, parce que ce sont des végétaux et qu'ils fabriquent leur propre matière grâce à la lumière du Soleil.
- Lapin, criquet, limace : consommateurs de 1er ordre, parce que ce sont des herbivores et qu'ils mangent le producteur.
- Grenouille, renard : consommateurs de 2e ordre, parce qu'ils mangent un consommateur de 1er ordre.
- Aigle, héron : consommateurs de 3e ordre, parce qu'ils mangent un consommateur de 2e ordre ; ce sont des prédateurs supérieurs.
Dans la chaîne 2 du réseau, applique la même mécanique : le merle mange le criquet (consommateur de 1er ordre), il est donc de 2e ordre ; l'épervier mange le merle, il est donc de 3e ordre.
La méthode, et les erreurs qu'elle évite
Les quatre exemples ci-dessus ont tous suivi la même méthode :
- Identifier le producteur (végétal) : il se place toujours en 1re position.
- Classer les consommateurs : qui mange qui ?
- Tracer les flèches de la proie vers le prédateur (sens : « est mangé par »).
- Vérifier la cohérence : chaque organisme doit pouvoir réellement manger le précédent.
Et elle évite d'elle-même les quatre erreurs fréquentes : lire la flèche comme « mange », commencer par un animal, croire qu'un animal a un ordre fixé une fois pour toutes, et rendre un réseau sous forme de liste sans flèches.
Le cours, tu l'as. Reste ce qui coûte réellement des points : le sens de la flèche qu'on inverse sous la pression, la chaîne qu'on démarre par un animal, l'ordre qu'on croit collé à l'espèce, et le réseau rendu sans flèches. On passe chaque piège en revue, avec la formulation exacte qui sauve la question, et on finit par la vérification à faire avant de rendre.
Piège 1 — inverser le sens de la flèche
C'est l'erreur numéro un du chapitre, et elle est fatale parce qu'elle rend toute la chaîne fausse d'un coup.
La règle : la flèche signifie « est mangé par », et pas « mange ». Herbe → Lapin signifie que l'herbe est mangée par le lapin.
Le test qui te sauve : lis ta flèche à voix basse en disant « est mangé par ». Si tu obtiens « l'herbe est mangée par le lapin », c'est bon. Si tu obtiens « le lapin est mangé par l'herbe », ta flèche part du mauvais côté.
Conséquence pratique : on trace toujours de la proie vers le prédateur. Une flèche qui part du prédateur vers sa proie est fausse, même si le reste de la chaîne est juste.
Piège 2 — commencer la chaîne par un animal
Quand l'énoncé donne les organismes en désordre, il place souvent un animal en tête de liste. Beaucoup de copies recopient cet ordre.
La règle : une chaîne alimentaire commence toujours par un végétal (le producteur), jamais par un animal.
Pourquoi : le producteur fabrique sa propre matière grâce à la lumière du Soleil. Il n'a besoin de manger aucun autre organisme, donc aucune flèche n'arrive sur lui : il ne peut être qu'au départ.
Le réflexe : avant d'écrire quoi que ce soit, entoure le végétal de la liste. S'il y en a un, il est en 1re position, point final.
Piège 3 — croire qu'un animal a un ordre une fois pour toutes
On apprend « la grenouille est de 2e ordre » comme on apprend une couleur, et on l'écrit ensuite partout sans regarder la chaîne.
La règle du cours : un même animal peut appartenir à plusieurs chaînes et y occuper des niveaux différents selon la chaîne. L'ordre décrit une position dans une chaîne donnée, pas une propriété de l'espèce.
Ce que montre le réseau du cours : le criquet apparaît dans la chaîne 1 et dans la chaîne 2, et dans les deux il mange l'herbe — il y est donc de 1er ordre dans les deux cas. Le fait qu'il ne change pas de rang ici ne prouve rien pour un autre réseau : il faut vérifier à chaque fois ce que l'organisme mange dans cette chaîne-là.
La formulation qui protège : écris « dans cette chaîne, le renard est consommateur de 2e ordre », et non « le renard est un consommateur de 2e ordre ».
Piège 4 — rendre un réseau sans flèches
La question « représente le réseau alimentaire » est notée sur le schéma, pas sur l'inventaire.
La règle : un réseau alimentaire n'est pas une liste : les flèches sont indispensables pour montrer les relations.
