SVT6eLa planete Terre, les etres vivants dans leur environnementFiche de cours
Peuplement des milieux : répartition des êtres vivants
Les êtres vivants ne se trouvent pas n'importe où : chaque espèce occupe un milieu précis selon des conditions qui lui sont favorables.
1 L'idée
Le peuplement d'un milieu désigne l'ensemble des êtres vivants (animaux, végétaux, champignons, micro-organismes) qui habitent un même milieu de vie. La répartition de ces êtres vivants n'est pas uniforme : certaines espèces vivent en forêt, d'autres dans les déserts, d'autres encore dans les océans ou les rivières.
Cette répartition n'est pas le fruit du hasard. Elle s'explique par les conditions du milieu, qui favorisent ou empêchent le développement de chaque espèce. On distingue deux grandes catégories de facteurs.
2 Les facteurs du milieu
Les facteurs abiotiques sont les éléments non vivants du milieu :
- La lumière : indispensable aux plantes pour la photosynthèse. Une forêt dense crée de l'ombre et limite les espèces végétales au sol.
- La température : les ours polaires supportent le grand froid ; les cactus résistent à la chaleur sèche des déserts.
- L'humidité : les grenouilles ont besoin d'un milieu humide pour vivre et se reproduire.
- La salinité : les poissons d'eau douce ne survivent pas en eau de mer.
- La teneur en dioxygène : les truites exigent une eau froide et bien oxygénée.
Les facteurs biotiques sont liés à la présence d'autres êtres vivants :
- La présence de nourriture (proies, végétaux) attire les prédateurs et les herbivores.
- La compétition entre espèces peut exclure une espèce d'un milieu déjà occupé par une autre plus efficace.
- La présence de parasites ou de prédateurs peut rendre un milieu défavorable.
3 Exemples de répartition
Exemple A — La forêt de chênes
Dans une forêt dense, le sol reçoit peu de lumière. On y trouve des plantes adaptées à l'ombre (fougères, mousses, muguet) mais pas de plantes nécessitant beaucoup de lumière.
En lisière de forêt, la lumière pénètre davantage : la végétation y est plus diversifiée et plus dense.
Exemple B — L'estran rocheux (bord de mer)
Sur un rocher en bord de mer, les êtres vivants se répartissent en bandes horizontales selon la durée d'exposition à l'air.
En zone haute (souvent à l'air) : lichens et algues résistantes à la sécheresse. En zone basse (presque toujours immergée) : algues rouges fragiles. Chaque espèce occupe la zone dont les conditions lui conviennent.
Méthode — Expliquer la répartition d'une espèce
- Identifier le milieu de vie observé (forêt, mare, désert, littoral…).
- Relever les facteurs abiotiques : lumière, température, humidité, salinité…
- Relever les facteurs biotiques : présence de proies, de prédateurs, de compétiteurs.
- Mettre en relation chaque facteur avec la présence ou l'absence de l'espèce étudiée.
- Conclure : l'espèce est présente car les conditions lui sont favorables, ou absente car au moins un facteur lui est défavorable.
Erreurs fréquentes
- Confondre peuplement (tous les êtres vivants d'un milieu) et population (individus d'une seule espèce dans un milieu).
- Croire qu'un seul facteur suffit à tout expliquer : la répartition résulte souvent de plusieurs facteurs combinés.
- Oublier les facteurs biotiques : la disparition d'une proie peut suffire à chasser un prédateur du milieu.
- Confondre facteur abiotique et facteur biotique : la température, la lumière, l'eau sont abiotiques ; les êtres vivants (proies, parasites, concurrents) sont biotiques.