Pas de panique : ce chapitre tient dans une seule égalité. Avant les exercices, deux minutes de remise à niveau — quatre mots de vocabulaire, une définition, et c'est parti. Le corrigé de chaque question est juste en dessous, replié.
Quand on peut écrire $12 = 3 \times 4$ avec des entiers, on dit deux choses d'un coup :
Un entier $n$ est pair s'il est multiple de $2$, c'est-à-dire s'il s'écrit $n = 2k$ avec $k$ entier. Sinon il est impair, et il s'écrit $n = 2k+1$ avec $k$ entier.
Pour tester si $a$ est un multiple de $b$ : on pose la division $a \div b$ ; si elle tombe juste, on écrit l'égalité $a = k \times b$ et c'est gagné ; sinon, c'est perdu.
Complète.
$45 = 9 \times \underline{\hspace{1.4em}}$
Donc $45$ est un de $9$, et $9$ est un de $45$.
$45 = 9 \times 5$.
$45$ est un multiple de $9$ ; $9$ est un diviseur de $45$. On peut aussi dire que $45$ est un multiple de $5$, et que $5$ est un diviseur de $45$ : la même égalité se lit dans les deux sens.
Pour chacun de ces entiers, dis s'il est pair ou impair : $0$, $7$, $12$, $25$, $100$, $-3$.
Pairs : $0$ (car $0 = 2 \times 0$), $12$ (car $12 = 2 \times 6$), $100$ (car $100 = 2 \times 50$).
Impairs : $7$ (car $7 = 2 \times 3 + 1$), $25$ (car $25 = 2 \times 12 + 1$), $-3$ (car $-3 = 2 \times (-2) + 1$).
Attention : $0$ est pair. C'est la question piège la plus fréquente.
$56$ est-il un multiple de $8$ ? Est-il un multiple de $6$ ? Justifie en écrivant une égalité quand c'est possible.
Multiple de $8$ : $56 \div 8 = 7$, qui est un entier. Donc $56 = 8 \times 7$ : oui, $56$ est un multiple de $8$.
Multiple de $6$ : $56 \div 6$ ne tombe pas juste (on a $56 = 6 \times 9 + 2$, il reste $2$). Aucun entier $k$ ne vérifie $56 = 6k$ : non.
Liste tous les diviseurs de $20$.
On cherche les couples d'entiers dont le produit vaut $20$ : $20 = 1 \times 20$, $20 = 2 \times 10$, $20 = 4 \times 5$. ($3$ ne convient pas, et à partir de $5$ les couples se répètent à l'envers.)
Les diviseurs de $20$ sont donc : $1$, $2$, $4$, $5$, $10$, $20$ — six en tout.
Écris les cinq plus petits multiples de $6$ strictement positifs.
$6$, $12$, $18$, $24$, $30$ — c'est la table de $6$ : $6 \times 1$, $6 \times 2$, $6 \times 3$, $6 \times 4$, $6 \times 5$.
Remarque : $0$ est lui aussi un multiple de $6$ (car $0 = 6 \times 0$), mais il n'est pas strictement positif.
Ça te revient. On reprend avec la définition officielle du programme — celle avec le « il existe un entier $k$ » —, les critères de divisibilité du collège, et la méthode pour rendre une fraction irréductible. Puis cinq exercices pour l'installer.
Soient $a$ et $b$ deux entiers. $a$ est un multiple de $b$ s'il existe un entier $k$ tel que $a = kb$. On dit alors aussi que $b$ est un diviseur de $a$.
Les notations : $\mathbb{N} = \{0,\,1,\,2,\,3,\,\ldots\}$ (entiers naturels) et $\mathbb{Z} = \{\ldots,\,-2,\,-1,\,0,\,1,\,2,\,\ldots\}$ (entiers relatifs). Tout ce chapitre s'y passe : les lettres désignent toujours des entiers.
| Multiple de | Critère (rappel de collège) |
|---|---|
| $2$ | chiffre des unités $0,2,4,6,8$ |
| $3$ | somme des chiffres multiple de $3$ |
| $4$ | nombre formé par les deux derniers chiffres multiple de $4$ |
| $5$ | chiffre des unités $0$ ou $5$ |
| $9$ | somme des chiffres multiple de $9$ |
Fraction irréductible : on divise numérateur et dénominateur par un diviseur commun, on recommence tant qu'il en reste un, et on s'arrête quand le seul diviseur commun est $1$ — en le disant.