Ce qu'on attend : les organismes partagés écrits une seule fois, avec plusieurs flèches qui en partent ou qui y arrivent. Dans le réseau du cours, l'herbe s'écrit une fois et deux flèches en partent — l'une vers le criquet, l'autre vers le lapin ; du criquet partent deux flèches — l'une vers la grenouille, l'autre vers le merle.
Ce qui ne rapporte pas : recopier les trois chaînes l'une sous l'autre. C'est ce qu'on t'a donné, ce n'est pas un réseau.
Compter les ordres sans se tromper
Le comptage se fait à partir du producteur, et le producteur ne porte pas de numéro : le premier animal de la chaîne est le consommateur de 1er ordre.
Vérifie sur les trois chaînes du cours :
- Herbe → Criquet → Grenouille → Héron : le héron est le quatrième organisme de la chaîne, donc le troisième consommateur — consommateur de 3e ordre.
- Herbe → Criquet → Merle → Épervier : même construction, l'épervier est consommateur de 3e ordre, le merle de 2e ordre.
- Herbe → Lapin → Renard : le renard est le troisième organisme, donc le deuxième consommateur — consommateur de 2e ordre.
Le décalage à retenir : le numéro d'ordre est toujours un de moins que la place de l'organisme dans la chaîne, parce que le végétal occupe la première place sans être un consommateur.
Cas limite — toutes les chaînes n'ont pas la même longueur
La chaîne de la prairie va jusqu'au 3e ordre ; la chaîne Herbe → Lapin → Renard s'arrête au 2e. Les deux sont des chaînes alimentaires correctes.
Ce qu'il ne faut pas faire : ajouter un maillon inventé pour « finir » la chaîne au 3e ordre. Tu ne peux utiliser que les organismes donnés par l'énoncé.
Ce qu'il ne faut pas faire non plus : répondre « le renard est de 3e ordre parce que c'est le dernier ». Le dernier maillon n'est pas automatiquement de 3e ordre : on compte, on ne devine pas.
Prédateur, proie, prédateur supérieur : trois mots à ne pas mélanger
Le prédateur est l'organisme qui chasse et mange ; la proie est l'organisme mangé. Ces deux mots décrivent une relation entre deux maillons voisins.
Le prédateur supérieur, lui, désigne le consommateur de 3e ordre, comme l'aigle ou le héron.
La confusion typique : écrire « la grenouille n'est pas un prédateur, elle est de 2e ordre ». C'est faux : la grenouille chasse et mange le criquet, c'est donc bien un prédateur — simplement, elle n'est pas le prédateur supérieur de la chaîne, puisque le héron la mange.
Deuxième confusion : oublier qu'un même organisme peut être les deux à la fois. Dans Herbe → Criquet → Grenouille → Héron, la grenouille est proie (du héron) et prédateur (du criquet). Une question qui demande « justifie » attend précisément cette double lecture.
La vérification finale, avant de rendre
Trente secondes, cinq contrôles, dans cet ordre.
- Ma chaîne commence-t-elle par un végétal ?
- Mes flèches se lisent-elles bien « est mangé par », de la proie vers le prédateur ?
- Chaque organisme peut-il réellement manger le précédent ?
- Mes numéros d'ordre sont-ils comptés à partir du producteur, qui n'a pas de numéro ?
- Si c'était un réseau : ai-je écrit les organismes partagés une seule fois, avec des flèches, et ai-je nommé les nœuds centraux ?
Le contrôle est sécurisé ? Alors on soulève le capot. Ce chapitre ne t'a pas seulement donné un vocabulaire et un exemple : il t'a appris à lire un schéma fléché comme un code, et à raisonner sur un milieu à partir de ce schéma. Voici ce que tu peux déjà en tirer — et les questions qu'il laisse volontairement ouvertes.
Ce que ce chapitre t'a réellement appris
Vu de loin, il n'y a ici qu'une flèche et une poignée de mots de vocabulaire. Vu de près, tu as acquis deux outils que tu vas réutiliser longtemps.
Premier outil : lire un schéma comme un code. Dans une chaîne alimentaire, la flèche n'est pas une décoration : elle porte une signification fixée une fois pour toutes, « est mangé par ». Devant n'importe quel schéma fléché, la première question à te poser sera désormais : que signifie la flèche ici ?
