Imaginer, sentir, raisonner : des histoires pour plaire et instruire — Exercices
Tu n'as pas encore vu le chapitre et le contrôle approche ? On commence par le cadre : où cette entrée se range dans l'année, ce qu'elle demande vraiment, et le vocabulaire minimum pour parler d'un conte ou d'une fable sans se tromper de mot.
- Complète : un récit court écrit pour faire comprendre une idée s'appelle un … ; un récit bref, souvent en vers, avec des animaux, s'appelle une … ; un récit où le merveilleux est admis sans explication s'appelle un ….
- Comment appelle-t-on la phrase qui énonce la leçon ? Cite les trois places possibles qu'elle peut occuper.
- Recopie la perspective annuelle de la classe de 5e, celle sous laquelle se range cette entrée.
- Vrai ou faux : cette entrée impose d'étudier les Fables de La Fontaine.
- Vrai ou faux : un texte sans morale écrite n'est pas un apologue.
- Vrai ou faux : pour cette entrée, il faut obligatoirement lire une œuvre entière.
Corrigé
Ça te revient ? On installe l'outillage pour de bon : reconnaître un conte d'une fable, nommer un personnage par sa conduite et non par son espèce, et repérer où se cache la leçon.
- Un récit de quinze vers où un rat et une belette se disputent un trou.
- Un récit de dix pages où une jeune fille reçoit trois objets d'une vieille femme et doit traverser une forêt.
- Un récit de douze lignes, en prose, qui se termine par : « Depuis ce jour, le village ferme ses portes à midi. »
- Il complimente quelqu'un pour obtenir quelque chose.
- Il a le pouvoir et fabrique une raison après coup.
- Il croit ce qu'on lui dit et perd ce qu'il avait.
- « Le Loup et l'Agneau » (La Fontaine, Fables, livre I, fable 10) s'ouvre sur : « La raison du plus fort est toujours la meilleure : / Nous l'allons montrer tout à l'heure. »
- « La Cigale et la Fourmi » (La Fontaine, Fables, livre I, fable 1) s'arrête sur la réplique de la fourmi : « — Vous chantiez ? j'en suis fort aise. / Eh bien ! dansez maintenant. »
Corrigé
Cas nouveaux : deux fables authentiques, deux places de la morale, et deux rapports de force différents. Il faut appliquer les gestes 2 et 3 de la méthode — nommer les types et le rapport de force, puis localiser et citer la leçon.
Tenait en son bec un fromage.
Maître Renard, par l'odeur alléché,
Lui tint à peu près ce langage :
Hé ! bonjour, Monsieur du Corbeau.
Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !
[…]
Apprenez que tout flatteur
Vit aux dépens de celui qui l'écoute.
Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute.Jean de La Fontaine, « Le Corbeau et le Renard », Fables, livre I, fable 2 (premier recueil, 1668) : début, puis paroles du renard après qu'il a saisi le fromage. Le passage coupé contient l'éloge conditionnel du renard et la chute de la proie.
- Texte 1 : résume la fable en trois phrases.
- Texte 1 : nomme les deux personnages-types. Qui a le pouvoir au début, qui l'a à la fin, et par quel moyen ?
- Texte 1 : où est la leçon, et qui la prononce ? Que change cette réponse ?
- Texte 2 : la leçon est-elle écrite ? Formule-la toi-même, au présent, en une phrase.
- Texte 2 : écris une seconde morale, opposée à la première, et cite le passage du texte qui l'autorise.
- Compare : dans lequel des deux textes le pouvoir change-t-il de mains ? Par quel moyen ?
- En deux phrases, monte la troisième marche pour l'un des deux textes : qu'est-ce que cela t'oblige à te demander sur toi ?
Corrigé
Format devoir. Un apologue que tu n'as jamais lu, une réécriture, une préparation de débat : ce sont les trois épreuves qui composent fréquemment le contrôle de fin de séquence.
Deux seaux servaient au même puits.
L'un remontait toujours plein, l'autre descendait toujours vide.
— Quelle vie, disait le premier : à peine suis-je arrivé qu'on me renverse.
— Quelle vie, disait le second : à peine ai-je touché l'eau qu'on me remonte.
Le puisatier, qui les entendait, dit seulement :
— Vous faites le même trajet. Ce n'est pas votre sort qui diffère, c'est le moment que chacun regarde.Texte composé pour cet exercice, d'après un apologue traditionnel. Ne le cite pas comme la fable d'un auteur identifié.
- Est-ce une fable ? Justifie par deux traits du texte.
- Où est la leçon, et qui la prononce ? Cite-la exactement.
- Quel détail de construction prouve la leçon avant même qu'elle soit dite ?
- Reprends « Le Corbeau et le Renard » et transpose-le au collège, en prose, sur une trentaine de lignes. Trois contraintes : la même structure en trois temps (quelqu'un possède quelque chose, quelqu'un le flatte, il perd ce qu'il avait) ; aucun animal ; la leçon implicite, donc non écrite.
- Deux arguments pour elle.
- Deux arguments contre elle.
- Une objection que tu adresses à ton propre camp.
Corrigé
Un cran plus loin : ce que ton chapitre de 5e devient en 4e. On y transforme une morale en thèse, on y compare les entrées des trois années, et on prépare une lecture cursive qui servira l'an prochain.
- Associe chaque année à son entrée : 5e, 4e, 3e / « Montrer, témoigner, réparer : le roman, le récit à l'épreuve du réel » · « Imaginer, sentir, raisonner : des histoires pour plaire et instruire » · « Critiquer, dénoncer, penser : les Lumières en héritage ».
- En une phrase, dis ce qui change d'une année à l'autre.
- Vrai ou faux : les récits d'anticipation et le fantastique font partie du programme de 5e.
- Écris une thèse à partir de : « La raison du plus fort est toujours la meilleure. »
- Donne deux arguments qui la soutiennent, en prenant tes preuves dans le récit de la fable.
- Donne une objection sérieuse à cette thèse.
- Choisis un recueil de contes ou de fables et note le texte le plus court que tu y trouves.
- Note celui dont la leçon te paraît la plus contestable, et dis pourquoi en deux lignes.
- Recopie une phrase que tu retiens, exactement, avec la page.