Traduis la phrase « $72$ est un multiple de $9$ » avec la définition du cours, puis donne la valeur de l'entier $k$.
Traduction : « il existe un entier $k$ tel que $72 = 9k$ ».
Ici $72 \div 9 = 8$, donc $k = 8$ et $72 = 9 \times 8$. On peut aussi dire que $9$ est un diviseur de $72$, et que $8$ en est un autre.
Vrai ou faux ? Justifie chaque réponse (par une égalité si c'est vrai, par un contre-exemple si c'est faux).
Le nombre $1\,236$ est-il multiple de $2$ ? de $3$ ? de $4$ ? de $5$ ? de $9$ ? Utilise les critères, puis écris l'égalité $1\,236 = k \times b$ chaque fois que la réponse est oui.
Présente chaque fraction sous forme irréductible, en détaillant les simplifications : a) $\dfrac{45}{60}$ ; b) $\dfrac{70}{98}$ ; c) $\dfrac{90}{105}$.
a) $45$ et $60$ se terminent par $5$ et $0$ : tous deux multiples de $5$. $\dfrac{45}{60} = \dfrac{9}{12}$. Puis $9$ et $12$ sont multiples de $3$ : $\dfrac{9}{12} = \dfrac{3}{4}$. Les diviseurs de $3$ sont $1$ et $3$, et $4$ n'est pas multiple de $3$ : $\dfrac{3}{4}$ est irréductible.
b) $70$ et $98$ sont pairs : $\dfrac{70}{98} = \dfrac{35}{49}$. Puis $35 = 7 \times 5$ et $49 = 7 \times 7$ : $\dfrac{35}{49} = \dfrac{5}{7}$. Les diviseurs de $5$ sont $1$ et $5$, et $7$ n'est pas multiple de $5$ : irréductible.
c) $90$ et $105$ se terminent par $0$ et $5$ : multiples de $5$. $\dfrac{90}{105} = \dfrac{18}{21}$. Puis $1+8 = 9$ et $2+1 = 3$ sont multiples de $3$ : $\dfrac{18}{21} = \dfrac{6}{7}$. Le seul diviseur commun de $6$ et $7$ est $1$ : irréductible.
Écris $47$ sous la forme $2k+1$, et $138$ sous la forme $2k$. Précise à chaque fois la valeur de $k$ et conclus.
$47 = 2 \times 23 + 1$, donc $k = 23$ : $47$ est impair.
$138 = 2 \times 69$, donc $k = 69$ : $138$ est pair, c'est-à-dire multiple de $2$.
On automatise. Six questions courtes, une mécanique unique : trouver l'entier $k$, ou montrer qu'il n'existe pas. Objectif zéro erreur avant de passer au niveau contrôle.
$204$ est-il un multiple de $12$ ? Justifie par une égalité.
$204 \div 12 = 17$, un entier. Donc $204 = 12 \times 17$ : oui. Autrement dit, $12$ est un diviseur de $204$ (et $17$ aussi).
$204$ est-il un multiple de $8$ ?
$204 \div 8 = 25{,}5$, qui n'est pas un entier. Aucun entier $k$ ne vérifie $204 = 8k$ : non.
Il n'y a pas de critère simple pour $8$ : on revient à la division. On peut aussi remarquer que $204 = 8 \times 25 + 4$, il reste $4$.
Liste tous les diviseurs de $48$, en procédant par couples.
Les couples : $48 = 1 \times 48$, $48 = 2 \times 24$, $48 = 3 \times 16$, $48 = 4 \times 12$, $48 = 6 \times 8$. ($5$ et $7$ ne conviennent pas ; après $6$, les couples se répètent.)
Diviseurs de $48$ : $1$, $2$, $3$, $4$, $6$, $8$, $12$, $16$, $24$, $48$ — dix en tout.
Présente $\dfrac{126}{210}$ sous forme irréductible.
$126$ et $210$ sont pairs : $\dfrac{126}{210} = \dfrac{63}{105}$.
$6+3 = 9$ et $1+0+5 = 6$ sont multiples de $3$ : $\dfrac{63}{105} = \dfrac{21}{35}$.