Second outil : classer par la relation, pas par l'apparence. Le criquet n'est pas de 1er ordre parce qu'il est petit, ni le héron de 3e ordre parce qu'il est grand : leur rang vient uniquement de ce qu'ils mangent. Classer des objets par leurs relations plutôt que par leur allure, c'est une habitude de raisonnement, pas seulement une leçon de SVT.
La règle cachée derrière les numéros
Regarde les trois définitions côte à côte : le consommateur de 1er ordre mange le producteur, celui de 2e ordre mange celui de 1er, celui de 3e ordre mange celui de 2e. Ce ne sont pas trois définitions indépendantes à apprendre par cœur : c'est une seule règle appliquée trois fois — chaque consommateur mange celui de l'ordre juste en dessous.
Et le producteur ? Il est hors de cette numérotation, précisément parce qu'il ne mange personne : il fabrique sa propre matière grâce à la lumière du Soleil. C'est ce qui fait de lui le point de départ obligatoire, et ce qui explique que le comptage démarre après lui.
Quand tu comprends la règle, tu n'as plus besoin de retenir la liste d'exemples : tu la reconstruis.
Faire tourner le réseau : enlever un maillon
Le cours dit que le réseau représente mieux la complexité d'un milieu naturel qu'une chaîne isolée. On peut le vérifier soi-même, en se servant du schéma comme d'un outil de prévision plutôt que comme d'un dessin à recopier. Reprends les trois chaînes :
- Chaîne 1 : Herbe → Criquet → Grenouille → Héron
- Chaîne 2 : Herbe → Criquet → Merle → Épervier
- Chaîne 3 : Herbe → Lapin → Renard
Que se passe-t-il si le criquet disparaît ? Dans ce réseau, le criquet est le seul organisme mangé par la grenouille et par le merle : les chaînes 1 et 2 sont coupées dès leur deuxième maillon. La chaîne 3, elle, n'est pas touchée : le lapin mange l'herbe, le renard mange le lapin. Autrement dit, une partie du milieu tient encore.
Que se passe-t-il si l'herbe disparaît ? Les trois chaînes sont coupées d'un seul coup, puisque les trois commencent par elle. C'est exactement ce que veut dire « nœud central » : plus un organisme apparaît dans des chaînes différentes, plus sa disparition se propage loin.
Ce raisonnement, tu viens de le faire uniquement avec le schéma du cours. C'est la raison pour laquelle on apprend à dessiner des réseaux, et pas seulement des chaînes.
Les questions que ce chapitre laisse ouvertes
Un bon chapitre se reconnaît à ce qu'il ne répond pas. Celui-ci en laisse quatre, et chacune est une porte vers la suite.
- Comment, exactement, le producteur fabrique-t-il sa matière ? Le cours te dit qu'il la fabrique grâce à la lumière du Soleil — et il s'arrête là. Le mécanisme, lui, n'est pas dans ce chapitre.
- Qu'est-ce qui passe d'un maillon au suivant ? Tu sais maintenant qui mange qui. Ce qui circule le long des flèches, quand le criquet mange l'herbe puis se fait manger par la grenouille, reste une question ouverte.
- Pourquoi les chaînes n'ont-elles pas toutes la même longueur ? Dans le réseau du cours, deux chaînes vont jusqu'au 3e ordre et une s'arrête au 2e. Le cours le constate ; il ne l'explique pas.
- Comment représenter un milieu réel ? Trois chaînes tiennent sur une page. Un milieu naturel en compte bien davantage — d'où la question du dessin lisible, que le réseau ne fait qu'entamer.
Le réflexe à emporter
Si tu ne gardes qu'une chose de ce chapitre au-delà du contrôle, garde ceci : devant un schéma fléché, commence par demander ce que signifie la flèche. Ici, le cours te le dit : « est mangé par ». Tout le reste — l'ordre des maillons, le classement des consommateurs, les nœuds du réseau, ce qui se passe si un organisme disparaît — se déduit de cette seule convention correctement lue.
Et la deuxième chose, plus discrète : une chaîne est une simplification, un réseau est déjà plus proche du réel. Chaque fois que tu verras un schéma simple en SVT, demande-toi ce qu'il a laissé de côté pour rester lisible.