Succession d'épreuves indépendantes
Deux épreuves sont indépendantes lorsque le résultat de l'une n'influe pas sur celui de l'autre. Pour tous événements $A$ et $B$ issus respectivement de chaque épreuve : $P(A \cap B) = P(A) \times P(B)$.
On représente une succession d'épreuves par un arbre de probabilités. Chaque chemin de la racine jusqu'à une feuille correspond à une issue : sa probabilité est le produit des probabilités le long de ses branches. Si plusieurs chemins conduisent au même événement, on additionne leurs probabilités.
Quand on répète $n$ fois la même épreuve à deux issues — succès de probabilité $p$, échec de probabilité $1 - p$ — on parle de schéma de Bernoulli d'ordre $n$. Le nombre de succès $X$ suit alors une loi binomiale $\mathcal{B}(n, p)$.
- Vérifier l'indépendance : tirage avec remise, lancers successifs, etc. Sans remise, les probabilités changent et la loi binomiale ne s'applique pas.
- Si $n \le 3$ : dresser l'arbre, multiplier le long de chaque chemin, additionner les chemins favorables.
- Si toutes les épreuves ont le même $p$ : poser $X \sim \mathcal{B}(n, p)$ et appliquer $P(X = k) = \binom{n}{k}p^{k}(1-p)^{n-k}$.
- Pour $P(X \ge k)$, utiliser le complémentaire : $P(X \ge k) = 1 - P(X \le k-1)$.
- Lire directement $E(X) = np$ et $V(X) = np(1-p)$ sans calculer toute la loi.
- Tirage sans remise : les épreuves ne sont pas indépendantes — la loi binomiale ne s'applique pas.
- Confondre règles d'opération : on multiplie le long d'un chemin, on additionne des chemins disjoints.
- Oublier le coefficient $\binom{n}{k}$ dans la formule binomiale : $\binom{4}{2} = 6$, non $4$.
- Négliger le facteur $(1-p)^{n-k}$ : chaque échec contribue à la probabilité du chemin.
- Écrire $P(X \ge 1) = P(X = 1)$ au lieu de $1 - P(X = 0)$.