$21 = 7 \times 3$ et $35 = 7 \times 5$ : $\dfrac{21}{35} = \dfrac{3}{5}$.
Le seul diviseur commun de $3$ et $5$ est $1$ : $\dfrac{126}{210} = \dfrac{3}{5}$, irréductible.
Quel est le plus grand multiple de $15$ inférieur ou égal à $200$ ? Combien manque-t-il pour atteindre $200$ ?
Dans la table de $15$ : $15 \times 13 = 195$ et $15 \times 14 = 210$. Or $195 \leqslant 200$ et $210 \gt 200$.
Le plus grand multiple de $15$ inférieur ou égal à $200$ est donc $195$, et $200 - 195 = 5$.
Recopie et complète cette démonstration : « la somme de deux nombres pairs est paire ».
Soient $m$ et $n$ deux entiers pairs. Il existe un entier $k$ tel que $m = \underline{\hspace{2.2em}}$, et un entier $k'$ tel que $n = \underline{\hspace{2.2em}}$. Alors $m + n = 2k + 2k' = 2 \times (\underline{\hspace{2.2em}})$. Comme $\underline{\hspace{2.2em}}$ est un entier, $m+n$ est un multiple de $2$, donc pair.
Soient $m$ et $n$ deux entiers pairs. Il existe un entier $k$ tel que $m = \mathbf{2k}$, et un entier $k'$ tel que $n = \mathbf{2k'}$. Alors $m + n = 2k + 2k' = 2 \times (\mathbf{k + k'})$. Comme $\mathbf{k + k'}$ est un entier, $m+n$ est un multiple de $2$, donc pair.
À noter : deux hypothèses distinctes, deux lettres distinctes. Écrire $m = 2k$ et $n = 2k$ reviendrait à supposer $m = n$.
Niveau contrôle. Les deux premiers exercices sont les démonstrations exigibles du programme : elles tombent, et elles se rédigent. Ensuite un vrai-faux à justifier, un problème à modéliser, et un résultat à démontrer seul. Rédige avant d'ouvrir le corrigé.
Démonstration exigible — la somme de deux multiples de $9$ est un multiple de $9$.
Soient $m$ et $n$ deux multiples de $9$. On veut montrer que $m+n$ est un multiple de $9$.
1. $m$ est un multiple de $9$ : il existe un entier $k$ tel que $m = 9k$. $n$ est un multiple de $9$ : il existe un entier $k'$ tel que $n = 9k'$. Les deux hypothèses sont indépendantes, donc on emploie deux lettres différentes : réutiliser $k$ reviendrait à supposer $m = n$.
2. $m + n = 9k + 9k' = 9\,(k + k')$.
3. $k$ et $k'$ sont des entiers, donc leur somme $K = k + k'$ est un entier. On a donc $m + n = 9K$ avec $K$ entier : par définition, $m+n$ est un multiple de $9$. ∎
4. Nulle part, en réalité : en remplaçant $9$ par un entier $a$ quelconque, les trois étapes restent exactes et donnent $m+n = a\,(k+k')$. La somme de deux multiples de $a$ est un multiple de $a$, pour tout entier $a$.
Ce qui ne vaut pas démonstration : vérifier que $72 = 9 \times 8$, que $45 = 9 \times 5$ et que $72 + 45 = 117 = 9 \times 13$. C'est un exemple ; l'énoncé porte sur tous les couples de multiples de $9$.
Démonstration exigible — le carré d'un nombre impair est impair.
Soit $n$ un entier impair. On veut montrer que $n^2$ est impair.
1. $n$ est impair : il existe un entier $k$ tel que $n = 2k+1$.
2. $n^2 = (2k+1)(2k+1) = 4k^2 + 2k + 2k + 1 = 4k^2 + 4k + 1$.
3. $4k^2 + 4k = 2\,(2k^2 + 2k)$, donc $n^2 = 2\,(2k^2+2k) + 1$. Comme $k$ est un entier, $K = 2k^2 + 2k$ en est un aussi. Ainsi $n^2 = 2K+1$ avec $K$ entier : $n^2$ est impair. ∎
4. Ces trois calculs sont justes, mais ils ne démontrent rien : il y a une infinité d'entiers impairs, et trois cas vérifiés n'en couvrent aucun autre. Un exemple illustre un énoncé, il ne le prouve jamais. Pour démontrer, il faut travailler avec une lettre qui représente n'importe quel entier impair, comme aux questions 1 à 3.
Vrai ou faux ? Justifie par une démonstration si c'est vrai, par un contre-exemple si c'est faux.
Problème. Une association possède $246$ livres. Elle les range dans des cartons contenant chacun $15$ livres.
1. Un carton plein contient $15$ livres, donc $n$ cartons pleins en contiennent $15n$ : on cherche le plus grand multiple de $15$ inférieur ou égal à $246$. Dans la table de $15$ : $15 \times 16 = 240$ et $15 \times 17 = 255$. Or $240 \leqslant 246$ et $255 \gt 246$.
Elle remplit donc $16$ cartons, et il reste $246 - 240 = \mathbf{6}$ livres (insuffisants pour un carton de plus, car $6 \lt 15$).
2. La part cherchée est $\dfrac{156}{246}$. Les deux nombres sont pairs : $\dfrac{156}{246} = \dfrac{78}{123}$. Puis $7+8 = 15$ et $1+2+3 = 6$ sont multiples de $3$ : $\dfrac{78}{123} = \dfrac{26}{41}$.
Les diviseurs de $26$ sont $1$, $2$, $13$, $26$ ; ceux de $41$ sont $1$ et $41$. Le seul diviseur commun est $1$ : la part des romans est $\dfrac{26}{41}$, sous forme irréductible.
Démontre que le produit de deux nombres impairs est impair. Rédige entièrement, comme aux exercices 1 et 2.
Soient $m$ et $n$ deux entiers impairs. Il existe un entier $k$ tel que $m = 2k+1$, et un entier $k'$ tel que $n = 2k'+1$.
Alors $mn = (2k+1)(2k'+1) = 4kk' + 2k + 2k' + 1$.
Les trois premiers termes sont multiples de $2$ : $4kk' + 2k + 2k' = 2\,(2kk' + k + k')$. Donc $mn = 2\,(2kk' + k + k') + 1$.
Comme $k$ et $k'$ sont des entiers, $K = 2kk' + k + k'$ est un entier. On a $mn = 2K+1$ avec $K$ entier : $mn$ est impair. ∎
Vérification sur un exemple, après la démonstration : $7 \times 11 = 77$, impair.
Pour aller plus loin. On généralise les démonstrations exigibles à un entier $a$ quelconque, on en attrape une qui exige un raisonnement par l'absurde, on fait le lien avec l'irrationalité de $\sqrt{2}$, et on programme les deux algorithmes du programme.
La version générale. Soit $a$ un entier. Démontre que la différence de deux multiples de $a$ est un multiple de $a$.
Soient $m$ et $n$ deux multiples de $a$. Il existe un entier $k$ tel que $m = ak$, et un entier $k'$ tel que $n = ak'$.
Alors $m - n = ak - ak' = a\,(k - k')$.
Comme $k$ et $k'$ sont des entiers, $K = k - k'$ est un entier. Donc $m - n = aK$ avec $K$ entier : $m-n$ est un multiple de $a$. ∎
C'est mot pour mot la démonstration de la somme, avec un signe $-$ à la place du $+$. C'est le même geste : traduire, calculer, factoriser, vérifier que le facteur est entier, conclure.
Un multiple d'un multiple. Soient $a$, $b$, $c$ trois entiers. On suppose que $a$ est un multiple de $b$, et que $b$ est un multiple de $c$. Démontre que $a$ est un multiple de $c$, puis illustre avec $a = 60$, $b = 12$, $c = 3$.
$a$ est un multiple de $b$ : il existe un entier $k$ tel que $a = kb$. $b$ est un multiple de $c$ : il existe un entier $k'$ tel que $b = k'c$.
En remplaçant : $a = k\,(k'c) = (kk')\,c$.
Comme $k$ et $k'$ sont des entiers, $K = kk'$ est un entier. Donc $a = Kc$ : $a$ est un multiple de $c$. ∎
Illustration : $60 = 12 \times 5$ et $12 = 3 \times 4$, donc $60 = 3 \times (4 \times 5) = 3 \times 20$. On retrouve bien $K = kk' = 5 \times 4 = 20$.
Par l'absurde. Soit $m$ un multiple de $7$ et $n$ un entier qui n'est pas multiple de $7$. Démontre que $m+n$ n'est pas un multiple de $7$.
Indication : on ne peut rien écrire à partir de « $n$ n'est pas un multiple de $7$ ». Suppose donc, pour voir, que $m+n$ est un multiple de $7$, et cherche la contradiction.
Hypothèses conservées : $m$ est multiple de $7$, donc il existe un entier $k$ tel que $m = 7k$ ; et $n$ n'est pas multiple de $7$.
On nie la conclusion : supposons que $m+n$ soit un multiple de $7$. Il existerait alors un entier $K$ tel que $m + n = 7K$.
On déroule : $n = (m+n) - m = 7K - 7k = 7\,(K - k)$. Or $K - k$ est un entier, donc $n$ serait un multiple de $7$.
Contradiction : c'est exactement ce qu'on avait supposé faux. La supposition est donc à rejeter : $m+n$ n'est pas un multiple de $7$. ∎
Illustration : $21$ est multiple de $7$, $10$ ne l'est pas, et $31 = 21 + 10$ ne l'est pas non plus.
La brique qui sert à $\sqrt{2}$.
1. Soit $n$ un entier pair : il existe un entier $k$ tel que $n = 2k$. Alors $n^2 = (2k)^2 = 4k^2 = 2\,(2k^2)$. Comme $2k^2$ est un entier, $n^2$ est un multiple de $2$, donc pair. ∎
2. L'énoncé est « si $n$ est pair, alors $n^2$ est pair ». Sa contraposée s'obtient en retournant puis en niant : « si $n^2$ n'est pas pair, alors $n$ n'est pas pair », c'est-à-dire « si $n^2$ est impair, alors $n$ est impair ». Elle est vraie automatiquement, sans nouvelle démonstration.
3. L'énoncé de l'onglet rouge est « si $n$ est impair, alors $n^2$ est impair ». On retourne puis on nie : « si $n^2$ n'est pas impair, alors $n$ n'est pas impair », c'est-à-dire « si $n^2$ est pair, alors $n$ est pair ».
4. C'est celle de la question 3 : « $n^2$ pair $\Rightarrow$ $n$ pair ». Elle donne « $p$ est pair » à partir de « $p^2$ est pair », puis, plus loin, « $q$ est pair » à partir de « $q^2$ est pair » — les deux étapes qui produisent la contradiction. La contraposée de la question 2 (« $n^2$ impair $\Rightarrow$ $n$ impair ») ne sert pas ici : on ne rencontre jamais de carré impair dans cette démonstration. Les deux énoncés se ressemblent beaucoup ; savoir lequel on utilise, c'est tout l'enjeu du chapitre sur les raisonnements.
Les deux algorithmes du programme, en Python.
est_multiple(a, b) qui renvoie True si l'entier naturel a est un multiple de l'entier naturel b, et False sinon.plus_grand_multiple(a, b) qui renvoie le plus grand multiple de a inférieur ou égal à b.plus_grand_multiple(7, 7) et plus_grand_multiple(7, 6) ?1. L'opérateur % donne le reste de la division : il est nul exactement quand la division tombe juste.
def est_multiple(a, b):
return a % b == 0
print(est_multiple(91, 7)) # True car 91 = 7 * 13
print(est_multiple(91, 6)) # False
2. L'opérateur // est la division entière : b // a compte combien de fois a tient dans b.
def plus_grand_multiple(a, b):
return (b // a) * a
print(plus_grand_multiple(15, 200)) # 195 car 15 * 13 = 195 et 15 * 14 = 210
print(plus_grand_multiple(24, 500)) # 480 car 24 * 20 = 480 et 24 * 21 = 504
Variante avec une boucle non bornée, sans division entière :
def plus_grand_multiple_boucle(a, b):
m = 0
while m + a <= b:
m = m + a
return m
3. plus_grand_multiple(7, 7) renvoie $7$ : le plus grand multiple de $7$ inférieur ou égal à $7$, c'est $7$ lui-même. plus_grand_multiple(7, 6) renvoie $0$, car $0 = 7 \times 0$ est bien un multiple de $7$, et c'est le plus grand qui ne dépasse pas $6$. En revanche est_multiple(7, 0) et plus_grand_multiple(0, 5) provoquent une erreur : on ne divise jamais par $0$, donc on suppose le diviseur non nul. Tester ces cas limites est le meilleur moyen de repérer un programme faux.
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